Histoire de Montory

Source : Histoire de la Soule de Jean-Marie Régnier aux Editions Ekaina Hitzak

Repérages sur la page :

Début à la fin du 15ème siècle Du 16ème siècle à la Révolution
De 1790 à 1850 De 1851 à 1875
De 1876 à 1900 De 1901 à 1920
De 1921 à 1940 De 1941 1958

 

L'histoire de Montory est liée jusqu'en 1789 à celle de la Soule, province à laquelle Montory a toujours appartenu.

Au début, la Soule située en Vasconie, tantôt alliée à l'Aquitaine, tantôt indépendante, lutte contre l'autorité des rois Francs jusqu'aux invasions normandes. L'église de Soule appartient alors au diocèse d'Oloron.

En 732, invasion de la Vasconie par les Arabes.

En 843, au traité de Verdun, l'empire carolingien est éclaté entre les 3 fils de Charlemagne. Les Vikings pillent la plus grande partie de l'Aquitaine. Oloron étant détruite, l'église de Soule passe sous la juridiction de l'évêché de Dax.

A la suite des invasions normandes, s'installe le système féodal. La Soule fait partie du duché de Gascogne, lui-même vassal de celui d'Aquitaine.

A partir de 1023, la Soule est administrée par un Vicomte.

En 1058, Centulle IV le Vieux, vicomte de Béarn, est tué par les Souletins. La Soule est rattachée au diocèse de Dax.

En 1086, Guy-Geoffroy, duc de Gascogne, cède ses droits de suzerain sur la Soule à Centulle V. Guillaume Fort, 3ème vicomte de Soule, refuse de lui rendre hommage. Centulle V envahit la Soule et concède le for d'Oloron aux habitants de Montory.

En 1137, Aliénor, fille de Guillaume X duc d'Aquitaine, épouse Louis VII, roi de France.

En 1152, alors qu'elle a été répudiée la même année, Aliénor d'Aquitaine épouse Henri Plantagenet, duc de Normandie, qui 2 ans plus tard sera couronné roi d'Angleterre sous le nom de Henri II. L'Aquitaine est anglaise.

De 1154 à 1261, domination anglaise : l'administration anglaise respecte les institutions en place, les vicomtes gouvernent la Soule.

Fin du XI et XII ème siècles, époque des pèlerinages à St Jacques de Compostelle. La Soule, lieu de passage, est traversée par des milliers de pèlerins qui trouvent refuge dans les hôpitaux et les nombreuses églises romanes : l'Hôpital St Blaise, Hôpital de Berraute, Ordiarp, Ste Engrâce et Larrau.

De 1261 à 1307, la Soule est anglaise et administrée par le roi-duc, Henry III, (puis par Edouard) qui pour la Gascogne est vassal du roi de France. Quant à la Guyenne est le domaine des Anglais.

Au 13ème siècle, le Béarn est un état souverain. Anglais et Béarnais renforcent leurs territoires en créant des bastides (Villeneuve-les-Tardets, Navarrenx...)

En juillet 1287, Edouard 1er, roi d'Angleterre, se rend à Oloron pour le mariage de sa fille Aliénor avec le roi d'Aragon, Alphonse III.

En 1294, les Français envahissent le duché sous le règne de Philippe le Bel. Auger III recouvre la Soule.

En 1303, Edouard 1er et Philippe le Bel concluent le traité de Paris : le duché d'Aquitaine est restitué au roi-duc.

En 1307, Auger III, dernier vicomte de Soule, doit s'incliner devant le roi d'Angleterre Edouard II, fils d'Edouard 1er. Le roi nomme alors des capitaines-châtelains pour le représenter en Soule. Lorsque la Soule devient anglaise, il y a plusieurs tribunaux royaux tels les baillages de Barcus, Mauléon, Montory et Villeneuve-lès-Tardets. Dans ces bourgs royaux, les jurats sont aussi bien des officiers de justice que des magistrats civils.

De 1337 à 1453, la guerre de Cent Ans.

  • En 1323, le Sénéchal de Guyenne, Foulque Lestrange, accorde à Montory une charte de privilèges au nom du roi d'Angleterre, charte de privilèges semblable à celle de Tardets.
  • En 1346, Philippe VI est battu à Crécy et en 1356, Jean le Bon, son fils, est battu à Maupertuis par le Prince Noir, fils aîné du roi d'Angleterre.
  • En 1360, par le traité de Brétigny, le quart du royaume de France revient à Edouard III qui en fait une principauté pour son fils le Prince Noir.
  • En 1337, Edouard III fait faire un dénombrement général des maisons de Soule et des redevances qu'elles devaient payer. Ce recensement est connu sous le nom de Censier Gothique (ou Royal) de Soule. A Montory, 78 maisons sont recensées, autant de basques que de béarnaises. Environ 70 noms de maisons existent encore de nos jours.
  • En 1375 et 1398, plusieurs habitants et villages de Soule demandent à Gaston III Phébus, vicomte de Béarn, d'assurer leur sécurité.
  • Par bail à fief du 27 octobre 1398, le comte de Foix, Archambault de Grailly, concède aux habitants de Barétous la jouissance de leurs terres.
  • Louis de Beaumont, dernier châtelain de Mauléon, est nommé par le roi d'Angleterre. A partir de son gouvernement, la Soule est déchirée entre les Luxe, puis les Beaumontais d'un côté, et les Agramontais de l'autre et ce durant presque tout le 15ème siècle.
  • En 1449, Gaston IV, comte de Foix, Bigorre et Béarn expulse les Anglais de Soule et établit le For et Coutume de Morlaas.
  • En 1474, Montory, avec Haux et Athérey, devient baronnie avec justice haute et basse en faveur de Roger, Seigneur de Gramont qui est en lutte contre celui de Luxe.

En 1510, après Gaston IV puis François Fébus, Jean d'Albret et Catherine de Foix, la Soule passe, sur ordre royal, à la couronne de France. Elle dépend du Parlement de Bordeaux : suivant l'usage, les actes publics sont rédigés en béarnais.

En 1520, François 1er, roi de France, donne l'ordre de rédiger les coutumes et les institutions qui régissent le droit dans toutes les parties du royaume. Pour le pays de Soule, le document est appelé " la Coutume de Soule". Il est rédigé en gascon, langue administrative de la Sénéchaussée des Lannes, à laquelle appartient la Soule. Il décrit la société et les institutions de la Soule au Moyen Age.

En 1539, Publication de l'Ordonnance de Villers-Cotteret sous François 1er : tous les actes publics, de justice et de notaire, sont publiés en français.

En 1553, première publication imprimée de la Coutume de Soule.

Durant le 16ème siècle, un courant de réforme avec Calvin et Luther débouche sur les guerres de religion.

  • En 1568, édification d'un temple à Montory. Les Souletins se rendent en armes en Basse-Navarre pour se joindre aux catholiques soulevés contre leur reine, Jeanne d'Albret, reine de Navarre. Les Souletins sont chassés de Basse-Navarre et pour se venger de leur échec, saccagent et pillent le bourg de Montory (qui appartient aux Gramont) emmenant avec eux les troupeaux. En Soule, ce soulèvement dure un mois. Les habitants de Montory se réfugient en Béarn. Des pillards en profitent pour y enlever le bétail qu'ils se partagent à Tardets. De plus, ils tuent un jurat qui refusait de changer de religion.
  • En 1569, Jeanne d'Albret donne mission au comte de Montgommery de reprendre le Béarn occupé par les catholiques et les Luxe. Les troupes de Montgommery ravagent la Soule et incendient de nombreuses églises.
  • Par bail à fief du 7 septembre 1589 (renouvellement de celui du 27 octobre 1398), consenti par Catherine, régente de Navarre, concession est faite aux habitants de Barétous de la jouissance des terroirs, montagnes et bois de leur vallée, moyennant la redevance annuelle de 300 écus.
  • En 1598, Henri IV signe l'Edit de Nantes, rétablissant la liberté de culte.

En 1607, Jean de Peyré achète le domaine de Trois-Villes.

En 1620, Louis XIII promulgue l'union de la Basse-Navarre et du Béarn à la France. Les Parlements de Pau et de Bordeaux se disputent la Soule.

Au début du 17ème siècle, il reste quelques Réformés à Montory, Trois-Villes, Sauguis et Mauléon. Si le culte protestant se pratique dans les maisons, à Montory c'est dans le temple protestant.

En 1638, Arnaud du Peyré, fils de Jean du Peyré, connu sous le nom de comte de Tréville, mousquetaire du roi, achète la baronnie de Montory, Haux, Laguinge, Restoue et Athérey au duc de Gramont.

En 1639, le roi met aux enchères certains domaines dont la Soule. Les Souletins se portent adjudicataires de leur vicomté de même que le comte de Tréville qui l'acquerra en 1641. De procès en procès, la Soule se ruine.

En 1642, démolition du château de Mauléon effectuée par corvée et qui sera reconstruit en 1648.

Depuis 1647, droit de Montory de prendre du bois dans la forêt du Barlanès.

En 1661, le curé de Moncayolle, Bernard de Goyheneche, soulève le peuple. Surnommé Matalas, il devient intolérant envers les Réformés. A la tête de quelques 3 000 hommes, il se rend à Montory où il fait régner la terreur, contraignant 15 chefs de famille à se rendre à l'église, une torche à la main et à jurer de vivre dans la foi catholique, les menaçant pour les convaincre, de brûler leurs maisons.

En 1662, le gouverneur de Soule obtient un jugement de la cour de Licharre ordonnant que la justice soit rendue aux habitants selon la coutume de Soule et non par les officiers du comte de Tréville.

En 1663, un arrêt du conseil d'état maintient l'érection du comté de Trois-Villes et y rattache, outre la justice des paroisses de Montory, Haux, Laguinge, Restoue et Athérey, celles de Tardets, Abense, Alos, Ossas, Sibas, Etchebar, Lichans et Licq.

En 1669, Louis XIV rachète le domaine royal.

En 1670, droit des Montoryens de couper un arbre dans la forêt royale d'Erretçu.

En 1671, Louis de Froidour, grand maître des Eaux et Forêts du Languedoc inspecte la Soule et rédige le mémoire : (extraits)

  • Pays très peuplé, maisons d'aspect extérieur agréable, faites de pierres ou galets, couvertes de bardeaux.
  • Les chemins sont bordés d'arbres.
  • La terre est pauvre et nécessite beaucoup de travail et fumier pour la rendre fertile.
  • On cultive en alternance du blé et du millet, des pommiers, quelques vignes et du lin qui est filé et tissé (draps, serviettes...).
  • On trouve des fromages secs de brebis et des jambons, fameux, appelés de Bayonne.
  • Le commerce est réduit à la vente de boeufs en Espagne, de laine de brebis aux marchands d'Oloron et de porcs en Espagne et Bayonne.
  • L'activité principale est l'élevage des brebis pratiqué par transhumance selon le cycle : haute montagne en été dans des cayolars, moyenne montagne, plaine, Gascogne et Landes en hiver.
  • L'organisation sociale est conditionnée à la coutume de Soule. Il n'y a pas de gueux, personne n'y mendie mais il y a des cagots.

En 1672 (14 novembre), procès verbal de réformation de M. de Froidour (homologué par le roi le 17 juillet 1677), "les habitants du pays de Soule seront gardés et maintenus aux droits d'usage qu'ils ont eu de tout temps, d'y prendre du bois de chauffage et d'y faire pâturer leurs bestiaux ..."

En 1685, révocation de l'Edit de Nantes par Louis XIV.

Fin du 17ème siècle, c'est la contre réforme, on reconstruit les églises pillées et brûlées au 16ème siècle, pendant les guerres de religion.

En 1733 (conseil d'Etat du 20 mai), la coutume de Soule est fortement remaniée : diminution du rôle du Tiers Etat et suppression du Silviet.

Le 19 avril 1789, Louis XVI adresse au gouvernement du pays de Soule une lettre lui signifiant sa volonté de tenir les Etats Généraux le 27 mai de la même année.

Le 5 mai 1789, les Souletins se réunissent à Mauléon et fixent la date d'une Assemblée Générale pour désigner leurs Députés et réunir les cahiers de doléances. Auparavant, chaque paroisse rédigera les siens. Montory demandera entre autre, la création d'un collège à Mauléon pour l'instruction de la jeunesse.

Le 21 juin 1789, les doléances réunies du pays de Soule sont consignées dans le Cayer Général des Plaintes et Demandes du Tiers Etat de Soule : (extraits)

  • article 30 : Que tous les vetés particuliers de la Soule soient abolis, à moins qu'ils ne soient clos et fermés en conformité du procès verbal de MM. de Seve et de Froidour et de l'arret du 17 juillet 1677 qui la homologué.
  • article 31 : Que, comme les vetés Derrexu, de Lambare, et de Tibarene, sont des Landes, portant le nom de bois sans qu'il y ait pour ainsi dire, des arbres, et qu'ils sont plus à charges qu'a profit, au Roy, les frais de Garde, absorbant au dela des revenus qu'ils rendent ; et que la liberté du parcours est d'une necessité absolue aux habitants du Païs, Sa Majesté sera supliée de vouloir les infeoder audit Païs sous telle redevance en argent que Sa Bonté fixera, a condition qu'ils demeureront ouverts et patens pour la depaissance des bestiaux.
  • article 46 : Qu'il soit loisible aux habitants de Soule de prendre du sable et de la pierre pour battir, sur les rives de la rivière Saizon sans que les riverains puissent les en empecher.
  • Article 66 : Les habitants de ce Païs, ont un procès pendant au conseil avec ceux de Lanne en Bearn, au sujet des limites des Communaux, ils sont dans des debats et querelles continuels. Le Roy est supplié d'ordonner qu'en attendant la décision du procés, tout carnallement de Bettes et actes hostiles cesseront.
  • Article 77 : Ce Païs feut affligé en 1774 de lepizzotie qui enleva presque tout son bétail à corne qui fait sa meilleure ressource. Le Roy touché de sa situation avait dit ou donné ordre de faire parvenir aux habitans quelques secours, ils n'en receurent aucun, ils ne savent pas ce que le prix des Bettes confisqués, et les amandes prononcées et payées sont devenues, le Roy est très humblement suplié d'en faire raison aux habitans de ce païs.

En 1790, l'Assemblée Nationale, devenue Constituante, découpe la France en 83 départements.

  • Les 3 provinces basques (Labourd, Navarre et Soule) et le Béarn forment le département des Basses Pyrénées ayant pour chef-lieu la ville de Pau.
  • Le département est divisé en 6 districts : Pau, Orthez et Oloron pour le Béarn, Mauléon, St Palais et Ustaritz pour le Pays Basque..
  • Le district de Mauléon comprend 5 cantons : Tardets, Sunharette, Barcus, Mauléon et Domezain. Il comporte 78 communautés, 3 438 citoyens actifs et 34 électeurs.

A partir de cette date, les états de Soule disparaissent, la Coutume de Soule devient caduque. L'histoire de Montory est confondue avec l'histoire de la France, du département et du canton.

En italique, résumés des délibérations des conseils municipaux de Montory.

En 1793, constitution : suffrage universel, instruction gratuite à tous...La Convention adopte le calendrier républicain. Guerre contre l'Espagne.

En 1794, constitution de l'an III de la république : pouvoir législatif à 2 chambres, pouvoir exécutif à 5 membres formant le Directoire, liberté de conscience; séparation de l'église et de l'état, suffrage universel remplacé par le suffrage censitaire...A Montory, Bourgabé Pierre, officier public.

En 1795, paix de Bâle entre la France et l'Espagne.

De 1795 à 1799, le Directoire applique la constitution de l'an III.

En 1798, loi sur la conscription, service militaire pour tous de 20 à 25 ans.

Le 9 novembre 1799 (18 brumaire de l'an VIII) : coup d'état, le Consulat et constitution de l'an VIII : le pouvoir exécutif confié à 3 consuls. Les districts laissent la place aux arrondissements. Préfets, sous-préfets, maires, adjoints, conseillers municipaux sont nommés ainsi que les juges.

  • Le département est divisé en 5 arrondissements.
  • Mauléon est promu sous-préfecture de l'arrondissement avec 4 cantons de Basse -Navarre et les 2 cantons de la Soule.

En 1800 (an 9), Lhande Pierre, maire de Montory.

En 1802, la loi du 1er mai (11 floréal) oblige les communes à organiser un enseignement primaire.

En 1804, le Code Civil ou Code Napoléon institue le droit de propriété, la liberté individuelle, l'égalité entre les citoyens, la laïcité et l'abolition du régime féodal, partage des biens entre tous les enfants.... Les vieux usages forestiers sont supprimés.

En 1808, le sous-préfet envoie au ministre de l'Intérieur le mémoire sur la Soule (extraits) :

  • La petite plaine de Soule est l'une des plus fertiles : <la rivière (le Saison) y dépose une vase qui la rend productive..
  • L'élevage y tient une place importante : élevage de boeufs, vaches, veaux, chevaux, moutons, brebis, cochons...
  • Froment et maïs constituent l'essentiel des cultures avec quelques vignes.
  • La chasse reste une occupation traditionnelle, la plus originale étant celle des ramiers sauvages, appelés vulgairement "palommes". Elle a lieu à l'automne au fusil, au filet à terre ou encore à la pantière...
  • Les animaux sauvages sont les loups et les sangliers...
  • Les ressources minières des montagnes sont le minerai de fer à Larrau, le marbre de Suhare, l'ardoise à Licq...etc

En 1809, le sous-préfet mène une enquête sur l'enseignement primaire dans l'arrondissement. Dans le canton de Tardets, 26 communes sur 28 ont une école.

En 1821, Dastugue Pierre, maire.

En 1823, aide de la France à Ferdinand VII, roi d'Espagne. Arrivée des corps d'intervention en Soule : chaque village reçoit son contingent de chasseurs ou de hussards.

En 1824, fin de la divagation des cochons. Dans les bourgs ruraux, les cochons étaient libres de vaguer dans les rues comme cela s'est pratiqué en tous temps.

En 1826, Casamajou, maire et Goïty-Gachie, adjoint. Ils doivent prêter serment : "Je jure fidélité au Roi, obéissance à la charte constitutionnelle et aux lois du Royaume". Procès-verbal de M. Froidour homologué par le roi le 17 juillet 1677 : "les habitants du pays de Soule seront gardés et maintenus aux droits d'usage qu'ils y ont eu de tout temps d'y prendre du bois de chauffage et d'y faire pâturer leurs bestiaux dans les endroits portés par la coutume de Soule. Litige au sujet d'une carrière d'ardoise sur le Barlanès ; les limites entre les communes de Lanne et Montory sont précisées.

En 1827, confection du Cadastre. Présentation du budget. Procès-verbal de délimitation fait par le géomètre-délimitateur : désaccord entre Montory et Lanne au sujet du Barlanès.

En 1828, le Conservateur des Forêts se plaint que la commune de Montory ne replante pas et que les droits d'usage sur la forêt d'Arretçu détruisent les arbres. Le Conseil municipal réagit en indiquant qu'il reste encore des arbres à Arretçu et que les gens replantent. Il propose l'achat par les usagers de la propriété de la forêt d'Arretçu.

En 1829, le Conseil souhaite que 3 bois sur 4 soient distraits du régime forestier pour la fougère et le parcours des bêtes. Le bois de Histouye d'une surface de 3 hectares et garni de chênes à haute fûtaie reste dans le régime forestier. Refonte de la cloche.

En 1830, procès-verbal d'installation du maire Casamajou qui "jure fidélité au roi des Français .." . Le maire demande l'internement d'un citoyen qui a perdu la raison.

En 1832, matériaux utilisés pour réparations dans la maison commune. Paiement entre les 3 communes de Lanne, Haux et Montory (100 F) du commissaire à la vérification. Pas d'opposition au rétablissement du marché de Barcus. Refonte de la cloche. Nomination comme garde-forestier pour Abense de Haut, Sorholus, Trois-Villes, Sauguis et Montory, de M. Jean Dufau, Sous-Lieutenant en réforme. Classification du territoire et évaluation proportionnelle du revenu imposable des terres après cadastre : maison + 9 natures de propriétés ; on dénombre 5 moulins : Bergeras, Larraus, Lhande, Pacheu et Salthun.

En 1833, Guizot institue l'enseignement primaire obligatoire : chaque commune doit entretenir au moins une école élémentaire. Les conseils municipaux doivent désigner les enfants qui seront admis gratuitement. Les autres paieront une rétribution qui s'ajoutera au traitement des instituteurs payés par l'Etat. Un rapport d'inspection précise que dans le canton de Tardets, Tardets a 2 maîtres d'école ainsi que Montory (1300 habitants). Refonte de la cloche. Ecole : habitation de l'instituteur et salle de classe ; taux de rétribution mensuelle à la charge des pères de familles : 50 centimes pour apprendre à lire, à écrire et à calculer, 40 centimes pour apprendre à lire et à écrire, 25 centimes pour apprendre à lire seulement. 45 enfants indigents ne paient pas.

En 1834, nomination d'un garde-champêtre. Le Conseil décide des moyens à prendre pour faire décider le procès (entre Lanne et Montory) pendant au Tribunal d'Oloron depuis plus de 60 ans au sujet du Barlanez ; Montory paie (120 à 130 F par an) et a toujours payé le montant des contributions à la copropriété du terrain Barlanez. Procès-verbal d'installation des instituteurs. Le conseil demande le remboursement d'une avance de 514,55 F que l'ancien maire avait faite pour le compte des communes de Montory, Tardets, Abense et Restoue au sujet du procès qu'elles ont eu avec l'Etat sur la forêt royale d'Erretçu. Des acquéreurs ont acheté des terrains d'Erretçu. Nomination de l'instituteur communal : Pasteur Guillaume.

En 1835, Goïty Mathieu maire, Hourc Ignace adjoint. Demande d'autorisation de construire un moulin sur la propriété Mondiscard. Terres usurpées à la commune par des particuliers.

En 1836, révocation de l'instituteur pour mauvaise conduite. Présentation d'un projet de nouvelle manière d'exploiter la forêt d'Iraty. Procès-verbal de martelage de 8 arbres à Histouye (chênes) dont l'un servira à la confection d'une croix pour le cimetière.

En 1837, loi du 21 mars 1831, procès verbal d'installation des conseillers municipaux. Goïty Mathieu, maire.

En 1838, sous le règne de Louis Philippe, l'autorité préfectorale prévoit la création de la Commission Syndicale du Pays de Soule gérant les biens indivis des 43 communes, chacune d'elles ayant son délégué.

En 1839, Don Carlos et les Carlistes sont battus : 20 000 de ses partisans se réfugient au pays basque français. Procès verbal d'installation de l'instituteur Barcus Pierre.

En 1840, pétition adressée par l'abbé Peyret qui demande son dû comme vicaire pendant 9 mois (conseil de fabrique insolvable). Jean-Pierre Casemajor maire, Périssé Mathieu adjoint. Le comité de surveillance de l'école communale décide l'ouverture d'une école d'adultes. Le conseil décide d'acheter la maison Dastugue au prix de 2 400 F pour servir de maison d'école. La commune doit payer à la commission syndicale du pays de Soule pour la location des pâturages qu'une dizaine de propriétaires exploitent dans les communaux indivis la somme de 300,11 F : le conseil ne veut plus que la commune soit grevée d'une telle somme.

En 1841, le taux de rétribution mensuelle est de 1 F pour les élèves apprenant à lire, écrire et calculer, 0,75 F pour lire et écrire, 0,50 F pour lire seulement et pour les commençants. Sur la liste des indigents, on dénombre 50 enfants : enseignement gratuit.

En 1842, le Conseil demande de lever la défense faite par le Garde Général des Eaux et Forêts interdisant aux bêtes à laine de pacager dans les communaux de Montory. Le conseil demande l'autorisation de faire des coupes de bois affouagères (bois de chauffage) à Ordaburu (territoire de Haux). Il demande le classement des chemins d'utilité privée de Baqué et Casamajou en chemins vicinaux. Legs versés par 2 personnes au bureau de bienfaisance en faveur des pauvres.

En 1843, Jauréguiber Félix maire, Pacheu Pierre adjoint.

En 1844, par arrêté préfectoral du 28 décembre 1844 et conformément à la loi du 14 ventôse an 7, les communes composant la vallée de Barétous sont autorisées à acquérir la propriété entière de ses vastes ténements. Cette acquisition est faite au prix de quinze cents francs. Parmi ces terrains ainsi affiévés et acquis est un ténement connu sous le nom de Barlanez dans lequel les communes de Montory et de Barcus y avaient acquis des droits d'usage. Le Conseil demande l'autorisation d'abattre 2 stères 57 de bois de chênes dans le bois de la commune pour reconstruire le ponceau de Larrive. Il autorise le sieur Jean Mouliot à extraire de la marne d'une carrière communale. Il demande que le chemin d'utilité privé de Larrey soit classé vicinal pour que puisse se faire en été la communication journalière des bestiaux du bourg sur le parcours de la petite montagne de Bégousse. Il choisit les chemins sur lesquels porteront les prestations ; ces travaux consistent en 468 journées d'hommes, 748 journées de boeufs ou vaches ou mulets ou ânes et en 404 journées de voitures évaluées à la somme de 1 237 F pour la route de Baqué et celle de Haux. Le conseil reconnait le mauvais état du cimetière qui n'est pas conforme aux lois et règlements ; le pasteur a proposé de faire toutes les réparations convenables à sa charge et présente le plan d'aménagement. Vu l'ordonnance royale du 16 décembre 1843, sur la translation des cimetières, le nôtre doit être éloigné du bourg. La superficie du cimetière actuel est de 820 m2. Il est interdit d'inhumer dans la partie qui va de la rue jusqu'au mur postérieur du porche. Les inhumations auront lieu indistinctement comme depuis plus d'un an par rangée. L'emplacement dit l'Hôpital, partie du cimetière non béni, sera conservé pour l'inhumation des enfants morts sans baptème. Le conseil envisage la réparation de la fontaine publique (utilisée pour les besoins du ménage et les bestiaux) par réfection des tuyaux en bois nécessitant 5 stères de bois de chêne pour les construire.

En 1845, réparation de la fontaine : les tuyaux en bois seront remplacés par des tuyaux en tuile. Prévoir une coupe de bois (24 arbres) pour payer ces travaux. Le conseil sollicite une prorogation pour l'autorisation du pâturage des bêtes à laine dans la forêt de la commune. Mesurage et estimation des parcelles de terres destinées à la vente, notamment vers la rue de derrière. Pour procéder à des réparations de murs (rue du milieu) et divers ponceaux, le conseil demande l'autorisation de construire un four à chaux communal à Gastou chauffé avec broussailles et aubépines.

En 1846, le conseil est d'avis que les terrains usurpés soient aliénés en faveur des détenteurs qui veulent les acheter.

En 1847, on dénombre 60 individus en état de détresse. Etablissement du bureau de bienfaisance. Le conseil décide la souscription de l'atlas départemental colorié (dim. 1,10 x 0,80).

En 1848, 25 février proclamation de la 2ème république. Rétablissement des usages en vigueur depuis des siècles pour le bon fonctionnement de la vie pastorale. 27 avril : abolition de l'esclavage. Election au suffrage universel pour la première fois de l'histoire (sauf les femmes). Mai : A Chaho est conseiller général du canton de Tardets. Plus de 200 personnes protestent, à Tardets, contre l'administration forestière qui veut réduire la libre circulation du bétail dans les bois. Legs versés par 4 personnes au bureau de bienfaisance en faveur des pauvres de Montory. 30 juillet 1848 : élections municipales : Salenave, maire. Novembre : constitution : principe de la souveraineté du peuple et séparation des pouvoirs, président de la république et députés élus au suffrage universel. Elections législatives : député de l'arrondissement de Mauléon, Michel Renaud, républicain.

En 1849 : la loi Falloux : les écoles primaires publiques sous contrôle du clergé. Elections législatives : député Michel Renaud. Le conseil décide qu'une porte soit établie à l'angle droit de la partie supérieure du cimetière pour donner issue à la voie publique (pour satisfaire à ses besoins personnels). Le conseil décide qu'il sera formé un rôle d'affouage établissant les nom, prénom, domicile des exploitants, la quantité de fougère désignée à chacun, le prix de chaque pile (fixé à 50 centimes), la quantité de fougère nécessaire pour former une pile sera celle que pourra traîner dans une charretée une paire de vaches, le canton des bois où se trouve la fougère et le montant à payer par chaque contribuable. Le conseil accepte la candidature de Mlle Dufau au poste d'institutrice de l'école de filles et lui alloue un traitement mensuel de 150 F.

En 1850, le conseil demande de l'argent à l'exploitant des mines de fer qui se trouvent sur les terrains communaux. La commune n'ayant pas de local servant de fourrière, le sieur Périssé propose une étable qui servira de fourrière communale; l'indemnité sera de 25 centimes par tête pour les bêtes à cornes et les chevalins, de 5 centimes pour les bêtes à laine, les ânes et les porcs. Le conseil s'oppose pour diverses raisons (communaux réduits à cause de l'exploitation des mines, prix peu avantageux) à la demande de concession de mines faite par M. Davantès Sernary. Le conseil demande que les cantons Gacherieu et Gastou soient distraits du régime forestier et que les lots ou parcelles Cassarot, las Taillades, les Espesse, Souleguiou, Cardasse, Histouye, col de Lapitce et Mougnoune (8 ha) y soient maintenus. Le conseil rejette le projet de règlement pour l'administration des biens indivis présenté par le syndicat du pays de Soule.

En 1851 : collège à Mauléon avec pensionnat dans l'ancien couvent des Dominicains. Le conseil demande l'autorisation d'abattre un stère de bois à Histouye pour reconstruire un ponceau sur le chemin vicinal appelé le Gastou. Il demande l'autorisation de prendre 2 chênes dans les bois communaux pour refaire les tuyaux de la fontaine. Le conseil décide d'intenter contre Haux une action en justice pour les motifs : la taxe de pacage ou baccade pour les communes étrangères est trop élevée, les particuliers qui sont dans l'usage d'aller pacager dans les communaux de Haux se refusent de payer cette taxe car il résulte d'un acte d'affièvement du 6 avril 1680 que le seigneur Charles de Luxe, Lieutenant-Général et Gouverneur du pays de Soule pour sa majesté, concède aux habitants de Barcus et de Soule souverains, toutes les terres et herms vacans situés au lieu dit de Barcus et de Soule souverain, pour le pacage des bestiaux de tout poil et de toute nature et condition de tout le pays de Soule et moyennant une redevance annuelle d'un écu et de 15 sols tournois. De plus, un extrait du Censier de l'année de 1662 mentionne l'acte d'affièvement de 1550 qui comprend toutes les terres et tous les herms vacans de Barcus et de Soule souverain il établit aussi les délimitations du dit affièvement qui s'étendait du Levant à terre du Béarn, du midi à terre de Ste-Engrâce et Larrau, du couchant à terre de Basse-Navarre et à terres affièvées par les habitants des Arbailles et au Nord à dites terres affièvées par les Arbailles. Le conseil doit envoyer à ses frais à l'arsenal de la garde nationale 70 fusils et 8 sabres.

En 1852 : ordre de faire disparaître la devise républicaine "liberté, égalité, fraternité". Le conseil fait allégeance à Napoléon III et admire son courage suite au coup d'Etat du 2 décembre 1851. La commune demande pour elle-même la concession de la mine de fer que M. Davantès, maître de forge à Oloron, avait sollicitée. Elections municipales : J. Pierre Casamajor, maire et J. Pierre Billourou, adjoint. (serment : je jure obéissance à la constitution et fidélité au Président). Le conseil demande la cessation de poursuite contre Rachou Bernard, sonneur de cloche, ayant pris dans la forêt communale 6 dal de glands.

En 1853, installation de M. Marquette Joseph, desservant et membre du bureau de bienfaisance ( serment : je jure obéissance à la constitution et fidélité à l'Empereur). Le Sous-Préfet réclame à la commune la somme de 218,88 F pour mauvais état des armes de la garde nationale ; la commune propose une somme de 100 F. Le conseil est autorisé à intenter une action en justice contre Haux à propos des droits de pacage sur le pays de Soule de jour et de nuit.

En 1854, le conseil demande que les gardes-forestiers de Montory et de Lanne surveillent ensemble les bois du Barlanès. Le conseil est favorable à la demande formulée par la commune de Tardets d'organiser 2 foires supplémentaires.

En 1855 : épidémie de choléra : à Tardets, 69 personnes mortes en août et septembre. De 1800 à 1850, la population a augmenté régulièrement. Après 1850, émigration vers les Amériques due à l'insoumission (service militaire de 7 ans), au droit d'aînesse au pays basque, pauvreté de la vie. Le conseil détaille les dépenses (dont le montant s'élève à 80,90 F) occasionnées par le passage de l'Empereur Napoléon III à Montory ; celui-ci a donné 100 F au maire et des pièces d'or aux cuculleros. Suite à une demande non faite par la commune de Lanne au Garde Général des Forêts d'autorisation de parcours des bestiaux dans les montagnes indivises de Lanne, Barcus et Montory, le conseil demande l'autorisation urgente du parcours dans ces montagnes. Le conseil autorise 8 propriétaires de Montory à abattre 4 arbres établis dans le bois d'Issarbe pour reconstruire 2 cayolars incendiés par malveillance. Elections communales : Lhande Pierre, maire et Adoue Jean, adjoint. (serment : je jure obéissance à la constitution et fidélité à l'Empereur). Le conseil vote un crédit de 15 F pour soulager les familles dont les fils sont morts lors de la guerre de Crimée (qui a lieu actuellement). Le conseil décide de taxer les chiens d'agrément et de chasse à 2 F et les chiens de garde et guide des aveugles et autres à 1 F. Le conseil considère qu'il est inutile d'ouvrir des ateliers de charité dans la commune vu que les propriétaires tiennent leurs ouvriers constamment occupés. Suite à l'épidémie de choléra qui a sévi avec violence en septembre-octobre dans la commune et occasionnée 600 F de dépenses, le conseil refuse d'ouvrir des souscriptions et de distribuer des secours en nature aux indigents incapables de travailler, aidés et secourus qu'ils sont par les propriétaires. La taxe d'exploitation de la mine, à la charge de la commune, a beaucoup augmenté (179 F) ; de plus la commune tirait de son minerai un revenu très supérieur à l'indemnité proposée par M. Davantès pour exploiter les mines de fer ; la commune voulant les exploiter elle-même, lui en refuse la concession.

En 1856, le conseil demande que M. Etchecopar (associé de M. Récondo, décédé) soit autorisé à procéder à la réfection de la fontaine. Il demande l'autorisation de construire un four à chaux à Gastou pour la majeure partie des habitants. Quelques propriétaires demandent l'autorisation de construire des cabanes dans le canton d'Issarbe qui se trouve dans les territoires indivis de Lanne, Barcus et Montory. Le conseil demande que le sieur Pierre Ayhens, garde champêtre communal, soit reconnu comme garde champêtre des communaux appartenant à Montory mais situés en territoire de Lanne à Barlanès. La mine n'étant pas exploitée depuis 6 mois, le conseil demande que l'impôt sur la mine qui est passé de 10 F à 179 F soit réduit à ses limites ordinaires sans quoi elle sera fermée. Le conseil demande que les bois communaux (Histouye, Mougnant, Lastaillades, Régné et Souléguiou) soit soustraits du régime forestier et demande la suppression du garde forestier. Le produit de la rétribution scolaire étant assez important en raison des nombreuses élèves qui fréquentent l'école de filles et vu les nombreuses dépenses occasionnées par l'épidémie de choléra (331,35 F) et l'augmentation de l'impôt sur la mine (179 F), le conseil décide de diminuer le traitement alloué à l'institutrice de 150 à 100 F. Le conseil vote une somme de 281,35 F pour solder les dépenses de médicaments (pour l'épidémie de choléra) fournis par le pharmacien de Tardets. Le conseil décide que le taux de rétribution scolaire sera un taux unique de 0,60 F. Il demande l'autorisation de nomination d'un garde champêtre rétribué (jusque-là, droit de prise de bestiaux) qui surveillerait aussi les communaux situés dans le Barlanès. Vu l'état des ressources de la commune, le conseil ne peut voter de fonds pour célébrer la fête du baptême du prince impérial mais vote une somme de 20 F pour venir en aide aux victimes de l'inondation désastreuse (récoltes détruites...). Suite aux divagations des bestiaux sur les communaux de Montory et de Barlanès appartenant à Montory, le conseil décide que les bestiaux seront saisis par le garde champêtre, mis en dépôt et pour les récupérer, leurs propriétaires devront payer 1 F par tête de brebis et chèvre, 3 F par tête de vache et jument. Le conseil s'oppose à la réclamation des sieurs Salenave-Bordaçarré et Vve Partarrieu demandant réparations pour la perte de quelques quintaux de foin écrasé lors des réparations faites au canal qui alimente la fontaine et passe par les propriétés des dits plaignants. Chaque commune est tenue d'organiser la médecine gratuite pour les indigents des campagnes : le bureau de bienfaisance en a dressé la liste et le conseil vote une somme de 30 F ajoutée aux 15 F (du bureau de bienfaisance) pour contacter un abonnement avec un médecin.

En 1857, le conseil est opposé au partage des terres du syndicat de Soule entre toutes les communes indivises comme le réclame Mauléon et quelques autres communes ; elle demande que soit maintenue la perception d'une taxe sur les bestiaux introduits aux pâturages des montagnes et rejette la demande d'imposition extraordinaire par répartition sur les communes. Le conseil demande l'autorisation de vendre aux enchères les tuyaux en bois (qui ont été remplacés par des tuyaux en brique) du canal de la fontaine. Le conseil vote la somme de 429,37 F (procès contre Lanne) et propose la vente de 8 arbres pris dans les bois communaux de Histouye et Larrégnès. Suite à la réclamation de plusieurs propriétaires qui se plaignent que les 4 cantons (Ordaburu, Chuste, Lacurde et Igonce) des bois indivis entre Lanne, Barcus et Montory soient mis en défense, le conseil rappelle y exercer le droit de parcours et demande que les 4 cantons ne soient pas mis en défense pendant l'année 1858. Le curé voulant créer une école de filles tenue par 3 soeurs de la Croix, le conseil demande au Préfet de bien vouloir nommer institutrice communale, à la place de Mlle Dufau, la soeur Raphaëli (Marie Laventure), d'assigner un autre poste à Mlle Dufau et souhaite que la somme de 100 F soit dorénavent versée aux soeurs de la Croix.

En 1858, lettre adressée à l'Empereur et l'Impératrice suite à l'attentat du 14 janvier 1858. Procès-verbal d'installation de Joseph Marquette, curé et membre du Bureau de bienfaisance pour 5 ans. Le conseil demande au Préfet d'autoriser le maire à vendre au sieur Salenave J. Pierre dit Borde-Millacet une pièce de terre située au quartier Escaroune de 10 a 50 ca pour une somme de 33,75 F. Le conseil demande au Préfet l'autorisation de poursuivre (et plaider) des habitants de Haux surpris de faire pacager, à garde faite, leurs troupeaux de moutons sur les communaux de Montory. Le conseil demande au Préfet l'autorisation de porter de 80 à 100 F la location de la maison servant de presbytère et appartenant au sieur Lestanguet Pierre.

En 1859, le conseil demande au Préfet l'autorisation de fermer l'école communale de filles (6 élèves dont 3 étrangères) et de donner l'exclusivité de l'enseignement des filles aux soeurs de la Croix dont l'enseignement est gratuit (plus de 80 élèves). Différend entre Haux et Montory au sujet de pacage dans la Serre de Haux. Le sieur Ibarroule-Magnou s'engage à payer 16,50 F une parcelle de terre de 4 a 07 ca située au lieu-dit Esquiale. Suite à la victoire de Solférino, le conseil rédige une adresse à sa Majesté l'Empereur. Le conseil trouve inutile la création de la commission de charité, considère que les indigents (liste de 28 noms) sont secourus par les propriétaires aisés et par le Bureau de Bienfaisance et interdit la mendicité sur le territoire de la commune. La commune de Montory ayant droit à 1/6 des terrains indivis sur le territoire de Lanne demande que ces terrains lui soient donnés au col d'Irutiguty. Le conseil vote un crédit additionnel de 40 F représentant les dépenses occasionnées par la fontaine (mauvaise position des tuyaux aboutissant à la source).

En 1860, le taux de rétribution scolaire est porté à 0,80 F pour tous. Après les nouveaux règlements du Code forestier, plusieurs procès ont été intentés contre les cayolaristes : le conseil demande de surseoir à ces procès et demande que, seul, le receveur municipal fasse payer les bacades. Le conseil demande à l'autorité forestière de soustraire du régime forestier les 3 cantons de Ordaburu, Chuste et Aygonce. Toute commune de 800 âmes et plus, doit entretenir une école de filles : la population de Montory est de 1160 habitants ; le conseil demande au Préfet ( pour la 3ème fois) de nommer les soeurs de la Croix, institutrices communales et de rechercher un poste pour Melle Dufau qu'il ne veut plus rétribuer. Elections municipales : maire, Lhande Pierre et adjoint, Adoue Jean. Travaux dans la salle de classe des garçons pour 100 F de dépenses. Deux legs versés au Bureau de Bienfaisance pour les pauvres de la commune. Taux de rétribution scolaire porté à 1 F pour tous.

En 1861, le conseil décide qu'une somme de 7,20 F sera inscrite au budget des années 1861, 62, 63 et 64 pour l'achat de 2 dictionnaires et des formules. Le conseil autorise le sieur Davantès à exploiter à ses frais les carrières communales moyennant 5 centimes par quintal métrique de minerai extrait ; le Préfet demande que le conseil rédige un règlement entre la commune et l'exploitant. Le Sous-Préfet oblige la commune à présenter au Préfet le rôle des pacages et des taxes de fougères : 0, 60 F par meule, 0,50 F par bovin et chevalin, 0,05 F par brebis, 0,50 F par chèvre et porc. Le conseil vote une somme de 25 F pour frais d'inventaire des archives communales antérieures à 1790. Le conseil vote la somme de 148,27 F pour reconstruire un ponceau en charpente établi sur le ruisseau Aphanice situé sur le chemin vicinal n° 2. Le conseil demande d'actionner le sieur Larreyborde devant les tribunaux pour usurpation d'un terrain de 5 a 04 ca au préjudice de la commune et renfermant une abondante mine de fer. Les travaux relatifs aux cantonnements des terrains indivis entre Lanne, Barcus et Montory arrivent presque à leur terme (restent les plans...) ; le conseil demande que les 3 cantons qui représentent 1/6 des terrains indivis et qui constituent la part de Montory soient mis, non en défens, mais défensables pour la libre circulation du bétail.

En 1862, entretien de l'école spéciale de garçons et école spéciale de filles : le taux de rétribution scolaire pour 1863 est de 8 F / année ou 1 F / mois. Différend entre Haux et Montory au sujet de terrains indivis dans le syndicat de Soule dont Haux prétend être propriétaire ; le conseil est invité à faire voter la somme de 109 F pour frais de partage des biens indivis de l'ancien pays de Soule. Le conseil accorde à plusieurs habitants l'autorisation de construire un four à chaux à Gastou. Le conseil approuve la concession à la ville de Mauléon des Allées appartenant au syndicat de Soule pour une somme de 2 000 F. Le conseil vote la somme de 25,95 F pour payer M. Labordenave, pharmacien à Tardets, pour fournitures de médicaments aux pauvres. Le conseil est d'accord pour attribuer au sieur Dufau une concession à perpétuité dans un listeau de terre vague pour 100 F / m². Le conseil vote un crédit de 60 F pour la création d'une bibliothèque scolaire dans l'école publique. Le conseil demande au Préfet d'homologuer le travail des experts concernant le bornage des cantonnements indivis entre Lanne, Barcus et Montory ; le conseil approuve ce travail. Le conseil vote une somme de 125 F pour payer M. Loustau-Charty, relieur à Oloron, pour frais de reliure et brochage des archives de la commune.

En 1863, le taux de rétribution est de 8 F / an ou 1,25 F / mois. Le conseil demande au Préfet d'intervenir auprès de la commune de Haux pour qu'elle n'arrête plus les bestiaux de Montory qui ont libre parcours de Soleil à Soleil sur ces terrains indivis : pour Montory, le terrain contentieux fait partie d'un affièvement général de 1580, pour Haux, d'un affièvement de 1689. Le conseil vote la somme de 69,25 F pour payer le pharmacien (médicaments fournis aux pauvres). Legs de 15 F pour les pauvres de la commune. Le conseil autorise le maire à choisir un avocat pour le procès contre Haux et à faire toutes les dépenses nécessaires. Le conseil accepte le travail fait par M. Bourra sur les biens indivis du pays de Soule. Le conseil décide d'interjeter appel du jugement dans l'affaire Larreyborde-commune au sujet d'un terrain usurpé à la commune : celui-ci devrait verser une indemnité de 10 F à la commune alors qu'il exploite le terrain depuis 2 ans et a vendu pour 600 F de minerai de fer aux forges de Larrau. Le conseil demande au Préfet d'obliger la commune de Lanne à remettre toutes les pièces du dossier le plus rapidement possible car la commune ne veut pas payer d'intérêts à 5% sur les frais du procès qui s'élèvent à 8 423,30 F et dont Barcus et Montory doivent payer chacun 1/6 du montant des frais donc 1403,88 F. Le conseil vote une somme de 60 F pour le sieur Arrecous, forgeron à Tardets, pour frais de réparations de l'horloge. Malgré des suppliques sans fondements de Lanne, le conseil demande au Préfet d'ordonner que la commune de Montory soit mise immédiatement en possession des lots qui lui ont été attribués mais Arette a des prétentions sur le canton d'Ayduc. Pour compléter la somme due aux experts, le conseil demande l'autorisation de vendre 10 ha de communaux en nature de fougeraies au canton Lataillade.

En 1864, le conseil décide de classer comme chemins vicinaux (il en existe déjà 4) 2 chemins ruraux : celui de la croix de Labordenave aux limites de Tardets (n° 5) et celui de la croix de Labordenave aux limites de Barcus (n° 6), avec une largeur de 5 m. Le conseil décide après expertise que les 22 usurpateurs paient les lopins de terre qu'ils se sont appropriés pour une contenance totale de 148 a 11 ca évalués à la somme totale de 399,81 F. Demande de renouvellement de l'autorisation de faire pacager dans les bois défensables du Barlanès les bêtes à laine. Etablissement du rôle des pacages et des taxes de fougère : tarifs identiques à 1861. Suite à la lettre du Préfet demandant l'approbation du conseil municipal sur les opérations de partage des biens indivis entre les 43 communes du pays de Soule, le conseil approuve le partage à la condition que les droits revendiqués par les propriétaires des cayolars ne seront pas reconnus. Renouvellement du tuyau du poêle de la salle de classe pour 40 F. Le conseil demande l'autorisation de procéder à la vente de 10 arbres dans les bois communaux pour payer les frais de procès contre Lanne, mise à prix 250 F .

En 1865 : rapport du Procureur Général de Pau au Garde des Sceaux :

  • Les Basques sont vifs et ardents et très attachés à leur idiome. Bien qu'il y ait un instituteur dans chaque commune, la langue française y est à peu près inconnue. Les enfants qui apprennent la langue française jusqu'à 12 ans, l'oublient ensuite. L'instruction publique est en progrès, celle des adultes se développe
  • Forte émigration basque, qui a été de 9 000 personnes dans les 10 dernières années. La population est essentiellement rurale composée de petits propriétaires exploitants, de domestiques, de journaliers et de métayers. L'industrie est à peu près nulle. L'élevage est la principale ressource. Le maïs assure le pain quotidien et le blé est rare. Les paysans mangent les cochons qu'ils élèvent et les volailles. L'argent fait défaut et le paysan vit en autarcie. Il se vêt des toiles de lin et de chanvre qu'il cultive et tisse à la maison.

Le conseil vote un crédit additionnel pour solder les frais dus à Maître Castetnau, procès contre Haux. Le conseil vote la somme de 240 F représentant les droits de pacage sur les territoires de Barlanès et payés à Lanne. Procès Lanne, Barcus, Montory : le lot de 566 ha 78 a 12 ca étant attribué à Montory, des bergers demandent à pouvoir construire des cabanes à Ordaburu, dans le nouveau lot. Le conseil vote la mise en adjudication d'une coupe de bois de 1 000 stères dans le cantonnement de Barlanès, propriété de Montory, pour payer les frais de procès (perdu contre Haux au sujet de la Serre de Haux dans laquelle les Montoryens ne peuvent plus faire pacager le bétail que de jour). Elections municipales : maire, Casabonne Pierre et adjoint, Capdevielle J. Pierre. Le conseil vote un crédit de 200 F (150 F pour le traitement du garde forestier et 50 F pour le brigadier local) pour surveiller les 226 ha 57 a 62 ca de bois contenus dans le nouveau cantonnement du Barlanès de 566 ha 76 a 12 ca.

En 1866, le conseil vote une somme de 50 F au Dr Etcheverry pour frais de déplacement et visite aux pauvres de Montory. Le conseil demande une autorisation pour vendre des terrains de 17 ha 98 a 04 ca pour la somme de 3 035,65 F. Le conseil demande que les communaux non soumis au régime forestier soient mis en défens jusqu'au 20 avril. Le conseil autorise Jean Superville à construire une cabane dans le canton d'Ordaburu. Le conseil vote une somme de 50 F pour l'acquisition d'une tombe ou pierre tumulaire qui sera placée sur la sépulture de M. le curé Marquette. Le conseil sollicite le renouvellement de l'autorisation de faire pacager les bêtes à laine dans la forêt de Haux où elle exerce le droit de parcours. Nomination de pâtres communaux dans les quartiers de Légacègue (3 pâtres), Ordaburu (3), Chuste (3) et Chuste, 2ème section (3) pour 1866. Rôle des pacages et taxe de fougère : le conseil décide qu'il y aura un tarif pour les habitants de la commune (bêtes à cornes et chevalins : 0,50 F ; bêtes à laine : 0,05 F ; chèvres et porcs : 0,50 F ; taxe des fougères : 0,60 F) et un autre pour les étrangers à la commune (bêtes à cornes et chevalins : 3 F ; bêtes à laine : 0,30 F ; chèvres : 0,50 F ; taxe des fougères : 0,60 F). Le conseil demande que l'école laïque de filles soit supprimée, que l'école libre dirigée par les filles de la Croix soit érigée en école publique gratuite et que la Supérieure de ces religieuses soit nommée institutrice communale ; un traitement de 100 F leur sera alloué et la commune paiera 130 F pour leur logement. Le conseil fixe les conditions de vente de 17 lots de terrains communaux de 17 ha 98 a 04 ca avec une mise à prix de 3 035,65 F. Le conseil vote une somme de 80 F pour indemniser l'instituteur directeur du cours d'adultes (suivi assidûment par 40 élèves) pendant l'hiver 1866-67, une somme de 20 F pour frais d'éclairage, le bois sera fourni en nature par la commune.

En 1867, l'école laïque de filles est supprimée à partir du 1er juillet. Le conseil vote la mise en adjudication d'une coupe jardinatoire (arbres de choix) de 1 000 stères dans les bois du Barlanès dont le produit sera affecté à l'acquisition ou à la construction d'un presbytère. Le conseil est d'avis qu'il soit cédé au sieur Curutchet de Lanne (tenu de fournir le bois de chauffage à ses ouvriers), adjudicataire d'une carrière d'ardoises, 4 vieux arbres à prendre dans le canton dit la Louzère soumis au régime forestier. Suite à la loi du 10 avril 1867, le conseil n'approuve pas la création d'instituteur adjoint (la commune a une population agglomérée de 393 habitants et 60 élèves) ; le conseil n'approuve pas la création d'école de hameaux (753 habitants dans les hameaux et seulement à 2 km de l'école) ; 50 élèves issues de familles aisées paient la rétribution scolaire à 1,25 F / mois ou 8 F / an (1 enfant) ou 6 F (2 et plusieurs frères) ; la commune ou l'état paie une rétribution scolaire de 5 F / an pour les 25 élèves indigents ; le conseil demande que l'école libre gratuite des filles établie à Montory continue à tenir lieu d'école communale. D'après la même loi, toute commune peut créer une caisse des écoles destinée à encourager et à faciliter la fréquentation de l'école par des récompenses aux élèves assidus et par des secours aux élèves indigents : le conseil n'est pas d'avis de la fondation de la caisse (achat de livres prévu pour les indigents à Montory). Projet de mise en culture de terrains communaux : le conseil est contre le projet de boisement de Lous Candaüs (5 ha) et une partie de Huncharie (10 ha) car les éleveurs ont besoin de ces pâturages communaux pour leurs bestiaux. Etablissement du rôle des pacages et des taxes de fougère : le conseil décide d'un tarif pour les habitants de la commune et d'un autre pour les étrangers à la commune (bêtes à cornes et de somme : 0,50 F et 1 F ; bêtes à laine : 0,05 F et 0,10 F ; chèvres et porcs : 0,50 F et 0,50 F ; meule de fougère : 0,60 F et 0,60 F). Le conseil vote une imposition extraordinaire de 150 F pour le traitement du garde champêtre. Le Bureau de Bienfaisance reçoit 2 legs de 60 F destinés aux pauvres de Montory. Le conseil demande au Préfet l'autorisation de poursuivre par la voie de l'appel le sieur Jaurréguiber qui s'est approprié le chemin dit de Casette et appelé chemin royal sur le terrier de 1764 (ce chemin était public communal, utilisé par une vingtaine de propriétaires, servait de moyen de communication avec Barcus et aboutissait à des carrières de lavasses et aux fougères).

En 1868, le conseil émet le voeu que la Compagnie du Chemin de Fer du Midi fasse mettre à l'étude le plus tôt possible un embranchement de Puyoo à Sauveterre. Un certain nombre d'habitants se plaignant que les pâturages communaux du Barlanès sont ravagés par les bestiaux de Lanne et de Haux, le conseil est d'avis que tous les terrains non soumis au régime forestier faisant partie des communaux du Barlanès soient mis en défens jusqu'au 20 avril. Le conseil vote une somme de 70,15 F pour remboursement à opérer en faveur de la commune de Lanne pour contribution sur les communaux de Barlanès. Le conseil vote la somme de 18 F pour frais de reliure des pièces cadastrales de Montory (travail réalisé par le sieur Loustau-Chartez, relieur à Oloron). Vote de prestations en nature et de centimes additionnels au principal des 4 contributions directes à l'effet de pourvoir aux travaux des chemins vicinaux ; la longueur kilométrique des chemins de 1ère (6 chemins) et 2me (4 chemins) catégories compris dans le réseau subventionné a été porté à 5,170 km ; la dépense à faire pour l'exécution et l'entretien pendant 10 ans s'élève à 18 955 F ; le conseil délibère comme suit :

  • article 1 : tout habitant chef de famille ou d'établissement à titre de propriétaire, de régisseur, de fermier ou de colon partiaire porté au rôle des contributions directes de la commune de Montory aura à fournir en 1869 :
  1. Pour sa personne et pour chaque individu mâle, valide, âgé de 18 ans au moins et de 60 ans au plus, membre ou serviteur de la famille résidant dans la commune,
  2. Pour chacune des charrettes ou voitures attelées et en outre pour chacune des bêtes de somme, de trait, de selle au service de la famille ou de l'établissement dans la commune,

une prestation de 3 journées à employer, savoir 3 journées sur les chemins vicinaux ordinaires.

  • article 2 : l'imposition ci-dessus sera comprise au rôle général de la commune pour 1869.

En 1869, le conseil demande au Préfet d'autoriser la commune à poursuivre celle de Lanne pour la contraindre au remboursement de 80 F (5 F par an et par cabane) représentant les sommes perçues par elle pour les exercices de 1865, 66, 67 et 68 pour concession de cabanes sur les communaux de Montory dans le Barlanès (Montory est propriétaire depuis le 7 avril 1865 de 1/6 du Barlanès). Onze habitants de Lanne ont usurpé 3 676 a 35 ca dans le Barlanès ; 8 usurpateurs ont reconnu leur mal fondé et se sont engagés à payer le montant des estimations ; le conseil est d'avis d'actionner devant les tribunaux les 3 récalcitrants. Le Garde Général des Forêts à Oloron autorise à introduire pendant 5 ans dans la forêt communale les bêtes à laine (les chèvres exceptées) à condition que les propriétaires versent dans la caisse communale :

  • 5 centimes par tête pour les habitants qui possèdent de 1 à 10 bêtes à laine
  • 10 centimes par tête pour les habitants qui possèdent de10 à 25 bêtes à laine
  • 15 centimes par tête pour les habitants qui possèdent de 25 à 50 bêtes à laine
  • 20 centimes par tête pour les habitants qui possèdent de 50 à 100 bêtes à laine

ou pour simplifier une taxe unique de 10 centimes par tête comme adopté par Issor. Le conseil demande que la taxe de 5 centimes pour tous soient maintenus.

En 1870 : la France déclare la guerre à la Prusse. Le 4 septembre, Napoléon III déchu : proclamation de la 3ème république. Le conseil est d'avis que les écobuages des pâturages communaux du quartier Mailhordoqui aient lieu sur les terrains non soumis au régime forestier ; les jours où cette opération devra s'effectuer seront fixés et arrêtés entre le maire de Montory et le chef du cantonnement ; les hommes chargés de diriger et contenir les flammes devront strictement se conformer aux conditions stipulées dans le rapport des agents forestiers. Le conseil ne croit pas devoir donner suite au projet d'élargissement (ce chemin pratiqué par 3 ou 4 particuliers pour le passage des bestiaux et le transport de la fougère par charrette a une largeur suffisante de 3,50 m) du chemin rural dit de la fontaine de Gacherieu et concède au sieur Casabonne le lopin de terre de 1 a 18 ca pour le prix de 2,50 F. Le conseil est d'avis qu'il soit procédé à la mise en ferme de l'ancienne carrière d'ardoise située au quartier Chuste de la forêt communale de Montory par voie d'adjudication publique. Elections municipales : Cabana-Salenave, maire en remplacement de Casabonne, démissionnaire. Le conseil vote la somme de 2 894,76 F pour le montant de la dépense à supporter par la commune, pour l'habillement, l'équipement et la solde pendant 3 mois des hommes faisant partie de la garde nationale mobilisable.

En 1871, signature de l'armistice. La France perd l'Alsace et la Lorraine et doit payer un tribut de 5 milliards de francs.

  • Constitution : régime parlementaire à 2 chambres (Députés élus pour 4 ans au suffrage universel masculin et Sénateurs élus par un collège départemental et renouvelables par tiers tous les 3 ans) et Président de la République élu pour 7 ans.
  • Elections pour élire les députés : député Michel Renaud, républicain. Elections pour élire le conseiller général : le Comte de Montréal, élu dans le canton de Tardets.

Le conseil autorise le sieur Cachau Dominique à construire une cabane (pour le logement de ses pâtres et pour la confection du fromage) dans le canton Isiburie situé au quartier Barlanès. Le conseil autorise le Maire à accorder au sieur Capdevielle Pierre la concession perpétuelle de 6,30 m2 au prix de 94,50 F. Le conseil demande au Préfet l'autorisation de faire paître les bêtes à laine dans la forêt de Haux (dans laquelle Montory exerce le droit de pacage) pour 5 ans. Le tribunal confirme que l'ardoisière est propriété de Montory. Le conseil vote une somme de 175,19 F (idem pour Barcus) pour frais de procès contre Lanne.

En 1872, élections législatives partielles : député, Chesnelong, royaliste. Le conseil demande l'autorisation de mettre en vente aux enchères 35 vieux chênes et de jeunes pieds dans un canton incendié du bois de Barlanès : mise à prix, 125 F. Haux ne payant pas de redevance pour les pacages à Montory, le conseil est d'avis que les propriétaires qui font pacager leurs bêtes à laine dans la forêt de Haux ne paient la redevance à Haux. Le conseil décide qu'une 4ème journée de prestations sera affectée pendant l'année 1873 à l'achèvement des chemins vicinaux ordinaires. Le conseil demande au Préfet que le conseil général prévoit des fonds pour le bureau de bienfaisance (actuellement, celui-ci verse 2 fois par an 12 ou 15 F à 30 personnes et en élimine une trentaine).

En 1873, le conseil approuve la décision de la commune de Haux de procéder au déclassement du chemin vicinal ordinaire dit de Héguia, à condition que la nouvelle voie aboutisse au chemin de petite communication n° 2 de Montory. Le conseil est d'avis que le sieur Brac Joseph, cordonnier, n° 6 de la liste de tirage du canton de Tardets soit dispensé à titre provisoire du service militaire comme soutien de famille (mère malade et paralytique). Le conseil autorise le sieur Périssé Félix dit Ibarroule, à construire un moulin à farine dans sa propriété. Différends entre Haux et Montory au sujet de la Serre de Haux, entre Lanne et Ste-Engrâce au sujet du Benhou, Issarbe, Espeldoy, Lataillade et Suscousse (1 200 ha), entre Arette et Lanne au sujet de Ayduc.

En 1874, loi interdisant d'employer des enfants de moins de 12 ans. Le conseil vote la somme de 6 F pour procéder au renouvellement des tables de la matrice cadastrale. Le conseil vote une somme de 400 F pour frais de construction d'un mur destiné au jeu de paume et appropriation de la place où ce mur doit être élevé. Le conseil vote une somme de 6,02 F pour le Directeur des Contributions de la matrice générale (401 articles à 1,5 centime l'article). Elections municipales : Cabana Pierre, maire et Capdevielle J. Pierre, adjoint. Le conseil autorise Périssé Magdeleine à construire une cabane au lieu-dit Ourdaburu. Le conseil demande que la coupe ordinaire de 1874 ne soit pas martelée (coupes de bois de plusieurs années non vendues). Le conseil est d'avis que le sieur Chaldu Pierre, n° 78 de la liste de tirage du canton soit dispensé à titre provisoire du service militaire comme soutien de famille (mère ayant des problèmes des voies respiratoires). Le conseil demande à classer dans le réseau subventionné le chemin n° 2 entre Montory et Haux d'une longueur de 2 670 m (les chemins vicinaux ordinaires actuellement classés dans le réseau subventionné sont le n° 6 dit de Baqué, 4 520 m et le n° 6 dit du fond du village et de Casenave, 650 m). Il vote aussi une 4ème journée de prestations pour la période 1775 à 1783. Le conseil supplie l'autorité supérieure de bien vouloir lui faire obtenir le renouvellement de l'autorisation de faire paître les bêtes à laine dans les cantons défensables des bois du Barlanès pour une période de 5 ans. Le conseil n'est pas d'avis que la route départementale n° 8 d'Oloron à Mauléon soit déclassée et mise au rang de chemin de grande communication dont l'entretien serait à la charge de la commune et monopoliserait toutes les prestations. Le Préfet a informé le Sous-Préfet qui informe le maire que la commune de Lanne a voté une somme de 560,13 F pour payer à la commune de Montory les condamnations prononcées à son profit par jugement du tribunal d'Oloron du 25 mai 1870.

En 1875, le conseil demande l'autorisation de procéder à la vente aux enchères publiques d'un terrain de 35 a situé à Huntcharie, mise à prix : 160 F.

En 1876, le conseil demande l'autorisation de vendre au sieur Sécalot Jean, laboureur à Lanne, un lopin de terre au quartier Barlanès, section Edre. Le conseil autorise le sieur Biscouby Simon à mettre le feu dans les quartiers Chuste et Ordaburu situés dans le rayon prohibé de la forêt communale dans le but de détruire les ronces et "tuies" nombreuses qui nuisent à la végétation. Le conseil demande que le tracé du chemin rural n° 6, dit de Baqué au quartier Erretçu, reliant le bourg de Montory à Castillon, section de Barcus, soit modifié en raison de son très mauvais état et de son entretien très difficile (nouveau tracé par Goïty, Goyhenne et Lassalle). Elections sénatoriales : Daguenet. Elections législatives : circonscription de Mauléon, député, Harispe (neveu du maréchal) et réélu en 1877.

En 1877, le conseil autorise le maire à concéder à perpétuité au sieur Althabe Jacques, officier, chevalier de la légion d'honneur, la surface de 10 m2 au prix de 15 F le m2 pour la fondation de la sépulture de ses aïeux. Le conseil autorise le sieur Gabaston-Iriart à opérer un écobuage dans le quartier Ordaburu. La soeur Sigismonde, fille de la Croix est directrice de l'école libre. Le conseil sollicite l'autorisation de procéder à une coupe de bois de 1 000 stères dans le quartier de l'ardoisière, dit Aygonce, pour faire face aux dépenses occasionnées par le procès de Lanne. Le conseil demande qu'une étude soit faite pour un tracé de ligne de chemin de fer jusqu'à Mauléon à partir d'un embranchement sur la ligne Puyoo-St-Palais (ressources locales nombreuses et industrie de la sandale en plein essor). Le conseil sollicite de l'administration, le renouvellement pour 5 ans du droit de parcours dans la forêt communale de Haux et cela gratuitement. Le conseil sollicite de l'Etat un secours qui lui permette de restaurer (les dépenses sont estimées à 4 100 F et la commune ne peut supporter plus des 2/3 de la dépense) suivant le plan dressé par l'agent voyer de Tardets, la maison d'école communale (actuellement, le local beaucoup trop petit doit contenir 90 élèves entassés sur une superficie de 30 m2). Le conseil sollicite l'autorisation de procéder à la vente d'un lopin de terre communal de 5 a 53 ca au quartier Lapixe en faveur de Mirande Jean, cultivateur. Le conseil décide de supprimer la 4ème journée de prestations qui avait été votée en vue d'obtenir une subvention proportionnée au montant de cette 4ème journée (l'administration n'ayant versé que 13 F sur les 800 attendus). Le conseil demande l'autorisation de procéder à la vente aux enchères des arbres (aunes, coudriers, aubépines) du quartier Lyciague. Le sieur Grangé Jean, forgeron, demande la concession d'un lopin de terre bordant le chemin vicinal n° 4 et situé contre la maison Laporte pour construire une borde. Le conseil vote un crédit de 127 F pour acheter une table inclinée avec banc et cases (30 F) pour l'école de garçons et un poêle (50 F) et une pendule (47 F) pour l'école de filles.

En 1878, élections municipales : Cabana Pierre, maire et Capdevielle J. Pierre, adjoint. Effectif de l'école de garçons : 42 garçons de familles aisées payant un taux de rétribution scolaire de 8 F / an ou 1,25 F / mois et 47 indigents amenant une contribution communale de 4,40 F / an. Le conseil est d'avis de placer à l'hospice de Mauléon l'infortuné Jean Loutre, idiot de naissance, enfant naturel abandonné de sa mère partie pour les Amériques et qui s'est fracturé une cuisse ; le conseil s'engage à payer à l'hospice 75 c par jour jusqu'à sa guérison.

En 1879, suite à la rectification du chemin de Baqué, 2 propriétaires ont accepter de céder les terrains à l'amiable, le 3ème refuse ce qui oblige le conseil à demander l'autorisation de requérir l'expropriation auprès du tribunal. Le sieur Darhampé a légué au pays de Soule une somme de 10 000 F pour la construction d'une fontaine avec abreuvoir à la source dite d'Ahusquy, somme exigible dès une meilleure viabilité du chemin y conduisant ; le conseil n'est nullement intéressé à la construction d'une route menant à la fontaine d'Ahusquy mais ne s'oppose nullement à ce que le pays de Soule accepte le legs. La loi du 1er janvier 1878 portant création d'une caisse spéciale pour l'établissement et l'amélioration des bâtiments scolaires, le conseil décide la construction d'une salle d'école pour les garçons et la réparation du bâtiment communal de l'école actuelle pour le logement de l'instituteur : coût de l'opération, 9 600 F (2 000 F sur les fonds de la commune, 4 000 F de matériaux de construction fournis par la commune et 3 600 F de subventions du conseil général et du ministère). Legs de 100 F pour les pauvres de la commune. Le conseil demande au Préfet d'accorder 150 F au bureau de bienfaisance pour venir en aide aux 33 pauvres (à cause d'un temps pluvieux et extraordinaire). Le conseil demande l'autorisation de vendre à l'amiable au sieur St Martin dit Récalt, un lopin de terre de 4 a 32 ca pour le prix de 50 F. Le conseil est d'avis qu'il n'y a pas lieu d'établir une salle d'asile pour accueillir les enfants de moins de 6 ans car sur 1059 habitants, les 3/4 soit 682 sont disséminés dans les 5 quartiers de la commune et seuls les enfants du bourg où il y a 377 habitants pourraient profiter de la salle d'asile et que déjà aujourd'hui et de tout temps ils sont reçus à tout âge et gratuitement par l'école libre dirigée par 3 soeurs de la Croix. Le conseil supplie l'autorité supérieure de bien vouloir lui faire obtenir le renouvellement de l'autorisation à faire pacager pendant 5 ans les bêtes à laine dans les cantons défensables des bois du Barlanès soumis au régime forestier. Suite à l'arrêté préfectoral relatif à la rectification du chemin vicinal ordinaire dit de Baqué autorisant la prise de possession de terrains, le conseil autorise le maire à effectuer les paiements pour une somme totale de 1 451,18 F de terrains et indemnités de clôtures.

En 1880, le conseil autorise le maire à acquérir le terrain de 12 a près de la maison Sarthou pour la somme de 1 500 F et destiné à la construction de l'école de garçons. Dépenses pour l'instruction primaire pour 1881 pour l'école de garçons (traitement de l'instituteur, 1 200 F ; taux de rétribution scolaire pour 42 garçons payable par les familles aisées, 8 F / an ou 1,25 F / mois ; la rémunération due par les 44 élèves indigents, 4 F / an ou 0,40 F / mois), pour l'école de filles (l'école libre fondée en 1857 par feu Marquette, curé à Montory, sous la direction des soeurs de la Croix est entièrement gratuite pour les élèves de la commune et présente toute garantie aux familles), et pour le cours d'adultes (chauffage et éclairage, 20 F ; indemnité de l'instituteur, 90 F). Le conseil sollicite une subvention de 6 000 F auprès de la caisse des maisons d'école (loi du 1er juin 1878) pour la création d'une école de garçons. Le conseil autorise le sieur Althabe Jean, cultivateur, à construire une cabane dans le rayon prohibé de la forêt communale, dans le canton Ayceburia, lieu-dit Cuylarou. Le conseil et les plus imposés de la commune vote l'emprunt à la caisse des maisons d'école d'un capital de 6 000 F remboursable en 31 ans et une imposition extraordinaire de 8 c additionnels au principal des 4 contributions directes pendant 31 ans. Toute commune de plus de 500 âmes est tenue d'avoir une école spéciale de filles (loi du 10 août 1867) : le conseil supplie le Préfet pour faire obtenir, si la nomination d'une soeur de la Croix comme institutrice communale est chose impossible du conseil départemental, la dépense d'entretenir une école publique de filles. Le conseil est d'avis que le sieur Chouvac Jean, n° 3 de la liste du tirage du canton de Tardets soit dispensé à titre provisoire du service militaire comme soutien indispensable de famille (6 enfants et père infirme). Le conseil vote, au profit des sieurs Sécalot, Mouré, Pourailly et Thamtham, la vente des parcelles de terrains au quartier Edre pour 280 F. Le conseil est d'avis qu'il est impossible à la commune de Montory de contribuer à la dépense que peut nécessiter la contribution du chemin de fer pour la ligne St-Martin-Autevielle à Mauléon, vu les dépenses considérables dans lesquelles s'est engagée la commune. Le conseil établit une 4ème journée de prestations pour autant d'années que les fonds votés par la loi du 12 mars 1860 permettront à la commune d'obtenir chaque année une subvention qui réponde à ses besoins et dès que cette subvention ne serait plus accordée la 4ème journée n'ayant plus raison d'être sera supprimée. En exécution de la loi du 6 juillet 1880 relative à la "célébration du plus bel anniversaire de l'histoire de France", le 14 juillet est déclaré Fête Nationale, le conseil demande l'ouverture d'un crédit additionnel de 110 F pour payer les fournisseurs de la fête populaire ("que du 14 juillet 1789 date l'émancipation de l'humanité et apparaissent les droits de l'homme") : 200 litres de vin pour le bal à 90 F, salaire des 2 ménétriers à 10 F, confection d'un drapeau à 6 F, illumination de la mairie à 4 F). Le conseil demande que le maire soit autorisé à vendre au sieur Pontaut Pierre, dit Thamtham, aubergiste, commerce de laine et boucherie, un terrain de 96 ca au prix de 60,95 F pour agrandir sa basse-cour. Le conseil autorise le maire à accorder au sieur Capdevielle Pierre, propriétaire, une concession de terrain (11,79 m2 au prix de 176,85 F) dans le cimetière pour fonder la sépulture de sa famille. A partir de 1880, usines d'espadrilles à Mauléon ; de 1850 à 1880, la fabrication se faisait à domicile et la production s'écoulait en Argentine et Uruguay.

En 1881, élections municipales : maire, Jean-Pierre Capdevielle, adjoint, Poutz Arnaud. Le conseil décide que la 4ème journée de prestations soit maintenue et que la totalité de la subvention soit affectée à l'achèvement des travaux du chemin vicinal n° 6. Le conseil est d'avis que le sieur Biscouby Simon, propriétaire, soit autorisé à reconstruire la cabane (autorisation déjà accordée en 1864) dans le rayon prohibé de la forêt communale au canton de Chuste. Le conseil est d'avis que les sieurs Elissagaray Pierre et Gorge Pierre, n° 98 et 22 de la liste du tirage du canton de Tardets soient dispensés à titre provisoire du service militaire comme soutiens indispensables de famille (petits propriétaires peu aisés qui retirent à grand peine de leur domaine de quoi pourvoir à leur subsistance et dont les pères sont, l'un estropié d'une jambe, l'autre amputé d'un bras). Le conseil est d'avis que le sieur Ibarroule Luc, dit Magnou, propriétaire, soit autorisé à reconstruire une cabane (autorisation déjà accordée en 1872) dans le rayon prohibé de la forêt communale. Le conseil est d'avis d'adopter les propositions de Mrs les agents forestiers de suspendre les coupes de bois ordinaires dans la mesure où la forêt ne disposant pas de voies de vidange ne se trouve pas dans des conditions d'aménagement et d'exploitation régulière. Le conseil est d'avis que la commune de Montory n'est point intéressée, ni pour les besoins de l'approvisionnement, ni pour ceux du commerce de foire à Barcus (qui désirerait l'établissement de 2 foires). Le conseil délibère qu'il proteste énergiquement contre la prétention émise par la majorité de la commission syndicale du pays de Soule et qu'il se refuse à concourir au paiement des dettes du syndicat (les 43 communes syndiquées du pays de Soule sont copropriétaires de 15 000 ha de communaux comprenant des pâtures, bois et montagnes avec cayolars et droits de propriété). Le conseil approuve les plans et devis du pont de Larrive et décide que les travaux seront financés à 30 % par la commune soit 870 F et émet le voeu que cette contruction se fasse le plus tôt possible, le pont menace ruine et n'est qu'un danger permanent pour les passants. Le conseil vote l'amodiation pour 9 ans de l'ardoisière sise à Chuste (le bail de 9 ans et pour 200 F / an souscrit par le sieur Dastugue Jean est expiré) et prie le Préfet et l'administration forestière de bien vouloir l'y autoriser. Election d'un délégué et d'un suppléant pour les élections sénatoriales. Elections législatives : Théodore Pradet-Balade, républicain. Elections cantonales .

En 1882, dépenses de l'instruction primaire pour l'année 1883 ; la construction de la maison d'école est achevée ; le taux de rétribution scolaire est supprimé ; l'école libre de filles est dirigée par soeur Raphaëlie. Le conseil vote une subvention de 312 F en faveur de la fabrique. Le conseil est d'avis que la commune n'est point intéressée à la création d'une nouvelle école de filles et émet le voeu que l'école des Soeurs soit rendue communale. Le conseil joignant ses pressantes instances à celles de la commission syndicale du pays de Soule supplie M. le Président de la République de vouloir bien autoriser gratuitement et sans taxe le pacage des bêtes à laine dans toutes les forêts du pays de Soule. Le conseil supplie le gouvernement français de ne se prononcer en faveur d'aucun des projets de chemins de fer internationaux à travers les Pyrénées présentés jusqu'au jour où les études du chemin de fer passant par le col d'Ourdaïté auront été complètement terminés. Le conseil est d'avis que soit accordée à Jean-Pierre Ayhens l'autorisation de maintenir une cabane déjà construite dans le rayon prohibé de la forêt communale. Le conseil désigne, après vote, 4 conseillers municipaux constituant la commission municipale scolaire chargée de surveiller et d'encourager la fréquentation des écoles. Le conseil vote la création d'une caisse des écoles et une somme de 45 F pour l'alimenter. Nomination après vote du délégué de la commission syndicale du pays de Soule. Le conseil vote la somme de 225 F pour ses chemins vicinaux et désigne le chemin vicinal n° 1 dit de Casamajou pour être amélioré en 1883. Le conseil demande que la commune de Barcus paie à celle de Montory la somme de 1 400,89 F représentant les frais de procès fait conjointement contre la commune de Lanne et payés intégralement par Montory. Les conseillers municipaux ont le droit d'élire leur maire (auparavant, ils étaient nommés par le Préfet et avant par le Roi).

  • Jules Ferry institue l'école primaire gratuite, obligatoire et laïque. Création de lycées et de collèges pour les jeunes filles.
  • Elections sénatoriales : Michel Renaud.

En 1883, la loi du 28 mars 1882 prévoyant la création d'un poste d'instituteur adjoint quand il est établi qu'une école primaire reçoit plus de 80 élèves, le conseil demande la création d'un poste d'adjoint dans l'école primaire publique de garçons (la maison d'école nouvellement construite est parfaitement disposée à assurer à l'adjoint un logement convenable). Le conseil est d'avis que le sieur Cabana Pierre n° 41 du canton de Tardets soit dispensé, à titre provisoire, du service militaire comme soutien indispensable de famille (père infirme de naissance et mère de constitution délicate et maladive). La 4ème journée de prestations ne peut plus être votée ; le conseil vote pour 1884 cinq centimes extraordinaires représentant la somme de 215, 05 F en vue de faire profiter la commune du bénéfice de la loi du 12 mars 1880 (subventions aux communes). Les ressources (340 F) seront consacrées aux travaux de reconstruction du pont de Larrive et le reste à l'amélioration du chemin vicinal ordinaire n° 1 dit de Casamajou. Constitution d'un réseau subventionné de chemins vicinaux classées en 3 catégories selon l'ordre d'urgence de leur exécution : 1° le chemin de Casamajou, 2° le chemin dit de Borde-Rospide (3 000 m) partant du chemin n° 4 appelé fond du village et Casenave à l'endroit dit le Bosquet et aboutissant à la commune de Lanne, au quartier Barlanès, 3° le chemin de Bégousse (1 000 m) donnant accès au quartier du même nom et à une carrière de pierres. Le conseil approuve le projet présenté par les ingénieurs des Ponts et Chaussées pour les travaux de réparations des chemins vicinaux ordinaires n° 1 et 6 (717 F dont 30 % à la charge de la commune). Le conseil est d'avis que l'autorisation de maintenir une cabane dans le rayon prohibé de la forêt communale soit accordée aux sieurs Pierre Cabana et Pierre Ayhens. Le conseil vote la vente de 2 lopins de terre en nature de pâture sis au quartier Laphitza, l'un au sieur Labourdette-Baygory de 18 a 84 ca pour 150 F et l'autre à Talou Pierre de 15 a pour 140 F. Le conseil vote un crédit de 20 F pour subvention au comice agricole de Mauléon-Tardets. Le conseil est d'avis de reprendre la procédure de partage des biens indivis (suite à la lettre du Sous-Préfet demandant de créer des ressources pour acquitter la part contributive de la commune soit 1 761,11 F dans les dettes du Syndicat de Soule s'élevant à 39 126, 26 F réparties entre les 43 communes composant le syndicat proportionnellement au principal de leur 4 contributions directes) et que la commune de Montory donne son adhésion aux opérations déjà faites dudit cantonnement.

En 1884, le conseil est d'avis que le maire soit autorisé à procéder à la vente de la coupe de Huncharia pour payer la maison d'école et la dette du Syndicat de Soule. Elections municipales : Althabe Dominique, maire et Pontaut Arnaud, adjoint. Le conseil se rallie de tous points aux voeux exprimés par la Chambre de commerce de Toulouse et demande : 1° la construction du chemin de fer de St Girons à Lérida par le port de Salau, 2° l'exécution simultanée du chemin de fer de Paris à Madrid par Mauléon et Roncal avec un embranchement projeté entre Oloron et Tardets. Le conseil sollicite de la bienveillance de M. le Ministre de l'Intérieur un secours de 300 F pour le Bureau de Bienfaisance pour venir en secours aux 26 indigents parmi les 1 047 habitants de la commune. Le conseil est d'avis de prier instamment M. le Préfet qu'il veuille bien, en considération des charges accablantes qui pèsent sur les contribuables dont les récoltes ont été cette année détruites par la grêle, dispenser la commune de Montory de la création d'une école publique de filles et permettre aux Soeurs de la Croix qu'elles rouvrent la leur dans notre commune le 3 novembre prochain en attendant qu'elles se conforment à la nouvelle loi. Le conseil vote la mise en adjudication d'une coupe jardinatoire (arbres de choix) de 2 000 stères pour en affecter le produit au payement de 692,28 F dus à l'entrepreneur de la maison d'école. Déclaration d'ouverture d'une école libre sous la responsabilité de Jeanne Victoire Téberne, en religion soeur Thérèse Adélaïde. Loi Waldeck-Rousseau autorisant les syndicats.

En 1885, le conseil est d'avis que le maire soit autorisé à procéder à la vente aux enchères de la coupe de Huncharria et des vieux chênes des divers quartiers de la commune. Le conseil est d'avis de supplier instamment M. le Préfet qu'il veuille bien rapporter l'arrêté de nomination de Mlle Jeanne Puyou , institutrice communale à Montory, et lui assigner un autre poste. Dépenses des écoles primaires communales pour 1886 : 1° école de garçons, traitement de l'instituteur titulaire et de l'adjoint, 1 950 F, 2° école de filles, le conseil refuse de voter le traitement et l'indemnité de logement de Mlle Puyou. Le conseil est d'avis que tous les terrains non soumis au régime forestier faisant partie de nos communaux du Barlanès soient mis en défens jusqu'au 15 avril prochain, le garde particulier du canton du Barlanès est chargé de l'exécution de la présente décision. Le conseil autorise le sieur Puchin Jacques, propriétaire cultivateur à Montory, co-associé de Superville Jean, à changer l'emplacement de sa cabane de Fontarrabia pour la reconstruire à Maillardoqui pour 9 ans et moyennant le versement de 5 F par an. Le conseil supplie l'autorité supérieure de bien vouloir lui faire obtenir le renouvellement de l'autorisation de faire pacager les bêtes à laine dans les cantons défensables des bois de Barlanès soumis au régime forestier. Elections de 2 délégués pour les élections sénatoriales. Le conseil est d'avis que le sieur Superville François, n° 26 de la liste du canton de Tardets soit dispensé, à titre provisoire, du service militaire comme soutien indispensable de famille (père octogénaire). Le conseil vote la vente de 4 lopins de terre au quartier Edre aux sieurs Maunas Paul, Las Planas, de 42 a 42 ca pour 488 F, Matheü Pierre, Cousté, de 5 a 13 ca pour 59 F, Sécalot Jean, de 8 a 67 ca pour 124 F, Choy Jean, de 2 a 52 ca pour 29 F. Le conseil estime qu'il y a lieu de déclarer, chemins vicinaux, (il en existe déjà 6) les chemins de Borde-Rospide (n°7), de Bégousse (n° 8) et de Lapitxe (n° 9) et d'en fixer la largeur à 4,50 m. Le conseil est d'avis que l'autorisation demandée par le sieur Souléguiou Jean de maintenir une cabane dans le rayon prohibé de la forêt communale soit accordée pour 9 ans et 5 F par an. Déclaration d'ouverture d'une école primaire libre par Mlle Téberne Jeanne Victoire, en religion soeur Thérèse-Adélaïde, fille de la Croix. Le conseil estime qu'il y a lieu de déclarer chemins vicinaux et de fixer leur largeur à 3 m : 1° le chemin public de Borde-Rospide, 2° de Bégousse, 3° de Lapixe. Le conseil est d'avis que le chemin n° 1, dit d'Erretçu soit rectifié le plus tôt possible à la côte de Carrère (les inondations de cette année ont rendu un tournant escarpé tout à fait impraticable et un grand nombre de propriétaires ont leurs fougeraies dans ce quartier et aucune autre voie pour les exploiter). Choléra en Espagne, crue du Saison, élections sénatoriales : Plantié et législatives : Harispe.

En 1886, demande d'autorisation quinquennale de parcours des bêtes à laine dans les pâturages du pays de Soule où paissent environ 8 000 brebis : le conseil demande (cette délibération a été annulée) que le Président de la République autorise les habitants des 43 communes à faire paître les bêtes à laine gratuitement et sans taxe et que les propriétaires de cayolars acquittent 3,50 F par tchoïx (la part contributive des cayolaristes serait estimée à 2 100 F) qui se compose :

  • d'environ 40 brebis laitières de début mai à fin octobre.
  • de 20 à 25 agneaux de l'année pendant 40 jours (15 juin au 15 juillet).
  • d'environ 20 agneaux mâles et femelles de 2 ans et moutons de plus de 2 ans pendant 2 mois.

Dépenses des écoles primaires communales pour 1887 : 1° école spéciale de garçons : traitements de l'instituteur titulaire et de l'adjoint 1950 F, 2° école spéciale de filles : refus de voter le traitement et l'indemnité de logement de Mlle Puyou ; total des ressources ordinaires : 405 F et subventions de l'Etat : 1545 F. Le conseil est d'avis que les sieurs Jean Bergeras (meunier) et Jean Salthun (laboureur) n° 27 et 77 de la liste du canton de Tardets soient dispensés à titre provisoire du service militaire comme soutiens de famille. Le conseil est d'avis de ne rien payer pour le compte du syndicat de Soule et demande que les biens indivis de la Soule soient partagés et une fois le partage consommé de prendre à la charge de la commune de Montory la portion de la dette qui lui incombera par rapport au lot à elle dévolue ( 2 propriétaires seulement jouissent des biens du syndicat et les dettes ne doivent pas être proportionnelles au nombre d'habitants des communes, Montory ayant une population importante). Le conseil est d'avis d'approuver le projet de rectification de la côte de Carrère au chemin vicinal n° 1 dit de Casamayou pour la somme de 800 F. Déclaration d'ouverture d'une école libre de filles par Mlle Dabancens Marie-Elise, soeur Sébastine-Amélie confirmée par lettre du Préfet pour le 22 octobre prochain. Le conseil délibère qu'il y a lieu d'accueillir favorablement la déclaration des cayolaristes ( propriétaires de Burustola, Harlucia et Olhadébia) et de leur accorder à l'amiable et de gré à gré par le syndicat de Soule qui en doit le remboursement à titre d'indemnité (un décret de M. le Président de la République leur ayant imposé une terre pour l'introduction de leurs bêtes à laine dans ces forêts). Legs de Jacques Althabe aux pauvres de Montory, 50 F / an.

En 1887, ouverture de la ligne de cheminde fer, Puyoo-Mauléon. Elections cantonales : à Tardets, M. D'Etchandy. Le conseil vote la vente de gré à gré de 4 terrains communaux aux sieurs Fondeville Jean dit Borde-Rospide de 1 ha 51 a 60 ca pour 454 F, Haristouy Jean-Pierre dit Arhale de 6 a 78 ca pour 45 F, Baygorry Jean dit Labourdette de 28 a 73 ca pour 130 F, Puchin Jacques dit Bigné de 1 ha 07 a 60 ca pour 240 F, servant à payer M. Barrère, entrepreneur, pour tout reliquat d'une somme de 692,28 F. Le conseil vote la vente aux enchères d'une coupe de bois de chauffage dans la partie en réserve du bois de Huncharie non soumis au régime forestier. Le conseil prie l'administration qu'elle donne un avis favorable afin que M. Mendiondou consente à la réduction du loyer du logement de l'institutrice publique de 170 à 60 F et en cas de refus, que la commune soit autorisée à installer l'école laïque dans un nouveau local (depuis le départ de la douane, il y a à Montory des maisons à louer convenables). Le conseil est d'avis que la commune soit autorisée à vendre par adjudication aux enchères publiques (et non de gré à gré) les 4 parcelles de terrains désignés ci-dessus aux mises à prix suivantes : parcelle n° 1, 280 F ; n° 2, 454 F ; n° 3, 50 F et n° 4, 130 F. Legs de 50 F de Anne Fondeville, épouse Superville, pour les pauvres de Montory. Le conseil prie le Préfet de vouloir bien faire obtenir au Bureau de Bienfaisance un secours qui augmentera d'autant (400 F) les revenus ordinaires pour secourir les 26 indigents inscrits sur la liste. Dépenses des écoles primaires communales pour 1888 : 1° école spéciale de garçons : traitement des 2 instituteurs, titulaire et adjoint, 1950 F. 2° école spéciale de filles : traitement de l'institutrice, 700 F. Loyer de l'école de filles, 100 F. Total des dépenses, 2750 F. Recettes : 1° imposition spéciale de 4 centimes additionnels au principal des 4 contributions directes, 173,38 F. 2° Prélèvements du cinquième sur les revenus communaux ordinaires, 218, 55 F. Il est demandé du département ou de l'Etat une subvention de 2 258,07 F. Le conseil sollicite le renouvellement de l'autorisation de parcours, pour une nouvelle période de 5 ans, dans les bois de Haux. Le conseil est d'avis que le chemin dit de Borde-Rospide soit rectifié le plus tôt possible après la maison de Pontaut Arnaud, à la côte de Borde-Rospide. Le conseil est d'avis qu'il est nécessaire d'avoir un second garde-champêtre et fixe à 50 F son traitement, distrait de celui existant (devenu vieux et pouvant difficilement parcourir les quartiers les plus élognés). Le conseil est d'avis d'accepter le legs de Anne Fondeville : maison et les 2 jardins attenants à affecter à un presbytère à l'usage exclusif du curé desservant la paroisse et à payer à Geneviève Pacheu, veuve de Pierre Haristoy et épouse en secondes noces du sieur Piere Ayhens, la somme de 2 260 F.

En 1888, Le conseil vote la somme de 63,60 F pour désintéresser M. Lévy, architecte de la maison d'école. Le conseil approuve la demande formée par le conseil de fabrique pour contraindre divers particuliers au paiement de la taxe sur les chaises de l'église (établie par délibération du 29 août 1886) et prie l'administration supérieure d'accorder à la fabrique l'autorisation, par elle sollicitée, d'ester en justice contre les récalcitrants. Le conseil approuve le bail fait avec M. Mendiondou (propriétaire de l'immeuble occupé en partie par l'école laïque de filles) de ramener le prix du loyer de 170 à 90 F pour 3 ans. Suite au legs Fondeville et afin d'alimenter la caisse communale, le conseil vote une imposition (de 0,0375 calculés sur le prix du centime, le franc de 1888 qui est de 43,3834) devant produire la somme de 1 621,75 F, somme égale au capital à emprunter et à celle servant à l'amortissement. Le conseil nomme le sieur Rachou, fossoyeur (métier exercé de père en fils sans que leur position eût été régularisée) de la commune de Montory avec un traitement annuel de 40 F. Le conseil prie le Préfet d'insister de tout son pouvoir auprès de la compagnie du Chemin de fer du Midi pour que le train partant de Mauléon à 9h 15 (ne s'arrête pas près de 3h à Autevielle pour n'arriver à St-Palais qu'à 13h) continue son trajet sans interruption pour arriver à St-Palais à 10h 30 du matin. Le conseil refuse de voter la somme de 68,60 F incombant à la commune de Montory pour sa part contributive dans une dépense totale de 1 448,92 F, reliquat de la contribution foncière et de la main morte de 1885 restant dues par le syndicat du pays de Soule (Montory a une population de 1 047 habitants et 3 propriétaires seulement sont usufruitiers du parcours du pays de Soule). Le conseil vote un crédit de 25,64 F pour payer les frais d'impression occasionnés pour les élections départementales de 1886 et communales de 1888. Election de 4 délégués de la commission chargée de surveiller et d'encourager la fréquentation scolaire. Le conseil est d'avis d'approuver le projet de rectification du chemin vicinal ordinaire n° 7 dit de Borde-Rospide et décide que les ressources nécessaires pour faire face à la dépense s'élèvent à 700 F. Suite à la lettre du Préfet, le conseil considère que la situation scolaire actuelle de la commune ne laisse rien à désirer et est d'avis de la maintenir telle qu'elle est. Le conseil estime qu'il y a lieu de déclarer chemin vicinal, le chemin rural de Laphitze allant de la route de Mauléon à Oloron vers les hameaux de Lanne (ce chemin correspond à partir de la route à un point appelé col Haritchelhar au chemin de Barcus). Le conseil est d'avis qu'il soit procédé aux travaux de rectification sur la côte de Laborde faisant partie du chemin vicinal ordinaire n° 7. Le conseil prie l'administration supérieure d'autoriser la commune à reconstruire le pont dit de Hédacq sur le chemin vicinal ordinaire n° 7 pour une somme de 130 F (pont emporté par les eaux lors de l'ouragan du 21 octobre 1888). Un crédit de 60 F sera affecté aux réparations désirées à l'acqueduc situé sur le chemin de Lapitze. Elections municipales : Althabe Dominique, maire.

En 1889 , élections sénatoriales : Plantié, républicain. Elections législatives : Louis Etcheverry, bonapartiste, invalidé et réélu en 1890. Louis Barthou, républicain, élu à Oloron. Des prix sont attribués aux meilleurs élèves. Le conseil autorise le sieur Ayhens Jean à abattre 2 hêtres dans la forêt communale de Bagoule pour effectuer des réparations urgentes dans sa cabane, lequel versera 5 F à titre d'indemnité. Le conseil prie l'administration supérieure d'autoriser la commune à payer, sans purge d'hypothèques préalable, aux sieurs Candalot Joseph et Escarain Jean-Pierre la valeur des lopins de terre (81 ca à 20,25 F et 1 a 63 ca à 40,75 F) cédés par eux pour la rectification de la côte de Laborde. Le conseil décide qu'il sera procédé dans le plus bref délai à la rectification de la côte de Halçondo sur le chemin vicinal ordinaire n° 5 (chemin impraticable, raviné par les eaux suite à l'ouragan du 21 octobre dernier). Le conseil émet le voeu pressant que les agents du service vicinal soient invités à soumettre à l'examen du conseil municipal un projet de construction du chemin qui, du bourg de Montory en passant par la maison Lassalle, irait se raccorder à l'extrémité de celui dont la commune de Barcus poursuit l'achèvement jusqu'à la maison Khimber au pied de la montagne d'Erretçu et ferait communiquer la vallée du Joos à celle du Saison. Dépenses de l'instruction primaire : école de garçons, traitement des 2 instituteurs 2 000 F ; école de filles, traitement de l'institutrice 950 F et location de la maison d'école 90 F. Le conseil vote un crédit de 6 F pour frais d'impression occasionnés par le recensement des étrangers en 1 888. Le conseil prie l'administration préfectorale de bien vouloir autoriser la commune à affecter à M. Lassalle-Barrère de Laas, la somme de 817,14 F dans la production des plans et devis dressés pour la construction de la maison d'école. Le conseil délibère : il sera fait défense aux habitants de Lanne d'introduire leurs bestiaux de quelques espèces que ce soit, à partir de ce jour, dans la commune de Montory. Les gardes-champêtres de la commune seront commis à la surveillance des cantons réservés et auront charge de dresser procès-verbaux contre les délinquants. Le conseil prie l'administration supérieure de vouloir bien dispenser le jeune Pacheu Philippe, n° 7 du tirage dans le canton de Tardets, du service militaire, à titre provisoire, comme indispensable soutien de famille (père infirme, mère âgée, autres enfants en Amérique). Le conseil délibère : il sera payé une taxe de 1,25 F par pile par tout propriétaire étranger demandant la délivrance d'une coupe de fougère communale. Le conseil est d'avis de rejeter la demande du sieur Lanneretonne de Lanne de payer la pile de fougère au même prix que ceux de Montory et d'avoir le libre parcours des bêtes dans les communaux de Montory. Le conseil délibère : l'administration supérieure est priée de vouloir bien faire procéder au classement du chemin partant de la Côte d'Etchart-Capdevielle à sa bifurcation avec le chemin classé dit de Casamajou pour aboutir au ruisseau dit Etcheberrico erreca vers Erretçu et Tardets. Désignation des délégués à la commission chargée de dresser la liste électorale et d'examiner les demandes en inscription. Nomination des répartiteurs (10 titulaires et 10 suppléants). Le conseil prie l'autorité supérieure de bien vouloir accorder à la commune l'autorisation d'ester en justice Périssé Magdeleine afin de faire valoir ses droits sur un terrain usurpé.

En 1890, legs de 10 F aux pauvres, de Marie Pontaut Louhidouye, femme de J.Pierre Fondeville dit Garritch. Le conseil délibère : il sera procédé à la vente aux enchères publiques d'une coupe de bois de chauffage, 1° au quartier Lyciague au lieu dit "en Cloutas", bois soumis au régime forestier. 2° au quartier dit de Huntcharie, bois non soumis au régime forestier. 3° au quartier dit du Luche, au lieu dit "Cot det Cassou", bois non soumis au régime forestier. Le conseil vote sur les fonds libres un crédit de 6,69 F pour frais d'impression relatifs au mouvement de la population et aux élections départementales et législatives de 1889. Le conseil vote sur les fonds libres une somme de 68,30 F représentant la part contributive que la commune de Montory doit au syndicat du pays de Soule. Elections au sein du Conseil de 2 délégués et 1 suppléant pour les élections sénatoriales. Le conseil est d'avis que le sieur Magnou J.Pierre soit autorisé à construire une cabane dans le rayon prohibé de la forêt communale de Montory au canton de Ayçuburie, au lieu dit Couylarou. Le conseil supplie l'autorité supérieure de bien vouloir lui faire obtenir, pour 5 ans de plus, le renouvellement de l'autorisation de faire pacager les bêtes à laine dans les cantons défensables des bois du Barlanès soumis au régime forestier. Le conseil décide une coupe de 500 stères de bois de chauffage de Lyciague à Ordaburu et Chuste (lieu dit "en Cloutas") représentant une somme de 1 000 F permettant de construire, en cas d'incendie, un réservoir au ruisseau dit "de Barcus". Le produit de la coupe de Lyciague donnant une somme inférieure à nos besoins, le conseil décide d'opérer une coupe de bois de chauffage : 1° à la forêt communale dite de Huncharie, non soumise au régime forestier, du lieu dit "en Cap dè la Paloumèro" à "en Cot dè Coustè", de 500 st représentant une somme de 1 000 F environ. 2° à la forêt communale de Luche, non soumise au régime forestier, du lieu dit "Trémbla dè Saüca" à Lyciague au lieu dit "Cot dét Cassou" de 500 st pour 1 000 F environ. Le surplus de la dépense nécessaire serait couvert par une souscription particulière auprès des habitants. Le conseil est d'avis que le sieur Biscouby Simon soit autorisé à construire une cabane dans le rayon prohibé de la forêt communale de Montory au canton de Chuste pour le logement des bergers et la confection du fromage. Le conseil vote un crédit de 90 F destiné à payer les frais d'opérations sur le terrain, de l'Ingénieur Ordinaire de Mauléon, en vue de rectifier la Côte de Halçondo sur le chemin vicinal n° 5. Le conseil prie l'administration supérieure de lever la défense faite aux étrangers d'introduire leur bétail dans les communaux de Montory et autorise la commune à accepter dans ses pacages les bestiaux étrangers moyennant une taxe annuelle de 4 F par bacade (suite à la lettre du maire de Lanne relative à l'interdiction du pacage dans les terrains situés aux confins de Lanne). Face à un grand nombre d'indigents domiciliés à Montory, les membres de la commission administrative du Bureau de Bienfaisance font une demande de secours à l'Etat. Le conseil est d'avis que M. Trouilh Victor échange une pièce de terre en nature de fougeraie lui appartenant située au quartier Arguibelle et une autre de terre en nature de pâturage située au quartier Ourdouxet contre une quantité égale de terrain communal située à proximité de sa propriété ; M. Esprabens, instituteur, sera chargé d'arpenter les terrains à échanger. Compte de gestion du Percepteur. Le conseil prie l'administration supérieure de bien vouloir autoriser la commune à transférer en la salle de la mairie, l'école publique de filles établie actuellement dans la maison Sagarspie, propriété de M. Mendiondou et qui a déjà servi à l'école de garçons (le conseil pouvant se réuunir dans cette salle le jeudi ou le dimanche). Le conseil est d'avis de donner une suite favorable au projet de construction d'une ligne de tramway de Mauléon à Oloron en passant par Tardets et qui traverserait la commune. Le conseil est d'avis que les terrains soupçonnés usurpés soient reconnus et arpentés par un géomètre-expert afin d'en constater la superficie et que les propriétaires coupables d'usurpation soient astreints à payer, après estimation, la valeur des terrains annexés au receveur municipal. Désignation des délégués à la commission chargée de dresser la liste électorale et d'examiner les demandes en inscription. Différend Montory-Barcus-Lanne : 1° déclenchement des hostilités : le 4 septembre 1890, MM. Millacet Simon, Biscouby Simon et Salthun Jean se sont fait rappeler par la commune de Lanne pour prétendue contravention de pacage dans le quartier dit de Lacurde, canton du Barlanès territoire de Lanne. 2° le conseil délibère : a) la commune de Lanne sera appelée à reconnaître le bien fondé des prétentions de Montory en frappant de nullité les procès-verbaux dressés pour délit de pacage le 4 septembre dernier à 3 pasteurs de Montory au lieu dit Lacurde. b) pour régler définitivement cette question de propriété et d'indivision contestées par la commune de Lanne à la commune de Montory sur les terrains du Barlanès, appel sera fait aux tribunaux compétents. c) en conséquence, est demandée à l'administration supérieure l'autorisation d'ester en justice. 3° récapitulation des procès : le cantonnement du Barlanès a été fait, a) par jugement du tribunal d'Oloron du 20/11/ 1845, b) par Arrêt de la Cour de Pau du 24/10/1852 ou 27/09/1862 ? qui attribue à Montory 1/6 du tènement, à Barcus 1/6 et à Lanne 4/6 en réservant les conséquences des prétentions manifestées par Haux, c) par un jugement du tribunal d'Oloron du 28/06/1865, d) par un Arrêt de la Cour de Pau du 14/03/1867 qui en prescrivant au sieur Costes, Expert, d'opérer un bornage (effectué le 29 juillet 1867) entre les communes de Montory, Lanne et Barcus d'une part, comme propriétaires du Barlanès et la commune de Haux d'autre part, prouvent de la façon la plus péremptoire que les terrains du Barlanès sont, non seulement la propriété de Lanne, Montory et Barcus mais encore que toutes y ont un droit d'indivision parfaitement défini. Le conseil est d'avis de donner une suite favorable à la demande présentée par M. Cabana-Salenave Pierre d'échanger 5 chênes lui appartenant, situés au quartier "Es candaüs" (et qui serviraient à secourir les indigents par une distribution de bois de chauffage faite dans le courant de l'hiver) contre un listeau de terre communale attenant à une de ses prairies d'une contenance de 5 ares. Elections des délégués représentant la commune aux élections sénatoriales.

En 1891, le conseil est d'avis que les nommés Gabaston Pierre et Fondeville-Patrap Pierre soient maintenus dans leurs foyers comme soutiens de famille (mères veuves, familles nombreuses et enfants en bas âge). Le conseil de fafrique demande l'autorisation d'accepter les legs de 100 F de Marie Pontaut-Louhidouye, épouse Fondeville-Garritch J.Pierre et de Gracieuse Laporte. La commune de Montory donne son adhésion au tracé de la ligne de tramway entre Oloron et Mauléon, en passant par Montory et Tardets, mais elle n'entend contribuer à ce tracé que par voie de prestations en nature. Le conseil est d'avis que le sieur Escarain-Rospide Pierre soit autorisé à reconstruire une cabane dans le rayon prohibé de la forêt communale de Montory au lieu dit Ayceburia. Approbation des comptes de M. Labernadie pour le Bureau de Bienfaisance et pour la Commune. Le conseil délibère : le total des ressources des chemins vicinaux, soit 2 164,90 F, sera consacré aux chemins, n° 1 de Casamajou, n° 6 de Baqué, n° 8 de Bégousse, n° 4 de Casenave, n° 7 de Borde-Rospide, n° 9 de Lapitze, n° 5 de Halçondo, n° 3 de Gastou et n° 2 de Haux. Le conseil délibère : le gouvernement est instamment prié de rapporter ledit décret du 28 mai 1890 et d'autoriser le plus tôt possible la commune à accepter la délivrance du legs fait par Anne Fondeville, épouse de Jacques Superville, à la commune de Montory, de sa maison Fondeville pour y établir le presbytère. Le conseil délibère : 1° que la commune n'a pas à intervenir dans le règlement de la somme de 260 F, montant de la transaction qui a été passée entre les sieurs Guerre (et autres prestataires de la commune d'avoir puisé du gravier dans le lit du Vert de Barlanès pour l'entretien du chemin vicinal ordinaire dit du col de Lapize) et Lagarde, Agent-Voyer ayant donné ordre, comme le règlement le permet, de puiser du gravier dans le lit des rivières non navigables, ni flottables, pour empierrer les routes et chemins communaux à moindre frais. 2° que c'est au département seul qu'il importe de prendre les mesures nécessaires pour assurer le paiement de la somme de 160 F que l'on ne saurait laisser à la charge de M. Lagarde. A la suite du différend avec la commune de Lanne, du 4/09/1890, le conseil délibère : 1° la commune de Lanne sera appelée à se prononcer nettement sur l'accord intervenu devant M. le Sous-Préfet d'Oloron. 2° sur son refus de s'entendre avec la commune de Montory, l'administration préfectorale est priée de donner à la commune de Montory l'autorisation d'ester en justice devant les tribunaux compétents. Le conseil approuve le projet de rectification du chemin vicinal ordinaire n° 5, dit de Halçondo, sur une longueur de 484 m pour une somme de 3 930,30 F dont 730,70 F pour indemniser les propriétaires riverains qui ont du terrain à céder et pour 1369,30 F couvert par voie de prestations en nature. Le conseil délibère : il ne sera pas donné suite à l'échange proposé par M. Cabana, les sieurs Goïty-Gachie et Paillet ont un droit de passage à travers le lopin de terre à céder. Suite à la lettre de M. le curé Pauzat, le conseil : 1° invite le maire à faire le nécessaire pour que le sieur Dastugue ou ses ayants droit, propriétaires de la maison Hauras, touchent le prix de la location à eux due pour cet immeuble servant de presbytère. 2° demande que le prix de la location actuellement de 130 F soit abaissé à 100 F, tarif habituel des loyers dans la commune.

En 1892, la commune doit à M. Mendiondou, le loyer de la maison d'école des filles pour 70 F. Le conseil est d'avis que le jeune Gabaston Joseph soit maintenu dans ses foyers à titre de soutien de famille. Le conseil décide : 1° que sur le terrain joint au Barlanès par l'Arrêt de 1867, la commune de Montory prélèvera l'équivalent de ce que le même Arrêt lui a enlevé de son attribution de 1864 et que le reste sera partagé entre les 3 communes : 4/6 pour Lanne, 1/6 pour Barcus et 1/6 pour Montory. 2° que les communes de Lanne et Barcus seront invitées à accepter ces lots et procéder au partage et qu'à défaut, le litige soit porté devant les tribunaux. Le conseil délibère : 1° est considérée comme non avenue la pétition signée par les propriétaires de Lanne. 2° maintient dans toute sa rigueur au tarif de 4 F par bacade et 1,25 F par pile de fougère, le rôle des bacades et fougères établi pour 1891 et payables en mains du receveur municipal. 3° prie l'administration supérieure d'user de toutes les voies de droit pour que les rétributions dues par les propriétaires de Lanne et autres étrangers soient versées dans la caisse municipale avant le 31 mars 1892. Le conseil est d'avis que le jeune Joseph Espelette, n° 17 du tirage, soit maintenu dans son foyer au titre de soutien de famille. Le conseil est d'avis que la demande du Bureau de Bienfaisance soit favorablement accueillie et que l'administration supérieure veuille bien comprendre la commune dans les propositions collectives des subventions à accorder par l'Etat. Le conseil est d'avis que le jeune Paillet-Saffores Michel, n° 7 du tirage dans le canton, soit maintenu dans son foyer au titre de soutien de famille (9 enfants dont l'aîné est curé et 3 partis en Amérique, 2 jeunes filles restant à la maison). Le conseil vote la somme de 52,66 F pour frais d'impression relative au dénombrement de la population. Le conseil est d'avis qu'il soit donné une suite favorable au projet de rectification du chemin vicinal ordinaire dit de Halçondo, mais il repousse le vote d'un crédit supplémentaire de 2 100 F en argent, se réservant la faculté par voie de prestations en nature de faire exécuter tous travaux d'art par les ouvriers de la commune, tous prestataires. Le conseil autorise le maire à accorder à Mme Anne Irigoyen, commerçante demeurant à Paris, née à Montory, la concession perpétuelle de 10 m2 dans un listeau de terre vague situé dans la partie méridionale du cimetière, au prix de 150 F dont le tiers sera attribué au Bureau de Bienfaisance. Elections municipales : Capdevielle Jean-Pierre, maire et Poutz Arnaud, adjoint. Le conseil délibère pour payer à M. Capdevielle J. Pierre une somme de 560 F représentant le prix de 8 ares en nature de pré et de 4 ares en nature de labour et pré destinés à la rectification de la Côte de Carrère sur le chemin vicinal ordinaire n° 1 de Montory. Les ressources des chemins vicinaux d'un montant de 2 215,54 F (204,04 F provenant des 5 centimes spéciaux et 2 011,50 F du produit des 3 journées de prestations) seront utilisés aux chemins : n°1 de Casamajou (300 F), n° 6 de Baqué (300 F), n° 8 de Bégousse (50 F), n° 4 de Casenave (210 F), n° 7 de Borde-Rospide (150 F), n° 9 de Lapitze (200 F), n° 5 de Halçondo (300 F), n° 3 de Gastou ( 240 F), et n° 2 de Haux (261,50 F). Le conseil est d'avis que la commune soit autorisée à transférer à la mairie, en l'ancienne salle de classe de garçons, l'école communale laïque de filles dirigée par Mme Esprabens. Le conseil délibère : la commune de Montory prend fait et cause pour les nommés Larraus, Mondiscart et Biscouby portés injustement aux rôles de pacage de Lanne et déclare se substituer à eux pour refuser tout paiement de taxe à Aygonce et faire valoir devant les tribunaux ses droits méconnus. Le conseil est d'avis qu'il soit donné une suite favorable à la demande produite par le conseil de fabrique d'accepter le legs de Jacques Superville, hongreur à Montory (500 F pour l'église Notre-Dame de Montory). Le conseil délibère : art 1, il est réservé dans le cimetière de la commune de Montory une étendue de 1 a 06 ca, ce exclusivement affecté à des concessions de terrains pour fondations de sépultures privées ; art 2, en égard à l'exiguïté du terrain destiné à ces sépultures, les concessions seront uniquement perpétuelles ; art 3, le prix d'une concession est fixé à 15 F par m2 ; art 5, les 2/3 du prix de chaque concession profitent à la commune et l'autre tiers sera attribué aux pauvres ou à l'établissement de bienfaisance. Vu la circulaire préfectorale du 31 août 1892 invitant les conseils municipaux à voter les ressources nécessaires pour fêter le 22 septembre, centenaire de la proclamation de la République, le conseil vote un crédit de 20 F pour l'organisation de la fête et décide de venir en aide, ce jour-là, aux indigents, sur les fonds du Bureau de Bienfaisance. Le procès contre Lanne pour revendiquer les droits de Montory sur le Barlanès entraînant des frais, le conseil décide d'une coupe affouagère de 2 lots à la forêt communale de Lacurde : 1° lot, 200 pieds de hêtres et 50 de sapins pour 900 F à l'ouest de la forêt de Lacurde. 2° lot, 100 pieds de hêtres et 50 de sapins à l'est de la forêt de Lacurde. Le conseil est d'avis que le chemin de Catchou (de la grand route Oloron-Tardets vers la maison Haritchelar de Barcus), la rue dite du Milieu (de la fontaine publique à Garaye) et le chemin dit de Larrey (des maisons Pasteur et Adoue vers Larrey, Bégousse et Haux) ainsi que la rue de Derrière soient classés comme chemins vicinaux pour bénéficier d'une partie des prestations annuelles. Le conseil est d'avis qu'il soit fait appel à la bienveillance de l'administration pour obtenir de l'Etat un secours de 200F destiné à payer les améliorations apportées aux locaux scolaires de garçons (cloisons en briques menaçant ruines) et de filles (cloison reconstruite) par Alfonse Foix, plâtrier à Tardets. Le conseil délibère : il sera fait une coupe jardinatoire de 500 hêtres dans la forêt communale du Gist et de 500 autres dans celle de Huncharrie non soumises au régime forestier destinée à se créer des ressources spéciales en vue des frais considérables que va entraîner le procès intenté à la commune de Lanne au sujet de l'indivision sur le Barlanès. Loi limitant la journée de travail à 11 h pour les garçons de moins de 18 ans.

En 1893, le conseil est d'avis que le sieur Cabana-Sallenave Pierre soit autorisé à reconstruire une cabane au cayolar dit Ordaburu ainsi que le sieur Ayhens J. Pierre au cayolar de Bagoule. Le conseil est d'avis que le Conseil de Fabrique et le Bureau de Bienfaisance soient autorisés à encaisser le montant du legs (100 F à chacun) fait par Engrâce Laporte. Le conseil est d'avis que le sieur Lagune Pierre soit maintenu dans ses foyers comme soutien indispensable de famille (beaux-parents, femme et belle-soeur attaqués de l'influenza). Le conseil est d'avis que le jeune Etchart Pierre, Labat, n° 51 du tirage dans le canton, soit renvoyé dans ses foyers à titre de soutien indispensable de famille. Le conseil est d'avis qu'il y a lieu d'approuver la transaction consentie suivant acte sous-seing privé entre la commune de Montory et les sieurs Lanneretonne-Ninette Jean, Choy Borde-Marlé Pierre et Etchetto-Pipe Pierre au sujet du procès-verbal pour délit d'abattage de buis au sommet d'Aridouy. Le conseil est d'avis que la demande de secours du Bureau de Bienfaisance (qui est dans l'impossibilité de secourir tous les indigents de la commune) soit favorablement accueillie par l'administration supérieure. Nouveaux classements des chemins vicinaux ordinaires : n° 1 chemin de Lassalle, n° 2 de Casamayou, n° 3 de Paillet, n° 4 de Montory à Haux, n° 5 de Gastou, n° 6 de Hédacq, n° 7 de Halçondo, n° 8 de Larrey, n° 9 de Bégousse, n°10 de Laphitze, et n° 11 de Catchou pour 2 209,93 F. Le conseil est d'avis que le jeune Espelette Joseph, soldat au 4ème Chasseurs d'Afrique à Tebourba, Tunisie, soit renvoyé dans ses foyers à titre de soutien de famille. Le conseil est d'avis que le Bureau de Bienfaisance soit autorisé à acheter une rente nominative 3 % sur l'Etat au capital de 330 F. Le conseil décide qu'il n'y a pas lieu de donner une suite favorable à la demande d'engagement transmise au conseil pour concourir au paiement annuel de la garantie nécessitée par la création d'une ligne de tramway Oloron-Mauléon par Montory, garantie s'élevant pour la commune de Montory à la somme de 445,20 F par an en cas d'insuffisance des recettes de l'exploitation. Le conseil supplie l'autorité supérieure de vouloir bien lui faire obtenir par décret, le renouvellement pour 5 ans de l'autorisation de faire pacager les bêtes à laine dans les cantons défensables de la forêt communale de Haux. Le conseil est d'avis que le sieur Prat J. Pierre réserviste, soit dispensé de la période d'exercice à accomplir du 5 septembre au 2 octobre 1893 ( métayer, père d'un enfant de 9 mois et parents âgés). Le conseil est d'avis que le sieur Urruty Pierre soit dispensé à titre de soutien unique de famille, de la période d'exercice du 5 septembre au 2 octobre en sa qualité de réserviste (métayer dans l'indigence et femme prête à accoucher). Elections législatives : député, Berdoly, républicain. Alliance avec la Russie.

  • Loi instaurant l'assistance médicale gratuite pour les plus démunis.
  • Liste des personnes à secourir en cas de maladie.

En 1894, le conseil délibère : 1° la commune adhère à l' établissement d'une ligne de tramway entre Oloron et Mauléon à la condition que cette ligne passe par Montory à proximité du bourg et émet le voeu que, vu le chiffre de sa population (921 h) et l'importance de ses transactions, une gare à marchandises et à voyageurs y soit établie. 2° elle prend l'engagement de contribuer au paiement du sixième de la garantie d'intérêt éventuelle demandée aux communes traversées par le réseau soit annuellement et, en cas d'insuffisance des recettes, la somme ou fraction de somme de 301,30 F fixé par le conseil général. Le conseil est d'avis que les jeunes Gabaston Pierre et Etchart Pierre Labat soient maintenus dans leurs foyers à titre de soutiens de famille. Le conseil est d'avis que la commission administrative du Bureau de Bienfaisance soit autorisée à accepter le legs (rente annuelle et perpétuelle de 50 F) fait en sa faveur par le sieur Althabe Jacques, Officier en retraite. Le conseil est d'avis : 1° que le sieur Arheix-Lafatigue Laurent de Lanne qui a sciemment contrevenu à la convention arrêtée par les municipalités de Lanne et de Montory soit poursuivi devant les tribunaux compétents ( a fait pacager pendant 5 jours un troupeau de 70 brebis au quartier Arguibelle). 2° que le troupeau de 70 brebis envoyé dans les communaux soit porté d'office dans les états de pacage à dresser pour l'année 1894. Le conseil est d'avis de résister à la demande de la commune de Lanne (considérant que dans le cantonnement du 12/11/1864, les tènements appelés "Cots dé Mail-Haüt" et "Ayducq" furent compris dans les 4/6 attribués à la commune de Lanne, avec cette clause que si des droits prétendus par la commune d'Arette sur ces tènements venaient à être reconnus, les communes de Barcus et de Montory subiraient sur leurs lots une réduction proportionnelle ou fourniraient une soulte) et sollicite l'autorisation d'ester en justice à cet effet. Le conseil, vu la loi du 15 juillet 1893 et vu la liste établie par les membres de la commission administrative du Bureau de l'assistance médicale et comprenant 27 noms, l'approuve dans toute sa teneur et vote, soit pour l'abonnement d'un médecin, soit pour l'indemnité kilométrique et autres dépenses accessoires, la somme de 100 F qui sera inscrite au budget 1895. Le conseil est d'avis que la donation de 3 000 F faite par Mlle Dufau aux pauvres de la commune de Montory soit acceptée avec les conditions qui y sont formulées. De 1894 à 1898, affaire Dreyfus, réhabilité en 1906.

En 1895, le conseil est d'avis qu'une coupe de 100 F environ soit faite dans les forêts communales non soumises au régime forestier de Gist et Huncharrie, aux parties restées invendues en 1894. Le conseil est d'avis à autoriser le sieur Souléguieu Jean à reconstruire une cabane au canton dit Bitole (indispensable pour le logement des bergers et la confection des fromages). Le conseil émet l'avis que le conscrit Grangé Grégoire, n° 80 du tirage du canton, soit renvoyé dans ses foyers après une année de présence au corps au titre de soutien indispensable de sa famille. Le conseil est d'avis que les pacages de Arguibelle et de Gastou soient exclusivement réservés aux propriétaires de Montory. Un crédit de 60 F sera ouvert à titre d'indemnité de logement en faveur de M. l'instituteur adjoint. Une somme de 0,44 F est votée pour faire face au frais d'assiette de la taxe municipale sur les chiens en 1895. Le conseil est d'avis que le Bureau de Bienfaisance soit autorisé à convertir en rente 3 % sur l'Etat le montant des dons ou legs faits à son profit par MM. Capdevielle (1 000 F), Doiller (don de Anne Fondeville, 1 000 F) et Mlle Dufau (3 000F). Crue du Saison, construction d'une route pour exploiter la forêt d'Iraty (1250 ha en pays de Soule).

En 1896, le conseil est d'avis que les jeunes Goyheneix Alexis, Leurgorry Pierre et Etcharry Jean soient dispensés à titre de soutien de famille, de la période d'exercices qu'ils sont appelés à accomplir du 19 octobre au 1er novembre 1896. Le conseil délibère : M le Préfet est instamment prié de vouloir bien autoriser la réalisation du projet de rectification du chemin vicinal ordinaire n° 7 dit de Halçondo, adopté en 1891. Le conseil délibère : le budget des chemins vicinaux pour l'année 1897, dressé par l'Agent-Voyer de Tardets est approuvé dans toute sa teneur (2 147,10 F en recettes et dépenses). Création de la caisse des écoles.

En 1897, le conseil est d'avis que les habitants de la commune de Montory soient autorisés à enlever gratuitement, pour leur usage personnel, tous les chablis résultant des coupes opérées dans la forêt communale d'Aygonce soumis au régime forestier. Le conseil est d'avis qu'il soit fait aux propriétaires riverains, parallèlement à l'ancien tracé du chemin de Halçondo, l'acquisition de terrains indispensables au nouveau tracé. Le conseil est d'avis que le jeune Bergeras soit dispensé, à titre de soutien de famille, de la période qu'il est appelé à effectuer le 22 avril prochain. Le conseil délibère : l'administration supérieure est priée de vouloir bien lui faire obtenir le renouvellement, par décret, de l'autorisation de faire pacager les bêtes à laine dans les bois défensables du Barlanès, soumis au régime forestier. Le conseil est d'avis qu'il soit donné une suite favorable à la délibération produite par le conseil municipal de la ville de Mauléon de demander la création d'un second jour de foire fixé au 1er mardi après le 10 décembre de chaque année. Le conseil est d'avis qu'il soit donné une suite favorable à la demande d'envoi en congé de soutien de famille formulée par le jeune Cazenave Joseph. Le conseil est d'avis de céder à Mlle Dufau un listeau de terre vague bordant l'immeuble en ruines Lestanguet qu'elle désire reconstruire. Le conseil émet le voeu que le tracé traversant la commune de Montory soit adopté par la compagnie des Tramways, conformément aux voeux de tous les habitants c'est à dire en passant par Gabaston, Prat, Hédacq et Fondeville et qu'une halte soit ménagée dans le bourg (500 h) afin de faciliter les transactions commerciales. Suite au décès de Biscouby Simon, Pontaut Jean est nommé adjoint. Le conseil est d'avis que soient maintenus dans leurs foyers , à titre de soutiens de famille, pendant la période de 28 jours qu'ils doivent effectuer à partir du 4 octobre (coupe des fougères et récoltes des châtaignes) à la ville de Bayonne, les jeunes Hégoburu Jean-Gratien, et Bellocq Pierre. Le conseil délibère : le budget des chemins vicinaux pour l'année 1898, dressé par l'Agent-Voyer de Tardets est approuvé dans toute sa teneur (2 158 F en recettes et dépenses). Le conseil est d'avis : 1° que l'administration supérieure soit priée de donner au conseil municipal l'autorisation de faire une coupe jardinatoire de bois de chauffage dans les forêts communales non soumises au régime forestier de Huncharrie, Lissiague et Gist. 2° que les chênes dépérissant de Histouye soient également mis en vente pour le produit en être versé à la caisse du receveur municipal.

En 1898, l e conseil est d'avis qu'il soit donné une suite favorable à la sollicitation du sieur Goïty-Gachie et que le capital de 555 F soit converti en rente sur l'Etat conformément à la délibération du Bureau de Bienfaisance. Le conseil est d'avis que le jeune conscrit Hourq J. Louis, n° 54 du tirage, soit renvoyé dans ses foyers à titre de soutien de famille, après une année de présence au corps. Le conseil décide que le traitement de M. Mir, receveur de la commune, soit relevé d'un dixième. Le conseil approuve le budget des chemins vicinaux pour 1899 dressé par l'Agent-Voyer de Tardets pour la somme de 2 223 F (travaux de réparations des chemins et curage de fossés à faire par voie de prestations). Le conseil est d'avis que soient maintenus dans leurs foyers au titre de soutien de famille les jeunes Pacheu Philippe, Gorge Pierre et Candalot Jean-Baptiste. Le conseil émet le voeu que la ligne de tramway Oloron-Mauléon traverse le bourg de Montory ou au maximun à 500 m du bourg à l'endroit "Uhart de Pintou". Le conseil est d'avis que le nommé Prat J. Pierre, ouvrier charpentier, soit dispensé, en qualité de soutien de famille, à effectuer la période de 13 jours. Le conseil délibère : le budget des chemins vicinaux pour l'année 1899, dressé par l'Agent-Voyer de Tardets est approuvé dans toute sa teneur (2 326,25 F en recettes et dépenses). Le conseil délibère : l'administration supérieure est priée de vouloir bien lui faire obtenir le renouvellement, par décret, de l'autorisation de faire pacager, pour 5 ans de plus, les bêtes à laine dans les cantons défensables de la forêt communale de Haux. Elections législatives : Berdoly, réélu.

En 1899, le conseil est d'avis que les jeunes Superville Joseph, Choy J. Louis, Larraus St Jean, et Rachou Jean soient dispensés de la période d'exercices en qualité de soutiens indispensables de famille. Le conseil est d'avis que le sieur Biscouby Pierre soit autorisé à maintenir une cabane au canton de Lacurde (5 F par an). Le conseil est d'avis de donner une suite favorable à la sollicitation du conseil municipal de Barcus pour la création d'un marché qui aurait lieu le lundi par quinzaine alternativement avec celui de Tardets, du 1er octobre au 1er mars de l'année suivante. Le conseil est d'avis de donner une suite favorable à la sollicitation du conseil municipal d'Aramits de créer 2 nouvelles foires, les 20 janvier et 20 mai de chaque année. Les houx croissant au quartier dit Ordaburu sont concédés pour la somme de 20 F à M. Salenave, chimiste à Pau. Le conseil est d'avis: 1° que la convention verbale, entre Haux et Montory, de pacage de jour et de nuit, demeure dénoncée et prend fin, de manière que chaque commune n'use que de son droit strict. 2° charge M. le maire à faire respecter les pacages communaux, ajoute que la commune de Montory est prête à toute convention de pacage réciproque mais à la condition que la commune de Haux renoncera à l'introduction de tous bestiaux étrangers sur le territoire de Montory ou bien partagera avec cette commune le produit des taxes qu'elle percevra. Le conseil est d'avis que M. Paradis, métayer, soit dispensé de la période d'exercices en qualité de soutien indispensable de famille ainsi que les sieurs Mendiondo Pierre, boulanger, et Etchart Labat Pierre, cultivateur. Le conseil est d'avis à autoriser le sieur Magnou Jean-Pierre, Mouliot, à maintenir une cabane dans le canton dit de Coueylarou. Le conseil maintien sa délibération du 13 juillet dernier et retient acte de la communication qui lui a été faite de la délibération susvisée de la commune de Haux demandant que la décision prise par le conseil municipal de Montory soit approuvée par l'administration supérieure compétente. Le conseil approuve le budget des chemins vicinaux pour l'année 1900, dressé par l'Agent-Voyer de Tardets (2 331,40 F en recettes et dépenses). Le conseil délibère : 1° le projet d'un lavoir public au centre du bourg avec réservoir d'eau destiné à l'alimentation d'une pompe à incendie en cas de sinistre est adopté. 2° Montant des travaux pour le lavoir seul, 1 155 F, souscriptions volontaires de 314 F en argent et 45 F en nature. Le conseil adhère à la sollicitation adressée à M. le Sous-Préfet par les délégués du conseil municipal dans le but de procéder en la salle de la mairie à toutes les distributions de secours à faire aux indigents de la commune.

En 1900, le conseil est d'avis que les travaux de construction du lavoir public dont le projet a été dressé par M. Clédon, architecte, et s'élevant à 1 155 F soient donnés à l'adjudication au rabais sur soumissions cachetées le dimanche 1er avril 1900 à 9 h du matin. Le conseil est d'avis que soit donnée une suite favorable à la délibération prise par le Bureau de Bienfaisance dans le but d'accepter le legs de 50 F fait par Mme Capdevielle Catherine aux profit des pauvres de Montory. Le conseil est d'avis qu'il soit donné une suite favorable à la demande produite par le Bureau de Bienfaisance pour solliciter, de l' administration supérieure, l'autorisation de placer un capital de 1 000 F en rente 3 % sur l'Etat. Elections sénatoriales et municipales. Maire, Althabe Dominique, adjoint, Pontaut Jean. Le conseil est d'avis qu'il soit donné une suite favorable à la création : 1° de 2 foires annuelles qui se tiendraient à Arette le 1er dimanche de février et le 1er dimanche d'octobre. 2° d'un marché annuel à Géronce. 3° d'un marché à St-Goin. Le conseil vote un crédit de 10 F à titre de subvention au Comice agricole de Mauléon-Tardets. Le conseil est d'avis que les réservistes Magnou Jean, Albarez François et Gacherieu J. Pierre soient exemptés au titre de soutien de famille de la période d'exercices de 28 jours. Le conseil est d'avis que les sieurs Bergeras Jean, Lagune Pierre, Iribe Jean et Gabaston Joseph soient exemptés des 13 jours de période au titre de soutien de famille. Elections des délégués en vue de l'élection sénatoriale. Le conseil autorise le sieur Escarain-Rospide Pierre à maintenir une cabane au lieu dit Bitole. Le 15 septembre 1900, la soussignée Dufau Marie-Jeanne, en religion Ste Victoire Eulalie, religieuse des Filles de la Croix, déclare à M. le Maire l'intention d'ouvrir une école primaire privée dans cette commune en un local déjà affecté à cet usage. Le conseil approuve le budget des chemins vicinaux pour 1901 dressé par l'Agent-Voyer de Tardets pour une somme de 2 283,60 F. Le conseil est d'avis qu'il soit donné une suite favorable à la demande produite par M. Arbide-Viguarte de la maison Cazette de pouvoir établir un chemin plus correct vers la maison Elissalt et la route de Lanne. Exposition universelle à Paris. De 1900 à 1914, âge d'or de l'industrie sandalière de Mauléon (exportation vers l'Amérique latine et les mines de charbon du Nord)..

En 1901, le conseil approuve la désignation de l'ordonnateur faite par délibération du Bureau de Bienfaisance. Le conseil est d'avis qu'il soit donné une suite favorable à la demande produite par le Bureau de Bienfaisance pour solliciter, de l' administration supérieure, l'autorisation de placer un capital de 1 000 F en rente 3 % sur l'Etat. Le conseil est d'accord de reporter la construction du lavoir public au mois de mai et juin à cause de la rigueur de l'hiver et du printemps. Le conseil prie l'administration supérieure qu'elle veuille autoriser l'introduction des plants américains de vigne dans la commune de Montory (vignes dévastées en 1900 par le Phylloxéra). Le conseil est d'avis que le réserviste Fondeville-Patrap Pierre soit exempté des 28 jours en qualité de soutien de sa mère indigente, lui-même domestique de ferme. Le conseil est d'avis que soit proposé à la commune de Haux l'accord ci-après : 1° les droits accordés à la commune de Montory sur le territoire de Haux par l'Arrêt de la Cour de Pau en 1865 sont maintenus. 2° que la commune de Haux autorise celle de Montory à user, pendant la nuit pour ses bestiaux propres, du gîte et pacage sur tous ses communaux, gîtes et pacages que le dit Arrêt ne permet que pendant le jour. 3° en échange de cette concession, la réciprocité est vraie pour les bestiaux de Haux sur les terrains communaux de Montory. 4° ces concessions ne s'appliquent que sur les bestiaux propres des 2 communes. Le conseil délibère : 1° les propositions de la commune de Haux tendant à l'établissement de taxes qui frapperaient indistinctement tous les bestiaux à admettre au libre parcours dans ses pâturages sont repoussées à l'unanimité, comme contraires aux droits d'usage reconnus sans conteste jusqu'ici par toutes les municipalités de Haux et de Montory en vertu de l'Arrêt de la Cour d'Appel de Pau de 1865. 2° la convention verbale de pacage de jour et de nuit demeure dénoncée et prend fin de manière que chaque commune n'use que de son droit strict. Le conseil est d'avis que soient exemptés de période en qualité de soutien de famille Espelette Joseph, Guerre J. Baptiste, Moulia Nicolas, Carrère Pierre et Candalot Jules. Le conseil délibère : la commune de Montory refuse d'admettre dans les communaux, même contre le paiement d'une taxe, tous bestiaux étrangers jusqu'au jour où une convention sauvegardant les droits des 2 communes mettra fin au différend qui les divise. Le conseil est d'avis que le montant de toutes les souscriptions (pour le lavoir) non encore payées soient admises en non valeur et qu'un crédit égal à ce montant de souscription soit ouvert au budget communal. Le conseil délibère : le crédit de 301,30 F accepté par la commune de Montory pour paiement du sixième de la garantie d'intérêt, ne sera inscrit au budget que le jour où la ligne du tramway sera mise en exploitation et se rapprochera sensiblement du bourg conformément aux voeux des habitants. Le conseil vote un crédit de 93 F en compensations des souscriptions non effectuées. Le conseil est d'avis que le bourg de Montory continue à jouir du droit de priorité qui lui a été reconnu, de temps immémorial, pour la distribution de la correspondance particulière et administrative sur les autres communes avoisinantes du canton de Tardets. Le conseil approuve le budget des chemins vicinaux pour 1902 dressé par l'Agent-Voyer de Tardets pour une somme de 2 295,20 F. Le conseil achète la parcelle de terre sur laquelle est construit le lavoir public de 7,60 sur 6,80 et appartenant au sieur Rachou Jean, sandalier à Montory, pour la somme de 30 F (parcelle située au sud de la fontaine et au nord de la maison Hiltial). Le conseil est d'avis que l'administration supérieure lui donne l'autorisation de faire une coupe de bois de chauffage dans les forêts communales non soumises au régime forestier de Huncharrie, Lissiague et Gist. Liberté d'association. Création de l'hôpital de Tardets.

En 1902, le conseil délibère : il sera fait en 1902, au nom de la commune de Montory un rôle spécial d'imposition extraordinaire pour insuffisance de revenus, montant à la somme de 575 F et égal au crédit porté en recettes au budget primitif de 1902. Le conseil délibère : 1° la compagnie des tramways sera invitée par M. le Préfet à examiner sur les lieux la possibilité de donner satisfaction aux désirs bien légitimes de la population de Montory. 2° avant d'exiger d'office le versement imposé à la commune dans les charges des tramways, M. le Préfet voudra bien faire remarquer à l'Ingénieur en Chef des Ponts et Chaussées que dans le réseau Oloron-Mauléon, le bourg de Montory sera le seul à ne pas posséder de station malgré l'importance de sa population et le montant relativement élevé (301,30 F) de la part contributive qu'il est appelé à verser annuellement pour les tramways départementaux. Le conseil est d'avis qu'il soit donné une suite favorable à la demande en autorisation formée par la congrégation des Filles de la Croix, dite Soeurs de St André, pour l'établissement situé dans la commune de Montory. Le conseil délibère : un crédit de 233,50 F à prendre sur les fonds libres de la commune pour solder les dépenses restant à payer, 1° le traitement de l'ex garde-champêtre Abadie pendant 2 mois (25 F). 2° les frais de copie du plan de délimitation entre Haux et Montory (85 F). 3° les frais de copie de l'Arrêt de la Cour d'Appel de Pau concernant le procès entre Haux et Montory. 4° les frais de nomination du garde-champêtre Albarez François (60 F). 5° les frais de fourrière de Lanne (23,50 F). Le conseil délibère : une somme de 2 000 F figurant au budget des chemins vicinaux en excédent de ressources sera affectée à l'établissement de la ligne de tramway qui se dirigera de la maison Goïty vers le bourg de Montory au point dit "Fontaine d'Adoue" sur la route départementale d'Oloron à Tardets. 2° il est expressément entendu qu'une gare à marchandises et à voyageurs sera construite au point dit "Fontaine d'Adoue" en retour du nouveau sacrifice en argent que la commune s'impose. Un crédit de 301,30 F est voté pour être inscrit au budget de 1902, comme part contributive de la commune pour la dépense de construction des tramways, mais à la condition que la ligne aboutira au point dit "Fontaine d'Adoue" , à proximité du bourg. Le traitement de M. Gouverneur, receveur municipal, sera élevé d'un dixième. Le conseil prie l'administration supérieure de vouloir bien faire profiter les communes intéressées du décret du 13/02/1900 autorisant la pose de la voie ferrée sur l'accotement du fossé de la route, ce qui permettra d'avoir un espace plus large pour la circulation. A partir de l'année 1902, il ne sera perçu par la commune de Montory aucune taxe sur les cabanes Bagoule, Bitole, Couylarou, Chuste, Lacurde, Maillordoquy et Ordaburu, toutes situées dans les communaux de Montory. Le conseil délibère : l'administration supérieure est priée de vouloir bien lui faire obtenir, par décret, le renouvellement de l'autorisation de faire pacager, pendant 5 ans, les bêtes à laine dans les cantons défensables des bois de Barlanès soumis au régime forestier. Le conseil est d'avis que soit donnée une suite favorable à la demande produite par le conseil municipal de Tardets de créer 2 foires à Tardets, le lundi de Pâques et le dernier lundi de Carnaval. Le conseil est d'avis qu'une action en justice soit intentée par le sydicat de Soule au syndicat de Cize afin de faire reconnaître le bien fondé des déclarations du syndicat de Soule conformément à sa délibération du 25/03/1902 (terrains usurpés et restitution du produit de taxes et ventes). Le conseil est d'avis que soit donnée une suite favorable à la demande produite par le conseil municipal d'Arette de créer un marché, un mardi par quinzaine. Le conseil est d'avis qu'il soit donné une suite favorable à la modification faite par la compagnie des tramways dans la marche des trains à l'art. 15 : "Les trains se composeront de 8 voitures au plus et leur longueur totale ne dépassera pas 60 m. Toutes les voitures seront munies de frein continu. La vitesse des trains en marche sera au plus de 25 km par heure sur les routes et chemins et de 35 km/h dans les déviations. Dans les traverses, le Préfet pourra réduire la vitesse à 6 km/ h". Le conseil est d'avis que le conseil de fabrique de Montory soit autorisé à accepter le don manuel de 5 000 F qui lui a été fait par Mlle Dufau Anne, propriétaire-rentière. Le conseil autorise le sieur Ayhens Jacques à maintenir une cabane au lieu dit Bagoule. Désignation de 4 conseillers municipaux devant composer la commission scolaire chargée d'assurer la bonne fréquentation de l'école. Une somme de 150 F sera attribuée au garde-champêtre Albarez pour supplément de traitement. Désignation d'un membre du conseil municipal pour faire partie de la commission chargée de la statistique agricole. Le conseil approuve le budget des chemins vicinaux pour 1903 dressé par l'Agent-Voyer de Tardets pour une somme de 2 245 F. Le conseil délibère : 1° l'emplacement choisi pour l'établissement de la gare des tramways est le point de jonction de la route départementale d'Oloron-Mauléon et de la ligne de tramway près des maisons Borde-Laxague et Harsoury. 2° la construction de la gare à l'endroit sus-désigné ne lie aucunement la commune au point de vue du paiement de sa part contributive budgétaire pour la construction de la ligne de tramway. Le conseil délibère : 1° M. Chilo, propriétaire d'une usine à Licq-Athérey, est autorisé à établir un réseau de fils électriques propres à l'éclairage, dans toute l'étendue du territoire communal de Montory y compris le bourg et les biens communaux. 2° l'étendue de la concession à accorder à M. Chilo pour l'éclairage est fixé à 20 ans, sauf renouvellement s'il y a lieu. 3° un traité sera passé entre la commune et M. Chilo pour les conditions à déterminer à propos des prix de l'éclairage pendant 20 ans. Elections législatives : Léon Pradet-Balade, réélu. Fermeture de toutes les écoles des congrégations enseignantes (mais non les soignantes comme les soeurs de St François d'Assise à Tardets).

En 1903, le conseil délibère : 1° l'administration est priée de surseoir à toute proposition d'échange jusqu'à ce que des éclaircissements sur les droits de Montory à Aygonce soient parvenus à la mairie. 2° des recherches seront faites auprès des tribunaux d'Oloron et Pau pour s'assurer des gains et des pertes qui résultent des différents procès soutenus par Montory contre les communes limitrophes. Le conseil délibère : 1° il sera fait droit aux réserves formulées par la commune de Laguinge, et pour la propriété du chemin dit de Biscay, et pour l'entretien du même chemin. 2° quant à la gare, elle pourra porter indifféremment le nom de Montory seul ou les noms de Montory-Laguinge-Restoue. 3° en raison des sacrifices que la commune de Montory s'impose pour l'établissement de la gare à Laxagueborde, le conseil ne doute pas que la compagnie des tramways prendra volontiers à sa charge les frais d'entretien du chemin de Biscay. Autorisation est demandée à l'administration supérieure d'ester en justice contre la commune de Haux pour faire valoir ses droits devant les tribunaux conformément aux prescriptions de la loi ( procès-verbaux dressés par Haux contre des propriétaires de Montory pour prétendu délit de pacage au quartier dit de Bégousse faisant partie de la Serre de Haux). Une coupe de bois destinée au chauffage des particuliers sera faite au quartier dit de Huncharie, non soumis au régime forestier. Le conseil est d'avis que l'office de notaire de Maître Gaby, démissionnaire, soit supprimé (cette étude se trouvait délaissée au profit de celle de Maître Pées, actuellement notaire à Tardets). Le traité passé entre M. le maire et M. Chilo pour arrêter les clauses et conditions de l'éclairage électrique du bourg de Montory pendant une période de 20 ans est approuvé dans toute sa teneur (cahier des charges). Une somme de 30 F sera versée à M. Rachou pour payer le terrain de 2 a qu'il a vendu à la commune pour y construire le lavoir public. L'administration supérieure est priée de bien vouloir autoriser la commune de Montory à ester en justice devant le tribunal de St-Palais pour son action en revendication de propriété contre Dastugue Théodore, négociant, acquéreur de la propriété Capchouberrou (prétend avoir des droits sur un listeau de terre situé contre la Tachouère au lieu dit La Matasse). La commune de Montory donne son adhésion aux modifications des profils en travers types, résolues par la compagnie des tramways, et approuve dans toute sa teneur le mémoire descriptif indiquant les conditions des nouveaux profils. La compagnie des tramways est priée d'établir entre Mauléon et Tardets pour remplacer le service du courrier un train qui partira de Mauléon immédiatement après l'arrivée du dernier train de la compagnie du Midi. Le conseil autorise le sieur Biscouby Pierre à maintenir une cabane au lieu dit Ayçuburia. Suite au legs fait par Mlle Dufau d'une maison presbytérale et de dépendances en jardin et pâture destiné à l'agrandissement du cimetière, le conseil délibère : 1° le cimetière communal sera partagé en autant de lots qu'il y a d'habitations dans le bourg et les hameaux. 2° l'administration supérieure est priée d'autoriser la commune à procéder à cette répartition. 3° les concessions ainsi faites à chaque famille seront gratuites et perpétuelles. Une action en justice sera intentée à la commune de Haux pour trancher le différend qui la divise avec la commune de Montory au sujet de la Serre de Haux-Bégousse. Recours en Conseil d'Etat sera fait par le maire contre la décision prise par le Conseil de Préfecture à l'égard de la commune de Montory (affaire Dastugue au sujet du terrain dit La Batasse). Le conseil autorise le sieur Chabalgoïty Simon à maintenir une cabane au canton de Bitole. Recours en Conseil d'Etat sera fait par le maire contre la décision prise par le Conseil de Préfecture à l'égard de la commune de Montory (différend Haux-Montory au sujet de la Serre de Haux-Bégousse). Suite à la fermeture de l'école congréganiste de Montory amenant de nouvelles élèves à l'école publique, 2 tables-bancs de chacune 6 places seront achetées par les soins de M. le maire pour être placées immédiatement dans la salle de classe de l'école communale de filles. Le conseil délibère : 1° la saillie faite par la maison en ruines dite Pierris dans la ruelle connue sous le nom de "Tourrette" sera entièrement supprimée. 2° Mme Vve Louerro-Bourracet pourra reconstruire la maison dite Pierris sur le prolongement du mur qui borde la ruelle sans qu'elle s'en écarte en aucune façon (il importe de dégager les abords de la mairie et de l'école publique de filles). Le conseil approuve le budget des chemins vicinaux pour 1904 dressé par l'Agent-Voyer de Tardets pour une somme de 2 259,80 F. Mademoiselle Montaut Louise, Victorine, Jeanne, Nina, Dolorès, institutrice, née à Oloron, déclare avoir l'intention d'ouvrir au bourg de Montory dans l'ancienne maison, école libre, une école primaire élémentaire privée pour l'éducation des jeunes filles.

En 1904, M. Casemajou, expert à Bastanès, sera appelé de nouveau sur les lieux pour procéder au procès-verbal de bornage rendu nécessaire par les réclamations de MM Dastugue, Magnou et Cabana au sujet du chemin d'Arguibelle rendu impraticable. Le Général commandant la subdivision de Bayonne est prié de dispenser le garde-champêtre Albarez François de la période de 28 jours qu'il doit effectuer à Bayonne à partir du 29 février courant. Le conseil est d'avis que le jeune Pinton J. Louis Borthiry soit renvoyé dans ses foyers en qualité de soutien de famille après une année de présence au corps. L'administration supérieure compétente est priée d'autoriser la commune de Montory à accepter la donation à elle faite par Mlle Dufau pour servir de cimetière communal (terrain de 5 a 85 ca). La commune de Montory , devant l'impossibilité d'obtenir une gare au bourg, a le vif regret de ne pouvoir voter le crédit de 602,60 F demandé par la Caisse Départementale pour les années 1902 et 1903 (gare à 1,2 km du bourg). Elections municipales : maire, Gorge Dominique et adjoint, Pontaut Arnaud. Le conseil délibère : la compagnie des tramways se basant sur les prix qu'elle a déjà payés à la commune versera en mains du receveur municipal résidant à Tardets la somme que la communne de Montory est en droit de solliciter pour la partie des chemins occupés par la ligne de tramway (indemnité refusée). L'administration supérieure est priée de distraire du régime forestier le bois de "Es Cloutas" près de Lyciague entre Maillordoquy et Chuste ; le bois sera placé sous la surveillance directe de la commune de Montory (distraction refusée). La commune de Montory préfère le statu quo à toute réorganisation qui diminuerait le nombre de garde-forestiers tout en étant favorable à la mesure proposée par l'administration pour améliorer la situation de ces modestes fonctionnaires. Eclairage électrique : modification du Cahier des Charges approuvée dans toute sa teneur. Le conseil est d'avis que les 25 articles du Règlement sanitaire (pareils aux articles recommandés par le Comité consultatif d'hygiène, sont de nature à combattre avec efficacité toutes les maladies transmissibles) soient soumis à l'appobation de M. le Préfet. Le conseil vote la somme de 301,30 F représentant le paiement de la part communale de 1904 pour la construction du tramway. En retour des sacrifices consentis par la commune et devant l'impossibilité absolue d'avoir une gare dans le bourg même de Montory, le département et la compagnie des tramways s'entendent pour établir une voie d'accès satisfaisante entre le bourg et la gare de tramway construite dans la prairie de Carrère. Le conseil délébère : Art 1, il sera fait dans la partie gauche et nouvelle du cimetière concédée par Mlle Dufau des concessions de terrains pour fondations de sépultures. Art 2, les concessions seront temporaires (10 ans), trentenaires et perpétuelles. Art 3, le prix des concessions temporaires est fixé à 5 F / m2, celui des concessions trentenaires à 15 F / m2 et celui des concessions perpétuelles à 25 F / m2. Art 4, les concessions seront personnelles et nominatives et chacune d'elles ne pourra être inférieure à 2 m2 sauf pour les enfants en dessous de 10 ans. Art 5, les 2/3 du prix de chaque concession profiteront à la commune, l'autre tiers sera attribué aux pauvres ou établissement de bienfaisance. etc ... Le conseil prie l'administration supérieure compétente de lui donner l'autorisation de faire une coupe jardinatoire de bois de chauffage à Huncharie, Lissiague et Gis ; que les chênes dépérissants du bosquet de Histouye soient également mis en vente pour le produit en être versé à la caisse du receveur municipal. Le conseil approuve le budget des chemins vicinaux pour 1905 dressé par l'Agent-Voyer de Tardets pour une somme de 2 220,15 F. Le conseil délibère : une somme de 1 000 F prélevée sur les ressources vicinales sera consacrée à l'élargissement du chemin n° 2 qui donne accès à la gare de Montory. Le conseil délibère : 1° dans le cas où aucun arrangement à l'amiable ne sera intervenu entre Haux et Montory dans les délais prescrits par la loi, une action en justice devant le tribunal de St-Palais sera intenté à la commune de Haux. 2° M. le maire est chargé de représenter la commune de Montory et de faire les diligences nécessaires pour obtenir reconnaissance des droits de Montory sur Bégousse et la Serre de Haux composé d'un seul tènement dénommé "Serre de Haux". Le conseil approuve l'estimation faite par M. Albarez François, charpentier à Montory, des différents lots, à vendre par voie d'adjudication, de la coupe jardinatoire de bois de chauffage située à Huncharie et Gist. Le conseil délibère : le sydicat de Soule et la Compagnie fermière seront appelés à s'entendre pour l'établissement d'une route carrossable qui partirait de Tardets pour aboutir à Ahusquy en traversant les villages d'Alos et d'Alçay ; lorsque le plan de ce tracé sera adopté, le syndicat de Soule pourra destiner les sommes qu'il tiendra en réserve au quart environ des frais occasionnés pour les travaux de construction de la route projetée , les trois autres quarts restant à la charge de la Compagnie fermière. Le conseil délibère : il sera pris sur les fonds des chemins vicinaux une somme de 800 F pour être payée à M. Capdevielle J. Pierre, propriétaire du bien de Carrère pour la vente d'un terrain consentie par ce dernier à la commune à l'effet des travaux de modification de la Côte de Carrère au chemin vicinal n° 1 dit de Casamayou. Alliance avec l'Angleterre : les gouvernements affirment leur désir de paix mais se lancent dans la course aux armements.

En 1905, le conseil prie l'autorité supérieure de vouloir bien lui faire obtenir, par décret, le renouvellement de l'autorisation de faire pacager, pendant 5 ans, les bêtes à laine dans les cantons défensables de la forêt communale de Haux. Le conseil a décidé qu'il y a lieu de donner une suite à l'instance engagée contre M. Dastugue au sujet de la parcelle n° 233 et de faire valoir les droits de la commune tant au pétitaire qu'au possessaire. Le conseil délibère : l'horaire du tramway entre Oloron et Mauléon sera établi de la façon suivante : 1° départs d'Oloron : 1er train, 6h 10, 2ème train, 14h 18, 3ème train, 17h 38. 2° départs de Mauléon : 1er train, 6h 25, 2ème train, 13h 10, 3ème train, 18 h ; la compagnie du Midi sera priée de retarder de 25 mn le départ du train de 16 h 40 de Mauléon. Le conseil délibère : 1° la compagnie des tramways est priée de faire une halte pour voyageurs sans bagages : a) en haut de la Côte de Montory. b) au lieu dit Laxagueborde. 2° cette même compagnie établira un quai à marchandises à la gare de Montory. Propositions est faite d'intervertir l'emplacement des concessions temporaires et perpétuelles ; les concessions temporaires seraient délivrées contre le jardin du presbytère pour une contenance 170,25 m2 au sud de la donation Dufau. Le conseil délibère : 1° pendant une durée de 4 ans, les propriétaires de Haux et de Montory pourront réciproquement introduire leurs bestiaux, sans redevance d'aucune espèce, dans les pâturages communaux, à l'exception des étrangers. 2° durant cette période de 4 ans, aucune suite judiciaire ne sera donnée aux procès-verbaux qui auront été dressés à Bégousse pour délits de pacage. 3° si, comme il est permis de le croire, cette entente de 4 ans donne des résultats satisfaisants, elle poura par la suite être renouvelée et prendre un cacactère définitif. Le conseil autorise le sieur Puchin Jacques à maintenir une cabane à Maillordoquy. Le conseil est d'avis qu'il soit donné une suite favorable à la demande d'autorisation produite par le Bureau de Bienfaisance en vue de l'acceptation du legs de 200 F fait par Mme Geneviève Sallenave-Dastugue d'Espoey. La dame Billourou Madeleine Elisa, née à Tardets, déclare avoir l'intention d'ouvrir à Montory une école primaire élémentaire privée de jeunes filles. M. Crabérou, Conducteur des Ponts et Chaussées à Tardets, sera chargé de préparer un plan des travaux à exécuter pour l'amélioration et l'élargissement de la voie conduisant à la gare et portant la désignation de chemin de Casamayou. Le conseil délibère : 1° les contributions indûment payées par la commune de Lanne pour les terrains appartenant à la commune de Montory (cantons de Edre, Bouchet et Huncharie de 68 ha 54 a 35 ca) seront remboursées à la commune de Lanne immédiatement après que les mutations auront été opérées par M. le Contrôleur de Mauléon. 2° préalablement à ce remboursement, les communes de Lanne et de Montory enverront chacune, sur les lieux, un expert, pour reconnaître les limites exactes dévolues à la commune de Montory à Edre, Bouchet et Huncharie. Le conseil délibère : le produit de la coupe de bois marquée en 1905 par le service forestier sera consacré à l'aménagement de la forêt communale de Montory soumise au régime forestier afin d'en augmenter plus tard les revenus. Le conseil demande 1° que soit rétabli le service du transport des dépêches, de Tardets à Mauléon pour le train de 9h 15 et de Mauléon à Tardets après le train de 22 h. 2° que le départ des facteurs desservant les communes rurales soit fait comme par le passé à 7 h du matin. L'administration supérieure compétente est priée d'ouvrir la gare des tramways de Montory au service des colis postaux. Approbation du budget des chemins vicinaux pour 2 250,80 F. Fin du Concordat : liberté de conscience et libre exercice du culte, la République ne reconnaît, ne salarie et ne subventionne aucun culte. Le gouvernement procède à l'inventaire des biens de l'église. Le gouvernement Clémenceau confisque les biens de l'église.

En 1906, élections des délégués de la commune en vue des élections sénatoriales du 11 mars 1906 dans le département. Le conseil délibère : l'inscription au programme de travaux à subventionner en 1907, du projet d'élargissement et de rectification des chemins vicinaux ordinaires n° 1 et 2 (en partie) compris entre le bourg de Montory et la gare de tramway, sur une longueur de 700 m, est demandée au Conseil général. Le conseil est d'avis de faire bénéficier Queheille Martin de l'art. 22 de la loi du 21 mars 1905 en qualité de soutien indispensable de famille. Le conseil délibère : tout indigent domicilié dans la commune de Montory et de nationalité française, atteint d'infirmités graves ou de maladies incurables, recevra l'assistance à domicile suivant un taux mensuel de 12 F qui leur sera réparti par le Bureau de Bienfaisance. Ecole publique de filles : suite au rapport de l'Inspecteur d'Académie envoyé au Préfet, le conseil délibère : 1° le local actuellement occupé par l'école publique de filles sera complètement démoli. 2° sur l'emplacement même de ce local, il sera construit une salle de récréation pour les élèves qui occupera tout le rez-de-chaussée et une salle de classe suffisamment vaste répondant aux besoins d'une cinquantaine d'élèves environ qui sera placée au 1er étage, immédiatement au-dessus de la salle de récréation. 3° un plan sera demandé à l'entrepreneur Périssé de Montory, au courant de ces constructions nouvelles, pour être soumis d'après les indications du conseil municipal à l'approbation de l'administration supérieure. 4° un recours pour insuffisance de ressources sera sollicité auprès de l'Etat afin de donner satisfactions aux désirs de M. le Préfet et de l'Inspecteur d'Académie. Le conseil autorise le sieur Larraus Jean à maintenir une cabane au canton dit de Lacurde. Suite à la délibération du 6/03/1906, de la commission syndicale du pays de Soule, le conseil est d'avis de donner une suite favorable à la vente d'un lot de hêtres situé sur les communaux de Soule. Le conseil est d'avis de donner une suite favorable à la détermination prise par le syndicat de Soule pour l'établissement du chemin de Mendive à Iraty. Le conseil délibère : l'administration académique et l'administration préfectorale sont priées d'autoriser la commune de Montory à restaurer et à agrandir le local occupé actuellement par l'école publique de filles. Délibération sur les voies et moyens d'exécuter la modification et l'élargissement du chemin vicinal ordinaire n° 1 et 2 ; dépenses totales : 1 120 F, recettes : 3 journées de prestations ; il sera contracté un emprunt de 1 731 F auprès de la Caisse Nationale des Retraites pour la Vieillesse et il sera imposé 2,25 centimes par franc, au principal des 4 cotisations directes pendant 3 ans. Le conseil délibère : un crédit de 100 F est voté en faveur du desservant de Montory pour indemnité de binage. Le conseil vote un crédit de 27,23 F pour le paiement du contingent assigné à la commune pour les frais d'impression auxquels a donné lieu le dénombrement de la population en 1906. Approbation du budget des chemins vicinaux pour 1907 à la somme de 2 248,60 F. Le conseil délibère : autorisation d'ester en justice devant les tribunaux est accordée à M. le Syndic de Soule pour faire prévaloir les droits du syndicat sur un terrain revendiqué par Récalt Pierre de Lacarry. Loi assurant la journée de repos hebdomadaire. Service militaire réduit à 2 ans. Elections législatives.

En 1907, le conseil délibère : un crédit de 150 F pour l'assistance obligatoire aux vieillards sera réparti aux ayants droit conformément aux propositions faites par le Bureau de Bienfaisance. L'administration supérieure est priée de lui faire obtenir, par décret, pour 5 ans, le renouvellement de l'autorisation de faire paître les bêtes à laine dans les cantons défensables des bois du Barlanès soumis au régime forestier. Le conseil délibère : 1° M. Goïty-Gachie Jean poura acheter à la commune de Montory pour le prix de 50 F le terrain communal qui forme le passage actuellement existant entre le chemin vicinal dit de Larrey et la prairie dite de Larrive. Il aura également la faculté de le fermer par un mur. 2° M. Pontaut Jean pourra se rendre acquéreur du lopin de terre communal qui se trouve attenant à sa maison d'habitation pour une contenance de 150 m2 moyennant la somme de 50 F et il aura également la faculté d'y élever la construction d'une grange sur le prolongement du mur de sa petite grange déjà bâtie. Le conseil est d'avis que les conscrits Camps, Haritchabalet et Mouré bénéficient de l'art. 22 de la loi du 21 mars 1905 en qualité de soutien indispensable de famille. L'administration supérieure est priée d'accorder à la municipalité de Montory l'autorisation de mandater le solde des dépenses faites aux chemins vicinaux ordinaires de la commune pour payer le salaire des ouvriers employés aux réparations effectuées sous la surveillance des Ponts et Chaussées. Afin de pourvoir à l'élargissement du chemin allant du bourg vers la gare, les actes de ventes passés entre M. le maire au nom de la commune, et Mrs Dufau, Poutz, Larrive, Etcharry et Lhande, propriétaires, sont approuvés dans toute leur teneur. Le conseil délibère : les nommés Prat-Pey Pierre et Mouré Jean bénéficieront de la loi sur l'Assistance aux Vieillards. Le conseil prie l'administration forestière d'autoriser une coupe de bois sur toute son étendue de manière qu'elle permette à l'adjudicataire d'établir un réseau de voies de vidange général : coupes invendues ou en cours, 388 m3 ; coupes extraordinaires ou par anticipation, 5 786 m3 ; une somme de 200 F sera prélevée sur le prix de vente de la dite coupe et mise à la disposition du service forestier pour la réparation et l'entretien des chemins de vidange après exploitation, ainsi que pour la révision de l'aménagement. Le conseil vote un crédit de 180 F pour frais extraordinaire de martelage à la disposition du service forestier. Le conseil délibère : l'école publique de filles sera aménagée dans la maison "Laméou", à la rue de derrière et appartenant à M. le maire, M Gorge (sol de la maison, 1 a ; labour et jardin, 14 a 50 ca). Le conseil approuve le procès-verbal et le plan d'aménagement de la forêt communale de Montory soumise au régime forestier dans le cantonnement d'Oloron. Le desservant de la commune de Montory ne sera pas appelé à payer un droit de location dans le presbytère communal, cela dû à la générosité de Mlle Dufau et aux conditions du legs. Le conseil délibère : 1° la proposition faite par M. le maire au sujet de la vente de la maison Laméou à la commune pour la somme de 7 000 F afin d'y installer l'école de filles est repoussée. 2° une nouvelle démarche sera faite pour que l'immeuble existant et servant d'école et de mairie soit entièrement transformé et rebâti sur un plan nouveau. 3° la cour de récréation indispensable aux enfants sera prise sur le terrain touchant à la vieille mairie, après entente avec le propriétaire M. Surce. A partir du 1er juillet prochain, les indigents Vve Lestanguet Anne, Themtham Jean et Cuburu Geneviève jouiront de la pension accordée par la loi aux Vieillards. Le conseil délibère : 1° il sera pris un arrêté par M. le maire pour rappeler aux débitants de boissons les prescriptions de la loi sur l'ivresse et notamment la prohibition qui leur est faite de servir aux mineurs des liqueurs alcooliques. 2° le même arrêté portera interdiction d'établir les nouveaux débits de boissons à une distance moindre de 50 m des écoles primaires et édifices consacrés au culte. Le conseil délibère : une nouvelle maison d'école sera bâtie à côté de l'école communale de garçons sur la parcelle de terre appartenant à Mlle Phoyeu. Conditions d'emprunt pour le chemin de la gare : emprunt de 1 731 F au taux de 5,5 % amortissement compris, comprenant une durée de 30 ans à un taux d'intérêt de 3,63 %. Les hêtres et toutes essences d'arbres qui ont été déracinés par l'ouragan du 15 octobre 1907 dans les forêts communales de Montory et principalement aux quartiers de Huncharie et de Gist seront vendus aux enchères publiques (200 à 300 jeunes hêtres d'environ 100 F chacun). Une somme de 97,50 F sera mise à la disposition du service des Eaux et Forêts pour frais de travaux d'aménagement de la forêt communale. Le conseil délibère : l'immeuble servant de presbytère communal en vertu d' un acte de donation de Mlle Dufau est rétrocédé purement et simplement aux héritiers de la donatrice qui lui conserveront son affectation spéciale de presbytère à l'usage du desservant catholique (aucune association cultuelle n'ayant été formée à Montory dans l'année qui a suivi la loi de séparation de l'Eglise et de l'Etat, l'administration supérieure n'a pu donner une suite favorable au voeu formulé par le conseil municipal et la commune ne saurait plus pourvoir au logement gratuit du desservant qui serait dans l'obligation de consentir un bail). A partir du 1er décembre prochain en remplacement de feu Themtham Jean, la nommée Prat-Pey Engrâce, jouira de la pension mensuelle accordée par la loi aux Vieillards, Infirmes et Indigents. Un crédit de 577,62 F est voté pour solder le reliquat à payer à M. Périssé Jean, entrepreneur de maçonnerie pour travaux réalisés à la fontaine et au lavoir publics du bourg de Montory. Un crédit de 98 F est voté en faveur de M. le desservant paroissial en exécution des charges imposées par la commune par l'acte de donation de la maison presbytèrale.

En 1908, Le conseil est d'avis que le jeune Haritchabalet Pierre, soldat au 133ème Régiment de Ligue à Belley bénéficie de l'art. 22 de la loi du 21 mars 1905 en qualité de soutien indispensable de famille (aîné d'une famille de métayers). Le conseil est d'avis qu'il soit donné une suite favorable à la sollicitation produite par les conscrits Haüré, Moulia, Larragnéguy, Biscouby et Baqué. Le conseil sollicite des Pouvoirs Publics, la création d'un 4ème train de voyageurs sur la ligne de Mauléon-Puyoo tant à la montée qu'à la descente. A partir du 1er janvier 1908, la nommée Capdevielle Jeanne, indigente, jouira de la pension mensuelle accordée par la loi aux Vieillards, Infirmes et Incurables. Le conseil délibère : 1° il sera contracté un emprunt de 1646 F à la Caisse Nationale de Retraite pour la Vieillesse. 2° pour assurer le remboursement de l'emprunt de 1646 F, il sera imposé annuellement de 2,15 centimes par franc, au principal des 4 contributions directes pendant 30 ans à compter du 1er janvier 1908. 3° cet emprunt sera fait au taux de 5,50 %, amortissements compris. Un jugement rendu par le Tribunal Civil d'Oloron, le 24 février 1898 : 1° a déclaré indivis entre les communes de Lanne, Barcus et Montory, un terrain en forme de triangle dit "Plané de Chuste" fermé de 2 côtés par le chemin de Lacurde et de l'autre par la limite de Haux, un autre terrain dit d'Aygonce, compris entre le chemin de Lacurde, le col de Lacurde , le pic d'Aygonce et le sommet de Chuste. 2° a ordonné le partage de ces terrains entre les 3 communes pour 1/6 à Barcus, 1/6 à Montory et 4/6 à Lanne. 3° que ce jugement a ordonné en outre, qu'avant tout partage, la commune de Lanne prélèvera sur ces terrains indivis, pour lui tenir lieu de la contenance dont la délimitation avec Haux l'a privée, une contenance de valeur égale à celle du terrain retranché de son lot de 1864 etc. Le conseil délibère : 1° avant toute désignation d'expert pour procéder au partage des terrains indivis entre les 3 communes de Lanne, Montory et Barcus, le maire de Lanne est invité à rectifier l'erreur commise dans sa requête "qu'avant tout partage, la commune de Montory prélèvera" et non celle de Lanne. 2° dès que les droits de la commune de Lanne seront déclarés conformes aux dispositifs du Jugement d'Oloron, la commune de Montory se hâtera de prendre les dispositions pour arriver au partage des terrains restés indivis. Le conseil délibère : 1° le lavoir de Beüsse sera refait en entier sur le ruisseau de ce même nom à droite de la passerelle qui conduit au champ de Adoue, par M. Arhale, maçon, pour une somme de 100 F. 2° ce lavoir mesurera 5,50 m de long, 1,80 m de large et 0,80 m de profondeur. Le conseil délibère : 1° à partir du 1er mai 1908, les nommés Laffargue Michel, Veuve Larrive Martine, Cuburu Martin, Esconobiet-Labourdette Jean et Etchatz Catherine jouiront de la pension mensuelle de 7,50 F accordée par la Loi aux Vieillards, Infirmes et Incurables sans ressources. 2° en raison de son infirmité, l'indigent Loutre Jean sera hospitalisé à Tardets, où on consent à le recueillir. Avis favorable est donné à la réclamation faite par le jeune Laffargue Jean, à titre de soutien de famille. Elections municipales : Biscouby Pierre, maire et Lhande Pierre, adjoint. Elections pour désigner les délégués à la commission administrative du Bureau de Bienfaisance. Le conseil autorise Biscouby Pierre à maintenir une cabane à Chuste. Le conseil donne son adhésion aux clauses particulières pour la vente d'une coupe générale extraordinaire assise dans les forêts communales de Lanne, Arette, Montory, Issaux et Aramits. Le conseil autorise Magnou Jean-Pierre à maintenir une cabane à Lacurde. Pour assurer le remboursement de l'emprunt de 1646 F voté le 23 février 1908, il sera imposé annuellement 2,15 centimes par franc, au principal des 4 contributions directes pendant 30 ans à compter du 1er janvier 1909. Le conseil décide que le traitement de M. Mendicouague, Receveur, sera élevé du dixième. Election du délégué à la commission syndicale du pays de Soule. Le conseil délibère : 1° les actes de vente passés entre M. Gorge, ancien maire et Mrs Dufau, Poutz, Larrive, Etcharry et Lhande, propriétaires, sont approuvés dans toute leur teneur. 2° la somme de 716,75 F, montant de la différence entre la somme totale portée au projet par Mrs les Ingénieurs et la totalité des actes de vente consentis, sera versée au projet du chemin de la gare. Le conseil décide d'acheter la maison Loubet avec son terrain attenant ; la commune fera toutes les réparations et constructions nécessaires pour que cette maison serve d'habitation pour l'instituteur ; une salle d'école peut y être construite sur le terrain ainsi qu'une cour de récréation (pièce de terre de 9 ares). Le conseil est favorable au report aux 2èmes dimanches de janvier et de mai de la tenue des 2 foires d'Aramits. Le conseil est d'avis que la réclamation produite par ledit Albarez François, charpentier, en sa qualité de soutien indispensable de famille, soit prise en considération. Désignation d'un membre du conseil municipal pour faire partie de la Commission agricole. Désignation de 4 conseillers pour être délégués à la Commission scolaire communale. Un crédit de 20 F sera réparti, moitié à M. le Brigadier d'Arette et moitié à M. le Garde-forestier de Lanne chargé de la forêt communale de Montory. Désignation de 2 membres du conseil municipal pour dresser la liste des électeurs réclamée par la nouvelle Loi sur les Chambres et Tribunaux de Commerce. Suite à la délibération prise le 1er mars 1908 et à la reconnaissance d'erreur commise par la commune de Lanne dans l'attribution du prélèvement que le Tribunal Civil d'Oloron du 24 février 1898 avait assigné à Montory avant tout partage en compensation de la contenance perdue par Montory dans la délimitation avec Haux, le conseil délibère : M. Escapil-Inchauspé, expert assermenté de la commune de Alos-Sibas-Abense, représentera la commune de Montory dans les opérations de prélèvement et de partage ordonnées par le Tribunal d'Oloron en exécution du jugement en date du 24 février 1898. Suite à la rétrocession du presbytère aux héritiers de Mlle Dufau, par délibération du 27 octobre 1907, le conseil maintient cette délibération et prie l'autorité supérieure compétente de bien vouloir l'approuver. Le conseil désigne une commission de 3 membres du conseil chargée de rechercher les moyens de donner satisfaction aux desiderata de l'administration et de la commune (maison Loubet trop dégradée et emplacement Phoyeu raisonnable). Nomination des Répartiteurs et des délégués pour la liste électorale. Le conseil approuve le budget des chemins vicinaux de 1908 dressé par l'Agent-voyer de Tardets à la somme de 2 155,15 F. Elections des délégués du conseil municipal pour les élections sénatoriales du 3 janvier 1909. Un crédit de 168,10 F est ouvert pour solder les travaux exécutés par les artisans de Montory : Arhale, maçon, Périssé, maçon, Larragnéguy, charpentier, Larragnéguy, forgeron et Albarez, charpentier. Un crédit de 132 F est ouvert pour servir de paiement à M. Chilo pour l'éclairage public et électrique des rues. Un crédit de 129,50 F est voté pour servir au paiement des frais d'aménagement des forêts communales de Montory soumises au régime forestier .

En 1909, le conseil est d'avis que la somme de 1 500 F provenant des excédents budgétaires soit placée en rente 3 % sur l'Etat au profit du Bureau de Bienfaisance. Le conseil est d'avis que les jeunes, Hatchondo Raymond et Gonzalès Jean, bénéficient de l'allocation journalière en vertu des dispositions de la nouvelle loi sur le Recrutement. Le conseil délibère : 1° M. Mongaston, vétérinaire à Tardets, et un préposé surveillant choisi par ce dernier, seront chargés de l'inspection des tueries particulières et des viandes destinées à la consommation publique dans la commune de Montory. 2° les animaux sacrifiés dans les tueries particulières paieront une taxe de 0,10 F par tête de boeuf, taureau, vache, cheval, âne ou mulet, de 0,05 F par tête de veau âgé de moins de 4 mois, chèvre, porc ou brebis, de 0,02 F par tête d'agneau ou de chevreau. Le conseil décide qu'il ne sera fait dans la commune de Montory que 3 tournées de recouvrement par le Percepteur-Receveur municipal en mars, juin et septembre. Le conseil est d'avis qu'il soit donné une suite favorable à la demande faite par le jeune Laffargue Jean, soldat au 6ème Régiment de Ligue à Saintes, en sa qualité de soutien indispensable de famille ainsi qu'au jeune Moulia Joseph, soldat au 18ème Régiment d'Infanterie de Pau. Le conseil délibère : 1° les arbres nécessaires à la réfection du pont dit de Poundas (qui vient de s'écrouler) situé sur le chemin rural du col d'Edre seront abattus à la première quinzaine de mars dans les communaux de Montory non soumis au régime forestier. 2° les propriétaires intéressés à la reconstruction du pont seront autorisés à y effectuer les travaux indispensables à leurs risques et périls. Le conseil décide : 1° M. le maire est autorisé à louer au desservant de la commune l'immeuble connu sous le nom de presbytère. 2° par respect pour les intentions de la donatrice, on ne demandera au desservant qu'un loyer annuel de 5 F avec charge de pourvoir aux réparations locatives, la commune supportant les impôts et les grosses réparations. 3° la durée du bail sera de 9 années consécutives commençant le 1er janvier 1909. Conventions signées entre le maire et Nabarra, desservant à Montory. Le conseil est d'avis que le bail soit soumis à l'examen de l'autorité supérieure pour y être donné telles suites que de droit. Un crédit de 177 F est voté pour payer le montant des travaux suivants : réfection du pont de Pondas, réparation de la Tourrette et plantation de chênes à Histouye. Le conseil décide que l'école communale de filles sera installée dans l'immeuble Loubet du bourg de Montory. Le conseil donne un avis favorable au projet de création d'une Caisse d'Epargne à Tardets. Le conseil vote un crédit de 1 200 F pour l'acquisition d'une nouvelle horloge communale (l'horloge actuelle a plus d'un siècle et est défectueuse). Le conseil vote un crédit de 500 F pour reconstruire le pont de Maysouet (voûte effondrée en partie) situé sur le chemin vicinal n° 5 de Gastou. Le conseil décide que les nommés Laffargue Jean, Moulia Joseph et Baqué Pierre (cavalier à la 3ème Compagnie de Remonte à Tarbes) soient proposés au bénéfice de l'allocation journalière, conformément aux dispositions de la loi sur le Recrutement. Le conseil autorise Rospide Jean à maintenir une cabane au canton dit Bitole. Désignation des 2 membres chargés de dresser la liste électorale pour les élections aux Chambres et Tribunaux de Commerce. Le conseil délibère : un architecte sera chargé d'établir un projet de construction de maison d'école communale de filles dans l'emplacement Loubet pour être soumis à l'examen et à l'approbation de l'administration préfectorale, comparativement avec le projet Phoyeu. Le conseil est d'avis que le marché de Tardets soit tenu, du 1er novembre au 30 avril, tous les lundis préférablement au marché par quinzaine. Le conseil décide une coupe jardinatoire de bois de hêtre propre à l'industrie, dans la forêt communale de Gist, non soumise au régime forestier. Nomination des Répartiteurs et des délégués pour la liste électorale. Le conseil délibère : 1° la compagnie des tramways POM est priée d'établir un arrêt facultatif au haut de la côte de Montory pour les voyageurs sans bagages. 2° les tarifs pour le transport des marchandises seront baissés de façon à permettre une exploitation plus intense des produits agricoles et industriels de la région. Une coupe jardinatoire de bois de hêtre sera faite à la forêt communale de Huncharrie, non soumise au régime forestier. Le conseil approuve le budget des ressources, travaux et dépenses des chemins vicinaux ordinaires dressé par l'Agent-voyer de Tardets pour la somme de 2 117,20 F. Le conseil est d'avis que le nommé Chaldu Jacques, dit Marc, soit compris dans la liste des Vieillards, Infirmes et Incurables, admis à jouir d'une pension mensuelle de 7,50 F. Elections sénatoriales.

En 1910, l'administration des Ponts et Chaussées est invitée à mettre à l'étude un projet d'élargissement du chemin vicinal dit de Lassalle, qui du bourg de Montory irait se raccorder au chemin de Gastellondo-Barcus dans la direction de Géronce. Le conseil vote une augmentation de 1/10 en faveur de M. Mendicouague, Receveur municipal. Le conseil est d'avis de donner une suite favorable au projet de création d'un marché à Licq-Athérey, le lundi par quinzaine, alternativement avec Tardets. Liste de présentation contenant un nombre double de celui des classificateurs à nommer pour l'évaluation des propriétés non bâties, liste dans laquelle le Préfet nommera les 5 classificateurs titulaires et les 5 suppléants. Un crédit de 53,95 F est voté pour permettre à la commune de solder le montant du vingtième de la somme de 1079 F égale à la valeur des coupes délivrées en 1908. Le conseil délibère : 1° les houx croissant au quartier dit d'Ordaburu, soumis ou non au régime forestier, sont concédés pour la somme de 30 F à M. Eusébio Gracien, journalier de nationalité espagnole et demeurant à Arette. 2° les pieds de houx décortiqués ne pourront être enlevés et resteront la propriété de la comune. Le conseil est d'avis que les nommés Goyhenne Jean et Hatchondo Jean soient compris dans la liste des Vieillards, Infirmes et Incurables de la commune. Le conseil est d'avis que le jeune conscrit Sallenave Jean-Baptiste bénéficie des dispositions de la loi militaire en qualité de soutien de famille. Le conseil vote un crédit de 8,60 F pour frais de reliure des registres de l'Etat Civil déposés aux archives du Tribunal de St-Palais. Désignation des 2 membres chargés de dresser la liste électorale pour les élections aux Chambres et Tribunaux de Commerce. Le conseil exprime le regret de ne pouvoir donner son approbation au projet qui lui est soumis (projet de construction de l'école communale des filles dressé d'office par les soins de l'administration), ni de voter les crédits nécessaires à la construction d'office de l'école communale de filles. Liste des répartiteurs et celle des délégués pour dresser la liste électorale. Le conseil vote un crédit de 46 F pour rembourser à M. le maire les frais de déplacement occasionnés pour le litige d'Aygonce entre Lanne, Barcus et Montory. Le conseil est d'avis que le jeune Gonzalès Jean, soldat au 2ème Régiment de Zouaves à Oudjda, Maroc, bénéficie des dispositions de la loi militaire en qualité de soutien de famille. Le conseil approuve le budget des chemins vicinaux ordinaires dressé par l'Agent-voyer de Tardets pour la somme de 2 114 F. Le conseil est d'avis que Goyhenne Jean-Baptiste, 36 ans, charpentier, atteint d'une maladie incurable, soit compris dans la liste des secourus par la commune. Un crédit de 358,65 F sera consacré au paiement de Périssé Jean, maçon, pour travaux exécutés au pont d'Arhale, à l'école des garçons et à la rue du Milieu. Le conseil décide une coupe jardinatoire de buis propre à l'industrie, livrée à l'adjudication et effectuée dans les terrains non soumis au régime forestier. Le conseil est d'avis qu'il soit donné une suite favorable à la sollicitation produite par le réserviste Camps Pierre en sa qualité de soutien indispensable de famille ainsi qu'à Pous, dit Laplace Jean-Baptiste. Le conseil vote un crédit de 61 F pour servir de gratification aux agents forestiers qui ont opéré un martelage de 1 841 arbres déracinés par le vent dans les forêts situées à la montagne. Elections législatives. Loi instituant les retraites ouvrières.

En 1911, la coupe jardinatoire de buis à faire dans la montagne d'Aridouy sera mise en adjudication le premier dimanche de mars 1911. Le conseil délibère : un crédit de 50 F est voté pour frais de renouvellement du matériel scolaire dans les établissements publics d'instruction de la commune. 2° un crédit de 547,15 F pour frais de réparations effectués au porche de l'église (cimentage et bétonnage de toute l'étendue du porche) et au clocher de l'église (consolidation des poutrelles du clocher). 3° 47,50 F pour frais de réparations à l'école communale de garçons. 4° un crédit de 17 F pour payer à M. Eyhéramendy, horloger à Mauléon, les frais de transport de l'horloge communale. Le conseil est d'avis qu'il soit donné une suite favorable à la sollicitation produite par le réserviste Quéheille Martin en sa qualité de soutien indispensable de famille ainsi qu'à Haüré Pierre. Suite à la circulaire du Ministre du Travail en date du 10 mars 1911 relative à l'organisation des retraites ouvrières et paysannes et prescrivant la désignation d'une commission chargée de dresser la liste des assurés, le conseil désigne 2 délégués patrons et 2 délégués salariés pour faire partie de la commission municipale. Le conseil autorise Ayhens Jacques à maintenir une cabane au canton dit de Bagoule. Le conseil est d'avis qu'il soit donné une suite favorable à la sollicitation produite par Albarez Isidore, soldat au 144ème Régiment de Ligue à Bordeaux, en sa qualité de soutien indispensable de famille ainsi qu'à Mendionde Jean. Le conseil vote un crédit de 200 F au profit de M. Jargoyhen, propriétaire du bien Touchet, à titre d'indemnité pour recevoir dans son canal les eaux pluviales de l'école communale de garçons ; les conditions arrêtées avec M. Jargoyhen feront l'objet d'un acte public en l'étude de Maître Pées, notaire à Tardets. Le conseil arrête à la somme mensuelle de 7,50 F, le taux communal de l'allocation aux Vieillards, Infirmes et Incurables à mettre en vigueur à partir du 1er novembre 1911. Le conseil décide que les nommés Hégoburu Pierre et Paradis Jean, journaliers tous les deux, soient compris dans la liste des Vieillards, Infirmes et Incurables. Un crédit de 298,50 F est voté pour permettre le paiement des travaux de reconstruction du pont de Maysouet situé sur le chemin vicinal ordinaire de Gastou. Le conseil approuve la délibération de la commission syndicale du pays de Soule du 20 juin 1911 et décide l'achat de terrains à 3 propriétaires en vue de construire un chemin dans le massif forestier d'Ascaray et Holçarté. Le conseil décide que les frais de contrôle dus à la commune par les entrepreneurs des distributions d'énergie électrique établies en vertu de concessions communales ou pour les distributions n'empruntant que des voies vicinales, sont fixés à 5 F par km de ligne et par an. Le conseil décide que la nommée Millacet Engrâce, Veuve Fondeville-Patrap, 73 ans, soit comprise dans la liste des Vieillards, Infirmes et Incurables. Le conseil propose que le projet de restauration, pour une somme de 650 F, de la maison d'école communale de garçons (travaux à la cour de récréation et aux ouvertures de la maison d'habitation) soit soumis à l'approbation de l'administration préfectorale. Liste des répartiteurs et celle des délégués pour dresser la liste électorale. Un crédit de 27,75 F est voté pour solder les frais d'acte passé entre la commune et M. Jargoyhen à l'étude de Me Pées et un autre de 40 F pour rembourser les frais occasionnés par le transport du nommé Fondeville-Patrap Joseph à l'asile des aliénés. Le conseil est d'avis que Gonzalès Jean, soldat au 2ème Zouaves à Oran, bénéficie de la loi en sa qualité de soutien indispensable de famille. Suite à la lettre de M. le Sous-Préfet informant le conseil que le ministre de l'Instruction Publique accorde à la commune de Montory un secours de 8 250 F pour la construction d'une école de filles sur un terrain à acquérir de Mlle Phoyeu et qu'il reste à la charge de la commune une dépense de 6 750 F, le conseil regrette de ne pouvoir suivre l'administration supérieure dans la voie qu'elle s'est tracée et lui abandonne le soin de créer d'office les ressources nécessaires pour combler le déficit de 6 750 F. Le conseil délibère : 1° un projet d'amélioration de la rue du Bourg, tant au point de vue de l'adoucissement que de la canalisation des eaux pluviales et de l'empierrement de la voie, sera dressé par l'administration des Ponts et Chaussées. 2° un crédit de 150 F est voté pour servir à l'établissement des plans et devis aux frais d'étude.

En 1912, le conseil prie l'autorité supérieure de bien vouloir lui faire obtenir, par décret, le renouvellement de l'autorisation de faire pacager les bêtes à laine dans les cantons défensables de la forêt communale de Haux pour 5 ans de plus. Le conseil prie l'autorité supérieure de bien vouloir lui faire obtenir, par décret, le renouvellement de l'autorisation de faire pacager les bêtes à laine dans les cantons défensables des bois du Barlanès pour 5 ans de plus. Le conseil est d'avis qu'il soit donné une suite favorable à la sollicitation produite par les conscrits Accoce Dominique, Billourou Jean-Pierre, Casenave Pierre, Goyheneix Pierre et Noussitou Alexis en leur qualité de soutiens indispensables de famille ainsi qu'à Pous Jean-Baptiste, soldat au 57ème Régiment de Ligue à Bordeaux. Un crédit de 196,50 F est voté pour servir au paiement des factures ou notes présentées par M. Dencausse, fondeur de cloches à Tarbes, Périssé, maçon, Larragnéguy, forgeron et Superville, menuisier. Le conseil vote un crédit de 50 F pour souscrire à la construction ou à l'achat des aéroplanes militaires dans le département des Basses Pyrénées. Par application de l'Art. 149 de la loi du 5 avril 1884, M. le Préfet ouvrira d'office un crédit de 295 F sur les fonds libres de la commune pour désintéresser M. Crabérou (qui avait établi les plans de l'école publique de filles, non construite). Le conseil approuve le projet supplémentaire des travaux d'amélioration à effectuer à l'école communale de garçons pour la somme de 420 F. La moitié des frais d'hospitalisation réclamés pour les Vieillards Prat-Pey Pierre, St-Martin Bernard et Ayçaguer Jean, soit 675,75 F (sur les 1 351,50 F demandés par la directrice de l'hôpital de Tardets) seront payés par la commune de Montory. Elections municipales : Biscouby Pierre, maire et Lhande Pierre, adjoint. Elections des délégués pour le Bureau de Bienfaisance. Désignation du délégué au syndicat de Soule. Le conseil délibère : 1° un crédit de 800 F est voté pour être mis à la disposition des Ponts et Chaussées afin de couvrir les frais des études à effectuer sur la préparation du projet de rectification et d'élargissement du CVO n° 1 dit de Lassalle. 2° un crédit de 1 588 F à couvrir par emprunt est voté pour solder la part contributive de la commuune dans la dépense totale de 75 000 F de travaux projetés. Une somme de 1 351,50 F est votée pour solder les dépenses d'entretien des Vieillards, Indigents et Incurables hospitalisés à Tardets. Le conseil est d'avis de donner une suite favorable à la demande du conscrit Moulia Romain, en résidence à Buenos-Ayres, d'obtenir un sursis d'incorporation. Le conseil est d'avis que 2 foires se tiendront, au haut quartier Ste Marie d'Oloron, les derniers mardis de novembre et de février. Listes des répartiteurs et des délégués pour dresser la liste électorale. Le conseil est d'avis de donner une suite favorable à la sollicitation présentée par le jeune Billourou JPierre, soldat au 6ème Bataillon des Chasseurs à pied à Nice, de bénéficier de l'allocation journalière accordée par la loi, en sa qualité de soutien indispensable de famille pendant la durée de son service militaire. Le conseil délibère : il sera procédé d'office par les soins de l'administration préfectorale, à l'achat du terrain Phoyeu, sans autorisation du conseil municipal (attendu que l'édification de l'école des filles a été imposée d'office par l'administration préfectorale). Le conseil décide que, conformément à leur demande, les nommées Barenne Marie, 71 ans, Boucau Jeanne, 70 ans, Hégoburu Anne, 74 ans, Laffargue Maytène, 70 ans, Veuve Louerrou-Bourracet Engrâce, 70 ans, et Surce Marie, 70 ans, toutes dénuées de ressources, soient comprises dans la liste des Vieillards, Infirmes et Incurables.

En 1913, une somme de 298,42, F est votée à l'effet de compléter le reliquat des chemins vicinaux ordinaires qui doit servir au paiement du solde des travaux de rectifications et d'élargissement des CVO n°1 et 2 sur une longueur de 637,89 m. Le conseil décide de vendre à l'enchère, sept chênes desséchés et dépérissants, qui se trouvent dans les communaux de Montory. Le conseil délibère : 1° un crédit de 50 F est voté en faveur de M. Lhande-Borthiry Jean de Laguinge pour paiement des pierres et graviers employés aux travaux de réfection du chemin de Gastou. 2° un crédit de 64,65 F est voté en faveur de Périssé Jean, maçon, pour paiement des travaux exécutés au chemin de Gastou. Le conseil prie l'Hospice de Mauléon d'admettre en qualité d'indigents assistés les vieillards Prat-Pey Pierre et Mouré Jeanne qui ne sauraient recevoir à leur domicile les soins nécessaires pour leur état. Un crédit de 16,25 F est voté en faveur de M. Marque, à Oloron, pour frais d'imprimerie de 40 affiches relatives à l'adjudication des travaux de construction de la maison communale d'école de filles. Le conseil est d'avis que les conscrits Biscouby Jean et Gabaston Jacques bénéficient de l'allocation journalière accordée par la loi, en qualité de soutiens indispensables de famille pendant la durée de leur service militaire. Le conseil demande au Conseil Général l'inscription au programme des travaux à subventionner en 1914 du projet de reconstruction et d'élargissement du chemin vicinal ordinaire n° 1 dit de Lassalle, vers Erretçu et Barcus, sur toute sa longeur. M. Laffatigue Laurent de Lanne, section Barlanès, propriétaire, versera à titre de transaction, la somme de 50 F pour délit d'abattage d'arbustes (qui devaient servir au chauffage d'un four à chaux) aux communaux de Montory. Le conseil approuve la délibération de la commission syndicale de Soule du 25 mars 1913 et vote en conséquence la vente amiable à M. Adeu et Cie des 2 parcelles demandées. Le conseil est d'avis que le nommé Casenave Pierre, soldat au 14ème Bataillon de Chasseurs à pied, au Maroc, bénéficie de l'allocation journalière accordée par la loi, en qualité de soutien indispensable de famille pendant la durée de son service militaire. Le conseil autorise Ayhens Jacques à maintenir une cabane à Ayceburia dans le canton de Lacurde. Un crédit de 151,30 F est voté sur les fonds libres pour servir au paiement des fournitures faites par M. Larre, négociant en vins à Tardets, à la jeunesse de Montory, à l'occasion de la "pastorale". Suite à la dotation d'un service télégraphique reliant les bureaux de Montory et Tardets, le conseil s'engage : 1° à supporter la dépense nécessitée par la pose des fils télégraphiques pour 350 F. 2° à verser pour frais d'achat et d'installation des appareils électriques, la somme de 250 F. 3° à prendre à sa charge le salaire du piéton qui sera agréé par l'Administration, pour la distribution des télégrammes dans l'agglomération, siège du Bureau. Prière instante est de nouveau faite auprès de l'administration des Ponts et Chaussées pour que le plan de rectification, d'élargissement ou de reconstruction du CVO n° 1 dit de Lassalle (chemin devenu absolument indispensable) soit dressé dans le plus bref délai possible afin d'être joint à la demande d'inscription au programme des travaux à subventionner en 1914. Un nouveau crédit de 150 F sera inscrit au budget supplémentaire de 1913 pour être employé aux frais des études nécessitées en vue du projet d'amélioration de la rue du Bourg. Le conseil approuve la délibération de la commission syndicale du pays de Soule portant note d'une somme de 23 000 F, pour la construction d'une ligne de tramway entre St Palais et St Jean Pied de Port avec embranchement sur Mendive. Le conseil est d'avis que la Compagnie des Tramways POM soit appelée à modifier l'heure actuelle du départ de Tardets et de Mauléon en ce qui concerne le train du matin, de façon à ce que les voyageurs se dirigeant sur Oloron et Pau puissent correspondre avec le train de Pau de 11 H. Le conseil décide que la nommée Loutre Thérèse, Vve Goyhenne, soit comprise dans la liste des Vieillards, Infirmes et Incurables. Un crédit de 721,25 F est voté pour solder les frais occasionnés pour l'entretien des 3 vieillards, Prat-Pey Pierre, Mouré Jeanne et St Martin Bernard durant leur séjour à l'hôpital de Tardets. Le conseil arrête à la somme mensuelle de 5 F, le taux communal à mettre en vigueur à partir du 1er janvier 1914 pour secourir les familles pauvres chargées d'enfants. Le conseil donne un avis défavorable au projet de classement et d'entretien du chemin Licq-Athérey - Ste-Engrâce (caserne des Douanes) et refuse la part de contingent (140 F annuels) assignée à la commune pour l'entretien de cette route. Le conseil est d'avis qu'un sursis d'incorporation soit accordé aux jeunes conscrits, Phoyeu Arnaud (études supérieures) et Goyhéneix J. Baptiste ( frère soldat et mère cultivatrice, veuve ). La dame Marguerite Elisabeth Camy déclare avoir l'intention d'ouvrir à Montory une école primaire élémentaire privée de jeunes filles. Le conseil arrête à la somme de 0,50 F par jour le taux communal à mettre en vigueur à partir di 1er janvier 1914 pour service d'assistance aux femmes en couches indigentes (loi du 17 juin 1913). Le conseil est d'avis que les conscrits, Lagune J. Baptiste et Arbide-Vignarte Arnaud, bénéficient de l'allocation journalière accordée par la loi, en qualité de soutiens indispensables de famille pendant la durée de leur service militaire, ainsi que Martiche Pierre, engagé volontaire au 2ème Régiment de Zouaves à Oran. Le conseil délibère : 1° un crédit de 487,42 F est voté pour payer les travaux exécutés par Périssé Jean, maçon, au cimetière communal. 2° un crédit de 101,65 F est voté pour payer les travaux exécutés à l'abreuvoir de Bégouse et à la fontaine Casenave. Le conseil vote un crédit de 200 F pour subvenir aux frais d'entretien de l'église communale. Un crédit de 50 F est voté pour secourir, en 1914, les familles nombreuses indigentes et un autre crédit de 50 F pour venir en aide aux femmes en couches sans ressources. M. Pontaut Edouard est désigné pour faire partie du jury du Comice agricole de Mauléon-Tardets. Le conseil délibère : la maison Lhouerrou appartenant à la dame Vve Baygoury et réunissant les conditions de confort et d'hygiène voulues, est désignée pour servir de logement à l'institutrice publique de Montory ; le cas échéant, une somme de 75 F lui sera attibuée pour qu'elle puisse se loger à sa convenance. Le conseil vote un crédit de 15,66 F pour payer la dépense de confection des tables décennales de l'Etat Civil de 1903 à 1912. Listes des répartiteurs et des délégués pour dresser la liste électorale. Le conseil est d'avis que le Bureau de Bienfaisance soit autorisé à accepter le legs de 1 000 F fait par M. Dastugue d'Espoey au profit des pauvres de Montory. L'hospice de Mauléon est prié de recevoir d'urgence, en qualité d'indigente assistée, la nommée Barenne Marie qui ne peut en aucune façon se faire soigner à son domicile. L'autorité supérieure est priée d'autoriser la commune à vendre sur la mise à prix de 20 F, le lot de broussailles réclamé par les propriétaires du Barlanès pour le chauffage ou la cuisson d'un four à chaux au fond de la forêt communale de Huncharie. Durée du service militaire à 3 ans pour tous sans dispense aucune.

En 1914, élections législatives : Jean Ibarnégaray. 1914-1918 : 1ère guerre mondiale. Une somme de 75 F est votée pour l'indemnité de logement à accorder à l'instituteur communal. Le conseil est d'avis que le jeune Jean Biscouby, soldat au 2ème Génie à Montpellier, bénéficie de l'allocation journalière accordée par la loi, en qualité de soutien indispensable de famille pendant la durée de son service militaire. Le conseil délibère : 1° Mlle Iriart Marie, couturière, âgée de 21 ans, soeur du facteur-distributeur, est désignée pour distribuer à domicile, soit dans le bourg, soit dans les hameaux, les divers télégrammes adressés aux particuliers et aux fonctionnaires de l'administration publique. 2° son suppléant sera M. Brac Léon. 3° un crédit de 50 F est voté pour assurer le fonctionnement de ce service. Le conseil délibère : la construction de l'école communale des filles ayant été imposée d'office, l'administration préfectorale est priée de réaliser également d'office l'emprunt nécessaire en élevant aussi d'office à 9 centimes 25 centièmes l'imposition extraordinaire à payer par les contribuables à la suite de l'augmentation du taux de l'intérêt réclamée par la Caisse Nationale des Retraites pour la Vieillesse pour l'emprunt. Le conseil est d'avis que le jeune conscrit Iribe J. Baptiste et Arbide-Vignarte Arnaud, soldat au 1er Rt de Zouaves à Fort-National, Algérie, bénéficient de l'allocation journalière accordée par la loi, en qualité de soutien indispensable de famille pendant la durée de leur service militaire. L'inscription au programme des travaux à subventionner en 1915 du projet de reconstruction, rectification et élargissement du CVO n° 1 dit de Lassalle, vers Erretçu et Barcus, sur toute sa longueur, est demandée au Conseil Général. Le conseil maintient à 75 F l'indemnité de logement accordée à l'institutrice publique. Le conseil autorise Puchin Jacques à maintenir une cabane au canton dit Maillordoquy. A partir du 1er janvier 1914, seront admises à la jouissance des allocations annuelles prévues par la loi du 14 juillet 1913, les familles nombreuses suivantes : Fernandez dit Albarez (4 enfants de moins de 13 ans), Gonzalès (4 enfants), Hégoburu-Paillet (5 enfants), Iribe (4 enfants), Maunas (4 enfants), Patalagoïty (4 enfants), Uthurralt (4 enfants). Le conseil décide que conformément aux dispositions légales, jouiront des allocations mensuelles accordées aux femmes en couches nécessiteuses les femmes Curutchelhar, Etchécopar et Laffargue. Le conseil décide que la nommée Parage Marie-Anne, 70 ans, femme Haüré, sera comprise dans la liste des Vieillards de la commune. Le conseil approuve toutes les conventions insérées dans la déclaration relative à l'établissement du Bureau Télégraphique projeté et vote un crédit de 320 F mis à la disposition de l'administration des Postes et Télégraphes, part contributive de la commune. Un crédit de 130 F est voté pour solder les dépenses d'empierrement ( marne extraite de la carrière de Lhande Clément, à défaut de gravier) du CVO dit de Lassalle. Le conseil regrette de ne pouvoir donner suite à la mise en demeure de M. le Préfet et émet l'avis que le crédit de 85 F déjà voté et figurant au budget ne soit pas dépassé au titre d'indemnité représentative de logement à l'institutrice communale. Le conseil est d'avis que les nommés ci-après mobilisés pour la guerre contre l'Allemagne bénéficient de l'allocation journalière accordée par la loi en leur qualité de soutiens indispensables de famille pendant la durée du conflit, Gonzalès Pascal, journalier, Etchécopar Antoine, métayer, Patalagoïty Pierre, métayer, Laffargue Pierre, menuisier, Pous Pierre, métayer, Espilondo Joseph, métayer, Ilharescondo J. Pierre, métayer, Haritchabalet Pierre, métayer, Mendionde Pierre, journalier, Pous-Langlot J. Baptiste, domestique, Haüré Pierre, chauffeur, Larragnéguy J. Baptiste, métayer, Quéheille Martin, métayer, Plandé Pierre, propriétaire, Accoce-Patrap Dominique, propriétaire, Biscouby Dominique, métayer et Rouyet Noël. Un crédit de 100 F est voté pour l'achat de couvertures à adresser aux soldats qui se trouvent sur le front. Nomination de 10 répartiteurs titulaires et 10 suppléants. Vote de divers crédits urgents : 50 F pour M. Bergeras (transport du blé destiné aux troupes, transport de dépêches administratives, fournitures de gravier au préau de l'école de garçons), 20 F pour Poutz-Noguez (transport du blé destiné aux troupes), 10 F pour M. Esprabens (travaux supplémentaires au secrétariat de la mairie), 20 F pour M. le maire, Biscouby (voyages administratifs).

En 1915, le conseil est d'avis qu'il soit donné une suite favorable au vote du crédit de 100 F ouvert à la caisse du Bureau de Bienfaisance pour paiement de divers frais occasionnés pour l'acceptation du legs Dastugue de 1 000 F au profit des pauvres de Montory. L'inscription au programme des travaux à subventionner en 1916 du projet de construction du CVO n° 1 dit de Lassalle, de Montory à Barcus, sur toute sa longueur, est demandée au Conseil Général. Un crédit de 229,16 F est voté en paiement des travaux de soutènement exécutés par Périssé, maçon, aux CVO n° 5 et 6. Le conseil décide que les nommés Larrive Jean, Veuve Pinton et Lhouerrou Catherine soient compris dans la liste des V, I et I de la commune. Le conseil décide que la famille Lerdou payera la somme de 100 F pour contribuer aux frais d'entretien de l'aliéné Lerdou Pierre à l'asile St Luc (16 % à la charge de la commune et 84 % pour le département). Nomination des classificateurs-répartiteurs. Le conseil est d'avis que la nommée Vve Saurine, née Sallaber Marie, 70 ans, sera comprise dans la liste des V, I et I de la commune. Un crédit de 401,25 F est ouvert pour être payé aux ayant droit : Mme Louise Capdevielle pour hébergement aux Réfugiés, M. Bergeras pour réparations à l'horloge, M. Irigoyen Eugène pour réparations au clocher, M. Rachou pour travaux au cimetière, M. Bouchet pour fournitures de lait aux Réfugiés, M. Albarez pour réparations aux écoles, M. Larragnéguy Pierre pour fournitures diverses aux Réfugiés, M. Biscouby, maire, pour frais de voyages administratifs. Le conseil est d'avis que le boulanger Mendionde soit mobilisé sur place, à Montory même, et à la disposition des maires de Montory et de Lanne, pendant toute la durée de la guerre, pour assurer l'alimentation en pains et farines des habitants des 2 communes. Nomination de 10 répartiteurs titulaires et 10 suppléants. Le conseil vote un crédit de 306 F pour : M. Esprabens, secrétaire, pour travaux supplémentaires de mairie, M. Quihillat, négociant, pour la vente de 6 chaises à la mairie, M. Irigoyen, négociant, pour la vente de 2 stères de bois à l'usage des Réfugiés, M. Poutz-Noguès pour location d'une maison à l'usage des Réfugiés, M. Albarez, charpentier, M. Rachou, journalier, et M. Bergeras, charretier, pour réparations au préau de l'école, M. Samitier, journalier, pour réparations au chemin d'Ourdouxet et M. Lhande-Pintou pour secours avancés à des indigents. Le conseil est d'avis que les nommés Larraus-Mendionde Scholastique, Chaldu Jean et Prat J. Baptiste, seront compris dans la liste des V, I et I de la commune.

En 1916, le conseil émet un avis favorable au projet de prêt par le syndicat de Soule, de la somme de 15 000 F au taux de 5 % pour une durée de 2 ans. Un crédit de 60 F est voté pour compléter le traitement de M. Rachou, fossoyeur, et de M. Brac, balayeur des salles d'école. Le conseil est d'avis que les nommés Scholastique Laffargue et Vve Millacet Engrâce soient comprises au taux mensuel de 7,50 F dans la liste des V,I et I de la commune. L'inscription au programme des travaux à subventionner en 1917 du projet de construction du CVO n° 1 dit de Lassalle, de Montory à Barcus, sur toute sa longueur, est demandée au Conseil Général. Nomination des membres du Comité agricole de la commune de Montory. Un crédit de 277,10 F est voté pour être payé à M. Périssé pour travaux de maçonnerie dans les rues et chemins du village et à M. Lhande-Borthiry pour fournitures de gravier pour l'amélioration des chemins vicinaux et ruraux. Le conseil arrête à la somme mensuelle de 7,50 F le taux communal des Allocations aux V, I et I de la commune à partir du 1er janvier 1917. Le conseil est d'avis qu'il soit donné une suite favorable à la délibération prise par le Bureau de Bienfaisance pour disposer d'une somme de 1 000 F afin de souscrire à l'emprunt contracté pour la Patrie. Nomination de 10 répartiteurs titulaires et 10 suppléants. Le conseil regrette de ne pouvoir donner satisfaction à la réclamation produite par M. Guerre, père de 6 enfants en bas âge dans le but de bénéficier des dispositions de la loi sur les familles nombreuses (propriétaire de 17 ha et paiement d'une contribution de 97,16 F). Le conseil met en vente un lot de chênes déracinés par l'ouragan au quartier d'Arguibelle pour une mise à prix de 20 F et un lot de hêtres dépérissants à Huncharrie pour 20 F. Une somme de 100 F sera versée au nom de la commune au Sous-Secrétariat de l'Etat de service de santé pour les hôpitaux et ambulances russes.

En 1917, un crédit de 60 F est voté pour indemnité de logement en 1916, à M. l'instituteur adjoint. L'inscription au programme des travaux à subventionner en 1918 du projet de construction du CVO n° 1 dit de Lassalle, de Montory à Barcus, sur toute sa longueur, est demandée au Conseil Général. Le conseil délibère : il sera sursis jusqu'à la fin des hostilités à la demande produite par les nommés Abadie, Escarain, Accoce, Candalot, Lerdou, Gacherieu, Espelette et Bellocq, les conditions exigées pour obtenir une allocation, au titre de familles nombreuses, pouvant être modifiées dans un sens plus large dès que la paix sera signée. Le conseil prie l'autorité supérieure de vouloir bien lui faire obtenir, par décret, le renouvellement de l'autorisation de faire pacager, pour 5 ans de plus, les bêtes à laine dans les cantons défensables des bois du Barlanès soumis au régime forestier. Le conseil vote un crédit de 545 F pour payer les dépenses suivantes : 100 F pour indemnité aux gardes forestiers, 220 F pour l'éclairage électrique des rues et de la Poste, 50 F pour la surveillance du cimetière, 50 F pour le balayage des écoles et 12 F pour le logement de l'institutrice publique. Le conseil délibère : 1° une coupe jardinatoire de broussailles, arbustes et arbres dépérissant dans la forêt communale du Gist, non soumise au régime forestier, sera vendue à M. Eloz Gastelumendi, négociant à Mauléon. 2° cette coupe servira à la fabrication du charbon. Nomination de 10 répartiteurs titulaires et 10 suppléants.

En 1918, une petite coupe de bois effectuée à la forêt communale de Huncharrie, d'une valeur de 100 F, sera vendue à M. Mendionde, boulanger, en sursis d'appel, pour le chauffage de son four. Le Receveur municipal, Percepteur à Tardets, est chargé de percevoir au profit de la commune, une subvention de 30 F pour l'assistance médicale gratuite et une autre de 100 F pour assistance aux vieillards. L'inscription au programme des travaux à subventionner en 1919 du projet de construction du CVO n° 1 dit de Lassalle, de Montory à Barcus, sur toute sa longueur, est demandée au Conseil Général. Le conseil arrête à 5 F le taux communal pour les familles nombreuses à mettre en vigueur à partir du 1er janvier 1919. Baux à loyer : désignation des membres des commissions, propriétaires d'immeubles à loyer, de locataires patentés et de locataires non patentés. Un crédit de 1 287,15 F est voté pour payer les dépenses suivantes : réparations à la maison d'école par Foix, réparations à la cour de l'école des garçons par Arhale, réparations à la salle d'école des filles par Larragnéguy, réparations au préau de l'école des garçons par Rachou, frais de transport de céréales et foin, réquisitions par Bergeras, frais de déplacement à la coupe de bois de Gist par Lhande, indemnités aux agents des oeuvres de guerre par Brac, frais d'acquisition de la prairie Phoyeu, école de filles par Maître Pées, indemnité de logement à l'instituteur adjoint en 1917 à Péris, nettoyage des effets fournis aux réfugiés par Brac, fournitures aux réfugiés par Legrand-Joube, frais d'inspection d'hygiène de l'école des filles. Le conseil vote un crédit de 411,30 F pour travaux exécutés en urgence à la maison communale des garçons par Foix, plâtrier, pour loger convenablement les instituteurs rapatriés. Le conseil délébère : 1° la somme de 60,25 F afférente à la commune pour l'entretien des 2 aliénés, Chaldu Laurent et Sallenave J. Baptiste du 1er janvier au 31 octobre 1917 sera payée par la commune. 2° pour l'année 1918 et suivantes, la famille Sallenave JBaptiste versera la somme de 100 F par an pour le traitement de l'aliéné à l'asile St Luc. 3° le restant de la part communale des frais d'entretien à l'asile sera payé pour les 2 aliénés par la commune. Le nouveau bail à loyer de 5 F par an du presbytère communal passé entre le maire et M. Cazaban, pour une durée de 9 ans, sera soumis à l'approbation de M. le Préfet. Le conseil décide que les nommées Patras Marie, née Mendiondo, et Moulia M. Jeanne, née Binitou, soient comprises dans la liste des Vieillards de la commune. Jusqu'à la fin de guerre et notamment jusqu'au jour où la Caisse Nationale des Retraites aura opéré le versement de l'emprunt qui lui a été demandé, il sera sursis à la perception de toute annuité pour remboursement d'emprunt réservé au paiement des travaux d'acquisition pour construction (d'office) d'une maison d'école communale de filles. Le conseil vote un crédit de 220 F à répartir entre M. Larrive St Jean (pour loyer des appartements occupés pendant 3 ans par l'indigente Jeanne Pintou) et Mlle Magdeleine Trouilh (pour soins et entretien de la même indigente). Nomination des délégués à la liste électorale et des répartiteurs. Un crédit de 500 F est voté pour servir au paiement des fêtes de jour et de nuit données en l'honneur des victoires remportées par nos braves soldats. Un crédit de 72 F est voté pour servir au paiement des transports (grains de semences et réfugiés) effectués pour la commune par M. Poutz-Noguez, voiturier. En 1918, grippe espagnole en France, 400 000 victimes. Le canton de Tardets très touché.

En 1919, suite aux nombreuses plaintes émanant des habitants de la commune quant à la marche absolument défectueuse du tram, le conseil prie l'administration que l'ancien double service, aller et retour, soit rétabli sans délai, deux trains partant chaque matin, l'un de Mauléon, l'autre d'Oloron. Il sera consumé un crédit de 1 200 F aux réparations des ponts de Hédacq, Mondiscart, Peyrot et Arrécou. L'inscription au programme des travaux à subventionner en 1920 du projet de construction du CVO n° 1 dit de Lassalle, de Montory à Barcus, sur toute sa longueur, est demandée au Conseil Général. Suite à la réorganistion de la police rurale (les gardes champêtres seraient supprimés et remplacés par une brigade de 5 à 6 gardes-ruraux dans chaque chef-lieu de canton), la commune de Montory adhère au projet de réorganisation de la police soumis à l'agrément des municipalités ; en raison de la situation exceptionnelle de la commune, un garde-rural devra être autorisé à séjourner à la commune. Le conseil vote un crédit de 30 F en rétribution à M. Desplas, secrétaire de mairie de Tardets, pour avoir assurer pendant une année, la publication du communiqué officiel. Liste des soldats de Montory morts pour la France, liste des blessés et liste des Citations-Croix de guerre. Un crédit de 113,06 F est voté pour rembourser à M. Hourcade de St Palais, les frais de purge d'hypothèques des immeubles Phoyeu, en vue de la construction d'une maison d'école des filles. Le conseil est d'avis que la construction projetée de la maison d'école communale des filles soit ajournée jusqu'au moment où une baisse générale des prix permette l'exécution des travaux à un taux raisonnable. Le conseil décide que les nommées Brac Anne, née Fondeville et Rachou Anne, née Périssé, toutes deux indigentes, soient comprises dans la liste des Vieillards de la commune. Le conseil décide que la nommée Gonzalès Gracia, née Basilisa, sera inscrite pendant 3 mois, à la liste des femmes en couches de la commune. L'administration préfectorale est priée de maintenir Mme Brac, née Fondeville, dans la liste des Assistés de la commune (son mari Léon Brac, cordonnier, ne peut plus se servir de son bras droit). Le conseil autorise Biscouby Pierre, à maintenir une cabane au canton dit Chuste et Magnou Jean au canton de Lacurde, lieu-dit Coueylarou. Suite à une revendication de la commune de Mauléon, le conseil décide que la répartition de la rente de 6 000 F provenant des fonds produits par la vente des bois au Génie, se fera sur la base de 1860, conformément à la décision prise précédemment par la commission syndicale du pays de Soule. Le conseil délibère : 1° le projet présenté par M. JB Hum-Sentouré, marbrier-sculpteur à Oloron, est adopté à l'unanimité. 2° un crédit de 3 000 F est alloué à ce projet. 3° le monument sera élevé en bordure de la rue du Bourg, sur l'emplacement qui se trouve entre le presbytère et l'église, à un mètre de la rue, dans le vieux cimetière. Le conseil accepte la proposittion faite par la commune de Lanne (projet de bail relatif à la location d'une fougeraie aux confins du Barlanès, pour coupe de fougère) à la condition que la commune de Lanne ne s'oppose à toute augmentation de taxes lors de l'établissement du Rôle des fougères et pacages. Le conseil décide que le nommé Larragnéguy J. Pierre (forgeron, atteint d'hémiplégie) soit compris dans la liste des Vieillards, Infirmes et Incurables de la commune. Le conseil délibère : 1° une distribution spéciale de lettres et de journaux se fera le dimanche, de midi à 13 heures dans la salle de la mairie de Montory. 2° le facteur auxiliaire chargé de cette distribution sera rétribué par l'administration des Postes. Un crédit de 100 F est voté pour être réparti entre M. Goyhenne J. Baptiste charpentier, pour réparations au presbytère communal et Albarez François, garde-champêtre, pour la part communale des timbres (Retraites ouvrières et paysannes). L'administration préfectorale est priée de maintenir les indigents, Moulia M. Jeanne et Vve Patras Marie, dans la liste des Assistés de la commune. Une fête exceptionnelle sera offerte aux braves "poilus" de la commune, le dimanche 26 octobre 1919 ; un crédit de 700 F est voté pour être affecté à la célébration de cette fête. Le conseil vote un crédit de 395,35 F pour paiement à M. foix, plâtrier, de travaux exécutés à la maison d'école publique des garçons (appartements de M. Pérès, instituteur public). Elections municipales : Biscouby Pierre, maire et Lhande Pierre, adjoint. Election des délégués et suppléant en vue de l'élection sénatoriale du 10 janvier 1920. Désignation du délégué au syndicat de Soule. Désignation des délégués au Bureau de Bienfaisance. Désignation des 10 répartiteurs. Le conseil décide d'offrir le 28 décembre 1919 un banquet aux héroïques soldats rentrés dans leurs foyers et vote un crédit de 2 000 F pour cette occasion. Journée de travail de 8 h. Elections législatives : le département est divisé en 2 circonscriptions (la 1ère avec les arrondissements de Bayonne et Mauléon, (Jean Ibarnégaray élu), la 2ème, avec celles de Pau, Oloron et Orthez. Elections cantonales : le Dr Constantin élu (il le sera sans interruption jusqu'en1955). Personnes admises à l'assistance médicale gratuite.

En 1920, un crédit de 135 F est voté pour permettre de domanialiser en 1919, les Préposés forestiers communaux, conformément à la loi. Le conseil est d'avis que les familles Abadie Jean, cultivateur, Espelette Joseph, cultivateur, Espilondo M. Jeanne, ouvrière, Gabaston Joseph, cultivateur, Larrey Pierre, cultivateur, Lestarpé St Grat, cultivateur, bénéficient de l'allocation journalière de 1,25 F, avec attribution de la majoration de 0,50 F pour chacun des enfants âgés de moins de 16 ans, accordée par l'Etat, aux familles des jeunes qui avant leur départ pour le service, remplisaient effectivement les devoirs de soutiens indispensables de famille. Nomination des délégués aux commissions électorales. L'inscription au programme des travaux à subventionner en 1921 du projet de construction du CVO n° 1 dit de Lassalle, de Montory à Barcus, sur toute sa longueur, est demandée au Conseil Général. Le conseil autorise Jean Escarain à maintenir une cabane au canton dit Bitole. Le conseil émet le voeu que la Société Forestière procède à l'élargissement complet et intégral du chemin, de la Jonction des eaux au pont de Logibar (que la pose de la voie ferrée rend absolument nécessaire), et qu'il soit pris des mesures les plus indispensables pour rendre praticable le chemin de Tardets à Larrau. Le conseil est d'avis d'admettre à l'assistance aux femmes en couches, la nommée Jeanne Fondeville, cultivatrice-métayère à Montory. Le conseil est d'avis que la famille Espilondo bénéficie de la loi sur les familles nombreuses et que ses enfants au nombre de 5 au-dessous de 13 ans, seront inscrits dans la liste communale des Assistés. Le conseil est d'avis que Mme Vve Moulia Engrâce, née Larrieu, employée à la gare du POM, bénéficie de l'allocation journalière (fils, jeune conscrit, cordonnier). Suite à la répartition de la somme d'argent et aux doléances de Mauléon, la commune accepte le pourcentage en diminution tel qu'il est présenté dans l'acte de transaction, et elle donne au Syndic tout pouvoir pour la représenter dans ces conditions. Le conseil est d'avis qu'il soit donné une suite favorable à la demande faite par Mme Arbelbide-Vignarte Jeanne, femme Fondeville (le jeune François, concourt par son travail à l'exploitation de la métairie). Au lieu d'en être affecté à la construction d'une école des filles, le montant des annuités figurant au budget supplémentaire de 1920 en Restes à payer, soit la somme de 1 771,87 F, sera consacré aux réparations à effectuer dans les chemins vicinaux de la commune. Le conseil est d'avis qu'il soit donné une suite favorable : 1° aux demandes faites par les femmes Bellocq, Gonzalez, Lhouerrou, Etchecopar et Queheille pour obtenir les secours aux femmes en couches. 2° aux réclamations des chefs de familles nombreuses assistées, Abadie (4 enfants de moins de 13 ans), Bellocq (5), Candalot (6), Escarain (7), Guerre (4), Lerdou (4), Magnou (5), Paillet (4), Pontaut (5), et Rouyet (4). Le conseil délibère : 1° la commune de Montory tiendra tous les engagements déjà pris au sujet de l'installation et du fonctionnement du bureau télégraphique. 2° elle paiera les frais de premier établissement de la ligne à construire (1 000 F). 3° elle paiera à M. Lacassie, facteur-receveur, les frais de gérance pour 400 F. 4° elle paiera à M. Brac Léon, piéton, 100 F pour la distribution des télégrammes. Le conseil est d'avis que les pères de familles : Escarain, Magnou, Pontaut, Bellocq et Guerre bénéficient - par patriotisme - des dispositions de la loi sur les familles nombreuses, comme leurs compatriotes moins aisés. L'admission à l'assistance aux femmes en couches est prononcée d'urgence au bénéfice des nommées Périssé-Charlou Grâcieuse et Lhande-Dastugue Engrâce. Nomination des délégués à la liste électorale et des répartiteurs. Un crédit de 405 F est ouvert pour servir, en1921, au traitement des Préposés des Eaux et Forêts de la commune. La SFIO se scinde en 2 pour constituer le parti communiste et le parti socialiste. Elections sénatoriales. Erection du monument aux morts en mémoire des combattants morts au champ d'honneur. En Soule, 1028 soldats morts pour la France, à Montory 48.

En 1921, le conseil est d'avis que Lhouerrou-Bourracet Jean, en sa qualité de père d'une famille nombreuse, bénéficie des secours prévus par la loi d'aide aux familles nombreuses. Le conseil est d'avis que les familles Jargoyhen A, Larragnéguy J, Lhande FJ, Maunas J, Phoyeu D et Trouilh JP bénéficient de l'allocation journalière de 1,50 F accordée par l'Etat aux familles des jeunes gens, qui avant leur départ pour le service, remplissaient les devoirs de soutiens indispensables de famille. Le conseil est d'avis que le père de famille Lhouerrou-Bourracet Jean soit compris et maintenu - par patriotisme - dans la liste des bénéficiaires de l'assistance aux familles nombreuses. L'inscription au programme des travaux à subventionner en 1922 du projet de construction du CVO n° 1 dit de Lassalle, de Montory à Barcus, sur toute sa longueur, est demandée au Conseil Général. Le conseil est d'avis d'admettre à l'assistance aux femmes en couches la nommée Haritchabalet Marie-Anne, née Candalot. Le conseil arrête à 7,50 F le taux mensuel communal de l'allocation aux Vieillards, Infirmes et Incurables de Montory à partir du 1er janvier 1922. Le conseil vote un crédit de 800 F pour payer les dépenses relatives au dénombrement de la population, aux réparations de l'horloge communale, au transport d'un indigent à Bayonne et aux travaux au pont de Peyrot. L'admission à l'assistance aux femmes en couches est prononcée d'urgence au bénéfice des nommées Iriart Jeanne et Billourou Germaine. Un crédit de 1 500 F est voté pour permettre à l'administration des Ponts et Chaussées de faire les études nécessaires à la rectification et à l'élargissement du CVO n° 1 dit de Lassalle. Le conseil vote un crédit de 40 F pour frais de reliure des archives et un autre de 100 F pour secours aux familles, victimes de la catastrophe de Dax (incendies de juillet 1921). Le conseil délibère : tous les ans, au printemps, il sera fait défense, par voie de publications et d'affiches, de détruire par le feu, les broussailles et les mauvaises herbes poussant dans les montagnes ; le garde-champêtre sera chargé de dresser procès-verbal à tout délinquant. Le conseil est d'avis que, si dans la situation actuelle l'instituteur adjoint ne peut être maintenu à l'école des garçons, l'administration supérieure compétente se réserve la faculté de rétablir l'emploi d'adjoint dès que le nombre des élèves aura augmenté dans des proportions normales satisfaisantes. Le conseil délibère : 1° la vieille mairie sera reconstruite en partie et aménagée selon le plan dressé par l'Ingénieur-adjoint de Mauléon. 2° un emprunt sera fait auprès de la Caisse des Retraites pour la Vieillesse, pour faire face aux dépenses nécessitées par les travaux de réparations. Un crédit de 464,10 F est voté pour servir au paiement des intérêts de la somme à avancer ( 7 140 F) par la Chambre de Commerce de Bayonne en vue de l'établissement de la ligne téléphonique devant desservir la commune de Montory (circuit Tardets, Laguinge et Montory). Une allocation de 50 F sera inscrite tous les ans dans les budgets communaux comme part contributive de la commune dans l'attribution des primes d'encouragement à la natalité : 200 F pour le 3ème enfant, 250 F pour le 4ème, 300 F pour le 5ème etc. L'admission à l'assistance aux femmes en couches est prononcée d'urgence au bénéfice des nommées Biscaïçacu Magdeleine, Espilondo Anne, Claverie Magdeleine et Superville Marthe. Nomination des délégués à la liste électorale et des répartiteurs. Un crédit de 1 860 F est voté pour honoraires de l'architecte, Péhourcq de Mauléon, ayant dressé les plans de reconstruction et d'aménagement de la Mairie-Poste et un autre de 250 F pour paiement des frais de réparations à la maison d'école des garçons par Goyhenne, charpentier. M. Mondiscart est autorisé à construire à une hauteur suffisante, à travers le chemin VO n° 7 dit de Halçondo, le pont qui lui est indispensable pour engranger ses foins et ses diverses récoltes. Le maire est autorisé à signer, au nom de la commune, le bail qui lui sera présenté par l'administration des Postes du département. Le conseil vote l'augmentation d'un dixième, en faveur de M. de Menditte, Receveur municipal. Le conseil délibère : 1° un emprunt de 63 246,48 F sera fait pour une durée de 30 ans à la Caisse Nationale des Retraites pour la Vieillesse. 2° pour assurer le service de cet emprunt la commune sera imposée de 185,20 centimes par franc au principal des contributions directes. La commission départementale est priée de bien vouloir, sur les fonds d'amendes, accorder à la commune de Montory, une subvention de 30 000 F , égale à la moitié de l'emprunt qui doit être contracté à la Caise Nationale des Retraites pour la Vieillesse. Un crédit de 258 F est voté pour solder : 1° les dépenses des copies supplémentaires du plan de reconstruction de la Mairie-Poste. 2° les dépenses de frais de bornage de terrains communaux. 3° les dépenses de frais de timbre du bail de la poste.

En 1922, le conseil prie l'autorité supérieure de bien vouloir lui faire obtenir, par décret, le renouvellement de l'autorisation de faire pacager, pour 5 ans de plus, les bêtes à laine dans les cantons défensables des bois du Barlanès. Le conseil est d'avis : 1° de surseoir à toute dépense d'amélioration des écoles jusqu'à ce que l'administration se soit prononcée sur sa détermination définitive. 2° de prier M. l'Inspecteur d'Académie, dans le cas où la création d'une école enfantine aurait ses préférences, de charger de cette école, une institutrice mariée à un instituteur de façon que ce couple puisse occuper le logement destiné à l'instituteur . 3° d'engager les maîtres à faire des sorties à heures différentes pour les garçons et les filles. Le conseil est d'avis que les familles Etchanchu Pierre, Hégoburu J. Pierre, Lhande Clément, Récalt Pierre et Semmitier Manuel bénéficient de l'allocation journalière, leurs fils remplissant les fonctions de soutiens indispensables de famille. L'inscription au programme des travaux à subventionner en 1923 du projet de construction du CVO n° 1 dit de Lassalle, de Montory à Barcus, sur toute sa longueur, est demandée au Conseil Général. Le conseil autorise Jacques Ayhens à maintenir une cabane au canton dit de Lacurde. Le conseil est d'avis que la nommée Guerre-Lhande Engrâce, née Lapeyre, soit inscrite sur la liste à l'assistance aux familles nombreuses. Un crédit de 120 F est ouvert pour servir au paiement de la reliure des Registres de l'Etat Civil. Le conseil désigne M. Dufau, comme surveillant spécial des travaux de reconstruction de la Mairie-Poste. M. l'Inspecteur d'Académie est prié de surseoir à tout projet de construction d'école jusqu'à ce que la situation financière de la commune se soit améliorée, à moins qu'il n'obtienne de l'Etat une subvention égale au montant de la dépense. Un crédit de 573,30 F est voté pour être affecté au paiement de M. Larre, négociant en vins à Tardets, pour vin fourni pour la venue des mascarades de Haux et de Barcus et pour la pastorale de Montory. Le conseil sollicite un secours de 5 000 F auprès de la Commission départementale pour servir à la reconstruction de la Mairie-Poste à l'emplacement de la vieille tour qui servait de pavillon de chasse au Comte de Tréville. M. Fargues, entrepreneur, est dégagé de toute responsabilité pour ce qui concerne les travaux spéciaux exécutés sur l'ordre de la commune, dans les fouilles des fondations de la Mairie-Poste (la consolidation des fondations dans les fouilles ne fait pas partie des travaux figurant aux plans et devis soumis à l'adjudicataire). Le conseil est d'avis que Marie-Louise Paradis, femme Elgoyhen, soit admise à l'assistance aux femmes en couches. Le conseil est d'avis qu'à l'avenir, les instructions spéciales soient transmises aux municipalités pour que, seules les familles indigentes soient comprises dans la liste d'assistance soumise à l'agrément de l'administration compétente. Une somme de 1 608,45 F est votée pour être consacrée au paiement des travaux supplémentaires à accomplir dans les fouilles de la Mairie-Poste. Le conseil sollicite de l'administration supérieure, l'autorisation de payer la première annuité de 5 564,78 F de l'emprunt, sur les resources budgétaires disponibles. Election des 2 délégués titulaires et du suppléant en vue de l'élection sénatoriale du 16 juillet 1922. Le conseil est d'avis que les nommées Haritchabalet Marie-Anne, née Candalot, Candalot Marie-Louise, née Ibarroule-Magnou et Rouyet Engrâce, née Cazaurang, soient admises à l'assistance aux femmes en couches. Un crédit de 160 F est voté pour le paiement de 2 mois de loyer dus à M. Louis Baygourry (bureau de poste) et un autre de 87,50 F pour paiement à M. Périssé des travaux d'assainissement exécutés au bureau de poste (cuisine). Suite au décret du 22 mars 1922, (population de Montory, 782 h) le conseil décide qu'il sera alloué à Mme l'institutrice publique une indemnité de logement de 150 F. Le conseil décide : 1° d'approuver l'aliénation des Allées de Soule à Mauléon, aux conditions fixées par la délibération de la commission syndicale . 2° d'adapter un mode de répartition des revenus égal au niveau du nombre de feux de 1860 et au maximun au double de ces feux. Le conseil est d'avis que la nomméess Camps Marie-Louise, née Saldaqui, ménagère et femme d'un mutilé de la guerre, soit admise à l'assistance aux femmes en couches. Le conseil est d'avis que Haritchabalet Pierre, père d'une famille nombreuse (4 enfants de moins de 13 ans) bénéficie de l'assistance aux familles nombreuses. Le conseil vote un crédit de 100 F pour la part contributive de la commune destinée à l'augmentation des retraites des gardes forestiers communaux. Le conseil décide de vendre à Etchandy Simon, pour 243,17 F, une étendue de terrain communal de 243,17 m2 qui se trouve au bosquet de Histouye, entre les maisons Themtham et Maisonnave. Nomination des délégués à la liste électorale et des répartiteurs. Un crédit de 170 F est voté pour paiement à M. Lhouerrou (grillage placé au mur de clôture de la cour d'école) et un autre de 320 F à M. Baygourry pour frais de location de sa maison au facteur-receveur (les travaux de réparations entrepris à la Mairie-Poste sont terminés).

En 1923, le conseil vote l'augmentation de un dixième, en faveur de M. de Menditte, Receveur municipal de Montory. Un crédit de 405 F est voté pour être remis aux préposés des Eaux et Forêts chargés de la surveillance des bois communaux soumis au régime forestier. Le conseil est d'avis que le jeune René Souharse, étudiant au lycée de Bordeaux, candidat à l'école militaire de St Cyr, obtienne un sursis d'incorporation. Le conseil décide d'accorder les secours d'assistance aux V, I et I à Gracieuse Baqué, célibataire, infirme et indigente. Le conseil arrête à la somme de 0,50 F pour les femmes en couches et à la somme de 5 F pour les familles nombreuses, le taux communal à mettre en vigueur à partir du 1er janvier 1924. L'inscription au programme des travaux à subventionner en 1924 du projet de construction du CVO n° 1 dit de Lassalle, de Montory à Barcus, sur toute sa longueur, est demandée au Conseil Général. Le conseil décide que la répartition des revenus du syndicat du pays de Soule entre les 43 communes, sera celle proportionnelle au nombre de feux révélé par le recensement de 1860 ; de plus, les Allées de Soule seront cédées en toute propriété à la ville de Mauléon sous certaines conditions. Le conseil autorise M. Puchin J. Pierre à maintenir une cabane dans le canton dit de Maillordoquy. Le conseil vote un crédit de 6 885,02 F pour solder les travaux exécutés à la Mairie-Poste et au pont de Hédacq. Le conseil est d'avis que les familles Escande, Etcharry, Gacherieu, Larragnéguy, Candalot, Etcheto et Etchanchu bénéficient de l'allocation journalière dans la mesure où leurs fils remplissent les devoirs de soutiens indispensables de famille. Le conseil est d'avis que la nommée Engrâce Hatchondo, femme Bellocq, ménagère, soit admise à l'assistance aux femmes en couches. Le conseil accorde à M. A. Pascal, demeurant au Puy, actuel proprétaire de la coupe de bois concédée en 1908 à M. Ader, une prorogation de 6 années, prenant fin le 31 décembre 1928, et moyennant : 1° le versement préalable d'une indemnité de 6 500 F. 2° les bois demeurés debout ou gisant au 31 décembre 1928, resteront la propriété de la commune. 3° les frais de martelage seront supportés par M. A. Pascal. Le conseil décide de déclasser à partir de 1924, la partie du chemin VO n° 7 dit chemin de Halçondo, entre le point de jonction des ruisseaux Baygory et Halçondo et le point de jonction des ruisseaux Borde-Millacet et Halçondo, aucun travail ne pouvant y être exécuté (le montant des travaux serait de 40 000 F). Le conseil est d'avis que la famille du jeune Etchanchu Pierre-Edouard, bénéficie de l'allocation journalière. La distance à observer dans l'avenir pour l'ouverture de tout débit de boissons autour des édifices publics et des cimetières sera de 50 m. Le projet de construction d'un préau couvert et de cabinets à l'usage de l'école communale des filles est accepté et une subvention est sollicitée. La somme de 11 000 F nécessaire au paiement des travaux supplémentaires exécutés par M. Fargues, entrepreneur à Gelos, à la Mairie-Poste, sera prise sur le budget supplémentaire de 1923. Le conseil vote la somme de 22,90 F pour payer la dépense de confection des tables décennales de l'Etat Civil de 1913 à 1922. Avis favorable est donné au projet d'échange d'une parcelle appartenant à M. Pierre Althabe de Larrau contre une égale quantité de terre à prendre dans les communaux du pays de Soule. Suite aux protestations des propriétaires Gacherieu, Abadie, Marlé et Casabonne, le conseil est d'avis de conserver à la circulation, comme chemin rural, la partie du chemin VO n° 7 de Halçondo, à déclasser. Nomination des délégués à la liste électorale et des répartiteurs. La commune de Montory prend l'engagament de payer, au taux de 6,50 %, le montant des intérêts qui seront dus à la Chambre de Commerce de Bayonne pour son avance de fonds destinés à la construction et à l'installation du circuit téléphonique Tardets-Laguinge-Montory. Le conseil décide d'accorder à la Vve Casenave Engrâce, née Baqué, journalière, indigente, les secours au titre d'assistance au Vieillards, Infirmes et Indigents. Le conseil est d'avis que les familles des conscrits, remplissant les devoirs de soutiens indispensables de famille, Carrère Pierre et Patalagoïty Vve, bénéficient de l'allocation journalière ainsi que les familles Gabaston Vve et Etchéto Jean, métayers, dont les fils sont sous les drapeaux.

En 1924, le conseil est d'avis d'admettre à l'assistance aux femmes en couches, les nommées Périssé Anne-Marie , née Brac, Espilondo Anne, née Etcheber, Lagune Geneviève, née Billourou, Elgoyhen M. Louise, née Paradis et Mondot Berthe, épouse Souléguieu. Le conseil est d'avis qu'il soit donné une suite favorable à la création d'un marché, le dimanche, à Arette. Le conseil est d'avis d'admettre à l'assistance aux V, I et I, Vve Rouyet Grâcieuse née St Martin. L'inscription au programme des travaux à subventionner en 1925 du projet de construction du CVO n° 1 dit de Lassalle, de Montory à Barcus, sur toute sa longueur, est demandée au Conseil Général. En exécution de la circulaire de M. le Préfet, le conseil désigne Mlle Marguerite Camy, institutrice libre, pour assurer les visites à domicile des Assistées et constater l'allaitement au sein des nouveaux-nés par leur mère jusqu'à l'expiration de leur première année. M. Mondiscart ayant vendu à M. Sallenave-Borde-Millacet un droit de passage sur un tronçon de chemin se rattachant au CVO n° 7 dit de Halçondo et donnant accès à des pièces de terres exploitées par d'autres propriétaires, sera appelé par M. le maire à s'expliquer devant les Tribunaux. Le conseil vote une somme de 553,70 F égale au montant des intérêts dus par la commune à la Chambre de Commerce de Bayonne pour servir à la réalisation du projet d'établissement téléphonique. Un crédit de 100 F est voté pour améliorer la retraite des gardes forestiers communaux. Le conseil ajourne d'une année l'établissement d'un service spécial d'Inspection médicale dans les écoles de Montory (infirmités et maladies des enfants rendues publiques). Le conseil est d'avis d'admettre à l'assistance aux femmes en couches, les nommées Cazaurang Engrâce, femme Rouyet, Eyhéraguibel Catherine, femme Etchats JB. Le conseil est d'avis que les conscrits Fernandez dit Albarez Antoine, Fondeville Pierre, Maunas J. Eloi, Mouliot-Iriart-Borde J.B., Errécondo St Jean, Salthun-Lassalle Joseph et le réserviste Larrey J. Louis, indispensables soutiens de leurs familles, bénéficient de l'allocation journalière ainsi que Vve Maunas Marie-Anne, fermière, dont son fils est soldat au 8ème Régiment du Génie à Tours. Un crédit de 765 F est voté pour assurer le nouveau traitement du Percepteur de Tardets, Receveur de la commune. Le conseil approuve l'achat du terrain de M. Pierre Etchart d'Alçay ( 3 ha 13 a 60 ca pour 1 000 F) et autorise M. le Syndic du pays de Soule à la passation de l'acte sous les conditions fixées par la délibération du 1er juillet 1924. Nomination de 10 classificateurs, propriétaires fonciers, dont 5 membres choisis par le Préfet composeront la commission pour la révision des évaluations de la propriété non bâtie. Le conseil est d'avis que les familles Vve Patalagoïty Anne, née Erreçaret, journalière, Errécoundo Dominique, cultivateur, Fernandez dit Albarez Pierre, employé au tram POM, Fondeville Joseph, journalier, Vve Maunas née Bellocq Marie et Mouliot-Iriart-Borde, née Magnou M. Jeanne, dont les fils conscrits sont soutiens de famille, bénéficient de l'allocation journalière. Le chemin d'exploitation partant du CVO n° 7 dit de Halçondo, le long de ruisseau jusqu' à la jonction des 2 petits ruisseaux dit de Baygorry et de St Marty, sera converti en chemin rural. Le conseil est d'avis d'admettre à l'assistance des femmes en couches, les nommées Marie-Anne Haritchabalet, née Candalot, Geneviève Paillet-Borde-Cabana, née Pauzat, Marie Jounet, née Sanz et Marie Baygorry, née Etchetto. Le presbytère et l'église de Montory seront assurés contre l'incendie à la compagnie "La Paternelle" à partir d'octobre 1924, pour la somme de 80 000 F. Le préfet est prié d'autoriser la municipalité à délivrer un mandat de 3 696,20 F à M. JB Hum-Sentouré, marbrier-sculpteur à Oloron, en paiement du monument aux morts vendu à la commune de Montory. Le conseil délibère : la commune de Montory représentée par M. le maire, soutiendra ses droits en justice devant tous tribunaux, dès que M. Mondiscart l'aura assignée. 2° autorisation d'ester en justice est demandée à cet effet (M. Mondiscart s'oppose à ce que le chemin d'exploitation soit converti en chemin rural). Elections législatives (les 2 circonscriptions basque et béarnaise n'en forment qu'une).

En 1925, Le conseil vote un crédit supplémentaire de 6,78 F pour la confection des Tables décennales de l'Etat Civil de 1913 à 1922. L'inscription au programme des travaux à subventionner en 1926 du projet de construction du CVO n° 1 dit de Lassalle, de Montory à Barcus, sur toute sa longueur, est demandée au Conseil Général. Un crédit de 500 F est voté d'urgence, pour être mandaté au nom de Maître Pradet-Balade, avocat, pour soutenir devant le Tribunal de St palais, les droits de la commune dans le procès Mondiscart. L'inscription au programme des travaux à subventionner en 1926 du projet de construction du CVO n° 1 dit de Lassalle, de Montory à Barcus, sur toute sa longueur, est demandée au Conseil Général. Le conseil est d'avis d'admettre à l'assistance aux femmes en couches, les nommées Jeanne Iriart, née Cortondo, Marianne Etchécopar et Marie Caubet, toutes les trois, métayères. Un crédit de 100 F est voté pour servir au paiement des frais fournis à M. Superville (location pendant 2 ans d'une chambre de la maison Gende pour entreposer les archives communales, isoloir et tableau pour la Mairie-Poste). Elections municipales : Biscouby Pierre, maire et Lhande Pierre, adjoint. Elections des délégués pour le Bureau de Bienfaisance. Désignation du délégué au syndicat de Soule. Un crédit de 80 F est voté pour frais d'assurance contre les accidents du travail (travaux dans les édifices communaux et voirie vicinale) à la compagnie "La Flandre". Le conseil est d'avis d'inscrire Choy Pierre, cultivateur, infirme, célibataire, sur la liste des V, I et I ainsi que Candalot Jacques, mineur infirme. Suite au différend survenu entre la commune et M. Surce au sujet de la cour de la Mairie-Poste, autorisation d'ester en justice est demandée à l'administration préfectorale pour soutenir devant les Tribunaux les droits de la commune. Le conseil est d'avis d'admettre à l'assistance aux femmes en couches, Magdeleine Biscaïçacu, née Candalot, cultivatrice. Le conseil vote les crédits pour payer les travaux de grande urgence exécutés par Périssé J. au CVO dit de Hédacq, par Hastoy, tapissier et Laffargue, menuisier, au presbytère communal. Le conseil délibère : 1° les demandes d'établissement de cabanes de chasse à la palombe dans les bois communaux seront soumises à l'adjudication à partir de l'année 1925, dans le courant du mois de septembre, pour une durée de 3 ans. 2° l'adjudication sera publique et ouverte aussi bien aux habitants de la commune qu'à ceux des communes avoisinantes. 3° les demandes intéressant les bois communaux soumis au régime forestier, seront examinées par le service des Eaux et Forêts qui jugera si elles sont acceptables. Nomination des délégués à la liste électorale et des répartiteurs. Le conseil est d'avis que les familles Haritchelhar, Loutre, Candalot, Escande, Fondeville-Patrat et Saltun-Lassalle, bénéficient de l'allocation journalière, leurs fils, conscrits, contribuant à l'entretien de leurs familles. Le conseil est d'avis que M. Caubet Joseph, métayer, père de 10 enfants, bénéficie de l'assistance aux familles nombreuses et aux femmes en couches. Le conseil décide la vente à l'adjudication au plus offrant, au profit de la commune, d'un chêne qui sera abattu au bosquet communal de Histouye, pour l'érection d'une croix commémorative près de la maison Themtham. Le conseil vote un crédit de 1 000 F pour concourir aux travaux de réparations (réfection des tribunes) effectués à l'église paroissiale de Montory. Un crédit de 50 F est voté pour améliorer la retraite des gardes forestiers communaux. Le chêne qui devait servir pour l'érection d'une croix commémorative à Histouye (par lettre préfectorale du 16 décembre 1925, la commune n'a pas à s'intéresser à ce travail), sera abattu et utilisé pour la réfection du pont situé près de la maison Labat sur le CVO n° 5 dit de Gastou ; les dépouilles de ce chêne seront vendues au plus offrant.

En 1926, l'inscription au programme des travaux à subventionner en 1927 du projet de construction du CVO n° 1 dit de Lassalle, de Montory à Barcus, sur toute sa longueur, est demandée au Conseil Général. Le conseil est d'avis d'admettre à l'assistance aux femmes en couches, Marie-Louise Etchégoyhen, née Gacherieu, cultivatrice, Engrâce Cazaurang, femme Rouyet, cultivatrice, Marie Sagardoy, née Chabalgoïty, cultivatrice, Catherine Sagarciague, née Baqué, Geneviève Quihillalt, née Gacherieu et Marianne Hatchondo, née Epherre, cultivatrice. Le conseil autorise Biscouby Pierre et Vve Magnou-Mouliot Geneviève à maintenir une cabane, respectivement aux cantons de Chuste et de Coueylarou. Le conseil est d'avis que les familles Accoce Vincent, Cachau JPierre, Errécoundo Jean, Fernandez JBaptiste et Gonzalès Joseph bénéficient de l'allocation journalière, leurs fils conscrits, remplissant leurs devoirs de soutiens de famille. Elections des délégués pour les élections sénatoriales du 23 octobre 1927. Mlle Bénézeth Marie, Agnès, Hélène déclare avoir l'intention, d'ouvrir à Montory, une école privée élémentaire de jeunes filles, avec annexion d'une classe enfantine, dans le local précédemment affecté à ce service. Le conseil délibère : 1° un nouveau bail de 9 ans, commençant le 1er janvier 1927, sera passé entre le maire, représentant la commune et M. Basterrèche Auguste, desservant de Montory. 2° M. le desservant paiera un loyer annuel de 5 F et se chargera des réparations locatives. 3° la commune supportera les impôts frappant la maison presbytérale ainsi que les grosses réparations. Une somme de 1 195,45 F sera mandatée après approbation de M. le Préfet, à Maître Iriart, avoué, licencié à St Palais, suite au procès commune-Mondiscart. Le conseil est d'avis que les familles des conscrits Cachau JP, Gacherieu J, Paillet-Borde-Cabana J, Patalagoïty P, Bellocq PS et Etcharry J, bénéficient de l'allocation journalière. La sous-préfecture de Mauléon est supprimée. Loi permettant de supprimer l'octroi (il était la principale resssource de revenus des communes, droits que payaient certains marchands sur les denrées alimentaires et les boissons) et de le remplacer par des taxes communales (taxes sur les propriétés bâties et non bâties).

En 1927, le conseil prie l'autorité supérieure de vouloir bien lui faire obtenir, par décret, le renouvellement de l'autorisation, pour 5 ans de plus, de faire pacager les bêtes à laine dans les cantons défensables des bois du Barlanès. Le conseil est d'avis d'admettre à l'assistance aux femmes en couches, Marie Goyhéneix, épouse Baygourry et à la liste des V, I et I, la nommée Irigoyen Anne, ménagère, sans ressources. Le conseil est d'avis qu'il soit sursis jusqu'à l'année 1928, à l'appel d'incorporation du jeune Gacherieu Jacques. L'inscription au programme des travaux à subventionner en 1928 du projet de construction du CVO n° 1 dit de Lassalle, de Montory à Barcus, sur toute sa longueur, est demandée au Conseil Général. Suite à la lettre de M. le Préfet faisant observer que la commune n'est plus tenue aux obligations résultant de la donation de Mlle Dufau et que la commune peut élever le prix de la location au desservant, le conseil élève le loyer annuel du presbytère à 50 F. Le conseil est d'avis que Marianne Eppherre, femme Hatchondo soit admise à la liste des V, I et I et que Marie Caubet, née Couret, soit admise à l'assistance aux femmes en couches. Le conseil est d'avis que les visites sanitaires des troupeaux transhumants soient supprimées pour l'année 1927, et, dans le cas contraire, que les frais occasionnés par les visites soient supportées par le Département. Le conseil sollicite un dégrèvement des frais de garderie des forêts communales. Le conseil est d'avis d'admettre à l'assistance aux femmes en couches, Marie Baïgorry, née Etchetto, cultivatrice, Marie Borthiry, née Chaldu, ménagère, Jeanne Iriart, née Inchauspé, cultivatrice et Marie Anne Candalot, femme Haritchabalet, fermière. Le chêne se trouvant au col dit de Lastaillades, dans le terrain communal non soumis au régime forestier, sera vendu aux enchères. Le conseil est d'avis d'admettre Engrâce Sallenave-Borde-Millacet dans la liste des V, I et I de la commune. Le conseil accepte la demande en concession, pour 40 ans, faite par la société "L'Energie Industrielle" dont le siège est à Paris, en vue de la distribution publique d'énergie électrique sur le territoire de la commune de Montory. Mlle Irigoyen Gracieuse, déclare avoir l'intention d'ouvrir à Montory, une école privée publique élémentaire de jeunes filles avec annexion d'une classe enfantine dans le local précédemment affecté à ce service. Mlle Cazcarra Léone-Marie, déclare avoir l'intention d'ouvrir à Montory, une école privée publique élémentaire de jeunes filles avec annexion d'une classe enfantine dans le local précédemment affecté à ce service. Vote de l'augmentation du dixième des Remises du Receveur municipal, M. de Menditte. Le conseil est d'avis que les familles des conscrits remplissant leurs devoirs de soutiens de famille, Candalot Pierre, Casamajou Adrien-Arnaud, Goyhenne Jean-Victor et Laxalt Jean bénéficient de l'allocation journalière. Désignation des répartiteurs et des membres de la commission des listes électorales. Le conseil est d'avis que Iriart Joseph, métayer, bénéficie de la loi sur les familles nombreuses. Le conseil prie M. le Préfet de vouloir bien autoriser la commune à contracter un emprunt de 5 000 F au taux de 6 % pour faire face à des dépenses exceptionnelles en cours. Le conseil vote la taxe demandée par l'administration des Eaux et Forêts, de 0,10 F par tête de brebis à introduire dans les forêts de Haux, cette introduction ne pouvant plus se faire à titre gratuit.

En 1928, le conseil est d'avis que Hatchondo Alexandre, métayer, âgé de 70 ans, sans ressources et Gonzalès Pascal, journalier, 47 ans, indigent, amputé de la jambe droite, bénéficient des dispositions votées en faveur des Vieillards, Infirmes et Incurables de la commune. Le conseil est d'avis que Gracieuse Rachou, née Haristoy, sans ressources, bénéficie de l'assistance aux femmes en couches. L'inscription au programme des travaux à subventionner en 1929 du projet de construction du CVO n° 1 dit de Lassalle, de Montory à Barcus, sur toute sa longueur, est demandée au Conseil Général. Mlle Pon-Layus Marie-Louise, déclare avoir l'intention d'ouvrir à Montory, une école privée publique élémentaire de jeunes filles avec annexion d'une classe enfantine dans le local précédemment affecté à ce service. Le conseil est d'avis qu'il soit donné une suite favorable à l'enquête départementale relative à la concession de distribution d'énergie électrique aux services publics octroyée par l'Etat, sur la demande de la société "Hydro-Electrique" des Basses Pyrénées. Le conseil est d'avis que les familles des conscrits remplissant leurs devoirs de soutiens de famille, Errécoundo Dominique, Escarain Dominique, Paradis Jean-Louis, Pétris François, Sagaspe Jean et Guerre JPierre, bénéficient de l'allocation journalière. Le conseil est d'avis que les nommées Baygoury Marie, née Goyheneix, boulangère, Biscaïçacu Magdeleine, née Candalot, cultivatrice et Quihillalt Geneviève, cultivatrice, bénéficient de l'assistance aux femmes en couches. Les demandes d'établissement de cabanes de chasse dans les bois communaux seront soumises, pour 3 ans, à l'adjudication publique et ouverte aux habitants de la commune et des communes avoisinantes. M. le maire est autorisé à passer et signer toutes conventions finales relatives à la distribution d'énergie électrique présentées par la société "L'Energie Industrielle" en vue de l'éclairage public et privé à Montory. Le conseil est d'avis qu'il soit donné une suite favorable au projet de concession par l'Etat, d'une distribution d'énergie électrique dans la zone située entre Charrite-de-Bas et Licq-Athérey. Le conseil repousse à l'unanimité, la demande de M. Lhande, fils, demeurant à Esquiüle, propriétaire de la maison Dastugue à Montory, tendant à détourner à son profit, une partie de l'eau qui alimente la fontaine, l'abreuvoir et le lavoir publics du bourg ( débit à la sortie du bassin de captage, 6l/mn et à la fontaine, 4l/mn : il faudrait disposer d'un débit de 50 l/mn pour les besoins d'une population agglomérée de 600 h ; rapport du 13 octobre, de l'expert M. Jean Péhourcq, Ingénieur des travaux publics à Oloron). Désignation des répartiteurs et des membres de la commission des listes électorales. Le conseil est d'avis que les nommées Algalarrondo Anne, née Hirigoyen, cultivatrice et Iribe Marianne, née Larramendy, cultivatrice, bénéficient de l'assistance aux femmes en couches. Le conseil est d'avis d'admettre Vve Gracieuse Biscouby, née Etchebarne, fermière, 75 ans, dans la liste des V, I et I de la commune. Le conseil est d'avis que M. Biscaïçacu Pierre, père de 4 enfants, cultivateur, bénéficie des dispositions de la loi sur les familles nombreuses. Le conseil accepte la proposition d'échange de M. Larraus qui désire établir un pont à travers une partie du chemin d'exploitation dit du col d'Edre et cèderait à la commune un lopin de terre lui appartenant pour rétablir le passage rétréci.

En 1929, le conseil est d'avis que la nommée Catherine Baqué, née Sagarciague, cultivatrice, bénéficie de l'assistance aux femmes en couches. Le conseil est d'avis que M. Pourailly Lentrade de Lanne verse 40 F à la caisse municipale, suite à un délit d'abattage de 30 pieds de buis dans la forêt communale non soumise au régime forestier. M. le maire donne connaissance : 1° de l'état des omissions existant dans le rôle des Prestations de l'année 1929. 2° des modifications portées à cet état par les répartiteurs à savoir ... Le conseil autorise Casabonne, Gacherieu, St Marty, Abadie, et Aguiar à effectuer par prestations, les travaux sur le chemin rural dit de Halçondo. L'inscription au programme des travaux à subventionner en 1930 du projet de construction du CVO n° 1 dit de Lassalle, de Montory à Barcus, sur toute sa longueur, est demandée au Conseil Général. Le conseil est d'avis que les familles des réservistes, Berho J, Etchetto et Larragnéguy JL et celles des conscrits, Adoue J, Cachau, Fernandez F et Rouyet, bénéficient de l'allocation journalière, leurs enfants remplissant les devoirs de soutiens de famille. Le conseil vote un crédit de 296 F en faveur de M. Casamajor-Dufaur, avocat, pour le différend entre la commune et Lhande-Dastugue. Le conseil est d'avis que la famille Baqué (4 enfants) bénéficie des dispositions de la loi sur les familles nombreuses (encouragement national). Le conseil est d'avis que les nommées Gabaston Magdeleine, née Souléguieu, Biscay Marthe, née Althabe et Léchardoy Annette, née Castège, bénéficient de l'assistance aux femmes en couches. Elections municipales : Pontaut Edouard, maire et Althabe Louis, adjoint. Elections des délégués pour le Bureau de Bienfaisance. Désignation du délégué au syndicat de Soule. Le conseil demande qu'il soit désigné un couple d'instituteurs pour l'école publique. Le conseil est d'avis que les intéressés qui font pacager les bêtes et font des fougères paient à partir de 1929, 1 F par bacade et 1 F par pile de fougère. Le conseil autorise les nommés Pourrailly JLouis, Candalot JBaptiste et Lanneretonne JBaptiste, de Lanne, à bâtir leur cabane de chasse dans la forêt communale de Montory soumise au régime forestier pour 50 F par an. Nomination des délégués à la commission des listes électorales et des répartiteurs. Le conseil vote le classement de la partie du chemin n° 7 dit de Halçondo, déclassée en 1923, en CVO. Le conseil est d'avis que la nommée Iriart, née Inchauspé, métayère, bénéficie de l'assistance aux femmes en couches. Le conseil autorise M. Cassou Joseph, de Laguinge, à extraire toute la pierre dont il aura besoin moyennant une redevance de 2 F le m3 et devra entretenir le chemin vicinal emprunté. Le conseil est d'avis de vendre aux enchères 11 chênes, desséchés et dépérissants, comme bois de chauffage estimés à 1 100 F. Le conseil est d'avis que Gacherieu Nicolas, 70 ans, et Anne-Marie Larricq-Fourcade, femme Haritchabalet, soient admis dans la liste d'assistance aux vieillards.

En 1930, le conseil est d'avis que la famille Abadie dont le fils Albert est handicapé, bénéficie de l'assistance aux

Iincurables, Hatchondo Alexandre, 73 ans, de l'assistance aux Vieillards, et Etcheberry Marie, née Etcharry, Larragnéguy Marie-Jeanne, née Talou et Bellocq Marguerite de l'assistance aux femmes en couches. L'inscription au programme des travaux à subventionner en 1931 du projet de construction du CVO n° 1 dit de Lassalle, de Montory à Barcus, sur toute sa longueur, est demandée au Conseil Général. Le conseil autorise M. Etchebert, de Licq-Athérey, à extraire 200 m3 de pierre pour 500 F et à entretenir le CV emprunté par l'exploitation. Suite à la lettre de M. le Préfet demandant la construction d'une classe enfantine, du logement de la maîtresse et d'un préau, le conseil renvoie ce projet faute de fonds. Le conseil est d'avis que les nommées, Rouyet, née Cazaurang, Pétris, femme Arainty, Irigoyen, femme Algalarrondo, Aphéceixborde, femme Narbondo, Chabalgoïty, femme Sagardoy, Marguerite Marty et Brigitte Larramendy, bénéficient de l'assistance aux femmes en couches. Le conseil arrête à la somme de 2,50 F, le taux de l'allocation journalière pour les femmes en couches et à 30 F le taux de l'allocation mensuelle pour les Vieillards, Infirmes et Incurables de la commune. Le conseil est d'avis que Etchebarne Gracieuse, Vve Biscouby, 77 ans, bénéficie de l'assistance aux V, I et I. Le conseil accepte dans son ensemble le projet de révision de la forêt communale soumise au régime forestier. Le conseil accepte la transaction intervenue entre le pays de Soule et la ville de Mauléon, telle qu'elle a été arrêtée aux termes de la délibération du syndicat en date du 22 juillet 1930. Vente aux enchères, d'un chêne près de Gacherieu, situé sur le terrain communal non soumis au régime forestier. En 1930, période de crise et de chômage pour l'industrie sandalière de Mauléon. Le syndicat du pays de Soule répartit entre les 43 communes, 1 200 000 F provenant de coupes de bois.

En 1931, le conseil est d'avis que Dominique Larramendy, 71 ans, bénéficie de l'assistance aux V, I et I. Le conseil est d'avis que Mme Léchardoy, née Castège, Quihillalt Geneviève, femme Gacherieu Jean et Sagarciague Catherine, femme Baqué Pierre, bénéficient de l'assistance aux femmes en couches. Le conseil accepte le devis produit par la Société d'Energie Electrique des B.P. concernant l'éclairage public et celui des établissements communaux. Le conseil autorise Jacques Ayhens et Escarain Jean à maintenir une cabane, l'un à Ayceburia et l'autre à Bitolle. Le conseil est d'avis que M. Laffargue Pierre, menuisier, bénéficie de l'allocation journalière pour son fils, conscrit remplissant son devoir de soutien de famille. Le conseil vote un crédit de 294,25 F pour la confection des plans de la forêt de Montory et pour la copie, reliure et cartonnage du procès verbal d'aménagement. Le conseil est d'avis que Errecoundo Dominique bénéficie de l'allocation militaire pour son fils St Jean, appelé à accomplir une période d'exercice, lequel est soutien de famille. Le conseil est d'avis que le Père Laxalt Pierre, religieux, prenne des soins dans un sanatorium, pour 3 mois, au compte de l'assistance gratuite de la commune. Adjudication des cabanes de chasse à la palombe pour 1931. Mlle Eugénie Emma Canet déclare avoir l'intention d'ouvrir à Montory, une école privée primaire de jeunes filles dans le local précédemment affecté à ce service. Le conseil est d'avis que les intéressés étrangers à la commune qui font pacager et font des fougères dans les terrains communaux paieront 3 F par bacade et 2 F par pile de fougère. Nomination des 10 répartiteurs titulaires et remplaçants. En 1931, crue du Saison.

En 1932, le conseil autorise Lanneretonne Jean-Baptiste, à faire son bois de chauffage, au lieu-dit "Labaiys" pour 150 F, sous la surveillance de M. Accoce, garde-champêtre. Le conseil est d’avis que Marie-Jeannne Carrique, femme Iribe Alexis, Marie Etcharry, femme Etcheberry Jean et Jeanne Apheceyborde, femme Narbondo, bénéficient de l’assistance aux femmes en couches. Le conseil prie le maire de représenter la commune devant la justice de paix suite à l’affaire Bergeras, Lenguin, Althabe. Le conseil autorise M. Puchin Jean-Pierre à maintenir une cabane à Maillordoquy. Le conseil, considérant que la mise en cause de la commune ne fait plus de doute, donne plein pouvoir à M. le maire afin d’empêcher la mise en cause dans l’affaire et de rechercher à faire respecter les droits de propriété de la commune. Le conseil est d’avis que Abadie Pierre bénéficie de l’assistance médicale gratuite pour soins dans un sanatorium à Cambo. Le conseil est d’avis que Marie-Engrâce Apheicexborde, femme Narbondo Jean, Marie Harguindéguy, femme Fordin Jules, Marie Esconobiet, femme Goïty-Gachie Edouard et Catherine Andère, femme Urruty Pierre bénéficient de l’assistance aux femmes en couches. Considérant que le système de coéducation est dans l’intérêt des enfants qui fréquentent les écoles, le conseil autorise et accueille favorablement l’initiative prise par les maîtres des écoles laïques de Montory. Le conseil, considérant que le service des autobus donne satisfaction au public, donne avis favorable à la convention d’affermage du POM mais désirerait que l’indemnité payée à la société soit diminuée de moitié. Le conseil est d’avis que Cabana Pierre et Lhouerrou Jean bénéficient d’une assistance aux Vieillards. Nomination des 10 répartiteurs et suppléants. Nomination des délégués pour les listes électorales. Le conseil approuve l’échange de terrain près d’Albince, appartenant actuellement à M. Etchart Onagoïty, dit Caro, contre égale contenance à joindre à un autre terrain lui appartenant près d’Arhansus. En 1932, élections législatives : Jean Ibarnégaray élu.

En 1933, le conseil est d’avis que Pontaut Jean, Aran Arnaud et Récalt Noël bénéficient de l’allocation militaire pour leurs fils réservistes, soutiens de famille. Le conseil est d’avis que Etchandy Anne-Marie, Larramendy Brigitte et Althapé Marie bénéficient de l’assistance aux femmes en couches. Le conseil, considérant que le projet de rectification et d’élargissement du chemin vicinal ordinaire n° 1 et 2 entre Montory et Barcus est d’un intérêt capital et qu’aucune réclamation n’a été formulée à l’enquête, donne un avis favorable au projet. Le conseil est d’avis que Juvence Marie, Choy Geneviève, Iribe Jean-Baptiste et Rachou Jean, bénéficient de l’allocation journalière aux Vieillards et Iribarne François à l’allocation aux Incurables. Le conseil est d’avis que Marguerite Lerdou, femme Iribe Gilles, Catherine Andère, femme Urruty Pierre et Marie Etcharry, femme Etcheberry Jean bénéficient de l’allocation aux femmes en couches. Nomination des 10 répartiteurs et des 10 classificateurs titulaires et suppléants. Nomination des délégués aux commissions des listes électorales. Le conseil est d’avis que les familles des conscrits Cachau J, Magnou P, Pous J et Gabaston G qui contribuent à l’entretien de leur famille bénéficient de l’allocation militaire. La somme de 2 172,43 F sera mandatée à Mr Hourcade, avoué à St Palais, la commune ayant été condamnée à payer les frais du procès Bergeras, Althabe, Lenguin. Le conseil donne un avis favorable à la demande formulée par Arette de reporter au mercredi le marché qui se tient habituellement le dimanche.

En 1934, le conseil donne un avis favorable à l’enquête concernant le chemin vicinal ordinaire n°1 dit de Lassalle, les résultats n’ayant donné lieu à aucune protestation. Le conseil est d’avis que Emilie Etchanchu, femme Goyheneix Sylvain, Marthe Arhainx, femme Oyhanart, Anna Uthurralt, femme Garicoix Jean, Mme Biscaïçacu, femme Casamajor Gilbert et Geneviève Gacherieu, femme Gabaston Célestin bénéficient de l’assistance aux femmes en couches. Suite au rapport produit par M. Péhourcq, ingénieur, relatif au chemin dit « ancien chemin de Montory à Lanne », et considérant qu’un jugement a été rendu par le tribunal de St Palais en faveur de Mrs Althabe et Lenguin, le conseil ne peut donner un avis favorable au bornage envisagé par M. Périssé et consorts. Le conseil exprime sa reconnaissance au gouvernement de la République d’avoir en 1884 doté les communes d’une charte qui leur a permis de se développer plus librement dans toute la mesure compatible avec les intérêts généraux de l’Etat ; il adresse son souvenir ému à la mémoire de nos grands devanciers, Jules Ferry, Jules Simon, de Marcère qui furent les meilleurs artisans de ce monument législatif. Le conseil fait don à M. Gilles Iribe de 2 chênes en vue de reconstruire sa grange qui vient d’être incendiée par la foudre. Le conseil vote une coupe jardinatoire de bois de hêtre dans la forêt communale de Huncharrie non soumise au régime forestier. Actes de ventes de terrains pour le chemin de Lassalle par Pauzat Pierre, Etcharry Jean, Surce Jean, Veuve Hégoburu Martin, Arotcharen Pierre, Dastugue Joseph et Pauzat Pierre allié Goïty. Modalités d'emprunt de 30 000 F à la Caisse Nationale des Retraites pour la Vieillesse au taux de 6% sur 20 ans pour le chemin de Lassalle. Les demandes d’établissement de cabanes de chasse à la palombe dans les bois communaux sont soumises à l’adjudication. Le conseil autorise la vente aux enchères d’un chêne déraciné par la tempête près de Gacherieu. Le conseil est d’avis que Mlle Gracieuse Chaldu bénéficie de l’assistance aux Vieillards, Infirmes et Incurables. Soumission des travaux du CVO n°1 dit de Lassalle à Mrs Lartigue, Laporte, et Berthomieu. Elections des délégués aux élections sénatoriales du 9 décembre prochain. Le conseil est d’avis que Marie Etchecopar, femme Hastoy Augustin, métayer et Magdeleine Candalot, femme Biscaïçacu Pierre, cultivateur, bénéficient de l’assistance aux femmes en couches. Nomination des 10 répartiteurs et classificateurs titulaires et suppléants. Nomination des délégués aux commissions des listes électorales. Le conseil donne autorisation à M. le maire pour signer et légaliser les 4 exemplaires du Traité présenté par le service vicinal, concernant la rectification du VCO dit de Lassalle, marché conclu avec Mrs Lartigue, Laporte et Berthomieu.

En 1935, le conseil est d’avis que Marie Etcharry, femme Etcheberry Jean, Anna Pétris, femme Arainty Pierre et Mme Fordin Jules bénéficient de l’assistance aux femmes en couches. Le conseil approuve le cahier des charges relatif à la coupe de bois de Huncharrie. Le conseil est d’avis que Pierre Chaldu, ayant une incapacité de travail de 80%, soit inscrit dans la liste des assistés de la commune. Elections municipales : Maire, Honthaas Pierre et adjoint, Adoue Victor. Désignation des délégués pour le bureau de bienfaisance. Election du délégué au Syndicat de Soule. Nomination des délégués aux commissions des listes électorales. Désignation des délégués du conseil municipal au conseil de discipline des employés communaux. Le conseil est d’avis que l’arrêt obligatoire des voitures du POM soit fixé devant la maison Fernandez (dépôt des marchandises, vente des billets et abri en cas d’intempéries). Le conseil autorise M. Biscouby Pierre et Mme veuve Magnou-Mouliot à maintenir une cabane, le premier à Chuste et l’autre à Coueylarou. Demande d’allocations militaires sollicitées par les familles Gonzalès Pascal, Etchats Jean Baptiste, Rachou Jean, Laxalt Pierre et Veuve Accoce Anna en raison du départ pour le régiment de leurs fils, conscrits, qui contribuent à l’entretien de leur famille respective. Le conseil est d’avis qu’il soit donné une suite favorable au projet de Barcus, d’établir au bourg, un marché par quinzaine. Demande de bornage des terres Althabe-Lenguin et l’ancien chemin communal de Montory à Lanne. Le conseil demande à M. le Sous-Préfet de bien vouloir réintégrer le sieur Albarez François dans ses fonctions de garde-champêtre en remplacement de M. Accoce, décédé. Le conseil autorise M. Lanneretonne de Lanne à faire une coupe de 50 m3 de bois de chauffage à Huncharrie pour 500 F. Désignation de 2 conseillers à la liste électorale pour les Tribunaux et Chambre de Commerce. Le conseil est d’avis que Marguerite Iribe, née Lerdou, Mme Laplace, née Puchin, Marie Etchécopar, femme Hastoy et Marie Uthurralt, femme Aguiar, bénéficient de l’assistance aux femmes en couches. Election des délégués en vue des élections sénatoriales. Le conseil, est d'avis qu'il soit donné une suite favorable à l'établissement d'un marché tous les jeudis à Géronce. Rôle des pacages des communaux et fougères : 1° pour les habitants de Montory, 1 F par tête de gros bétail, 0,10 F par tête de menu bétail et 1 F par pile de fougère. 2° pour les étrangers à la commune, 3 F par tête de gros bétail, 0,30 F par tête de menu bétail et 2 F par pile de fougère. Nomination des 10 répartiteurs et classificateurs titulaires et suppléants. Nomination des délégués aux commissions des listes électorales. Le conseil rejette l'offre qui lui est faite d'acquérir gratuitement la voie ferrée à condition de la transformer en chemin vicinal. Le conseil vote un crédit de 140 F pour couvrir les frais de la Fête de la Victoire. Révision du cahier des charges relatif à la distribution d'énergie électrique.

En 1936, un nouveau bail de 9 ans sera passé entre M. le maire et M. le desservant, Basterrèche Auguste, qui paiera un loyer annuel de 50 F et se chargera des réparations locatives ; la commune supportera les impôts et les grosses réparations. Le conseil demande : 1° de vouloir bien consentir la vente du gravier de la voie ferrée du POM depuis le haut de la côte de Montory jusqu'au territoire de Laguinge. 2° de lui faire connaître le prix et la quantité de gravier qui pourrait lui être vendue. 3° de lui réserver la faculté d'enlever jusqu'à épuisement le gravier sur les terrains qui pourraient lui être vendus. Le conseil sollicite de M. le Ministre de l'Agriculture, le concours gratuit du service du Génie Rural pour l'étude technique du projet de réseau rural de distribution d'énergie électrique dans les hameaux. Le conseil demande : 1° de bénéficier des dispositions de l'art. 109 de la Loi des Finances, de 1932 afin d'obtenir les prestations sur les chemins même non reconnus. 2° d'étendre aux chemins ruraux et non reconnus le règlement en vigueur pour les chemins vicinaux. Le conseil autorise M. Candalot à faire une coupe de bois de chauffage à Huncharrie et Lissiague de 150 m3 pour 550 F. Le conseil est d'avis que M. Algalarrondo s'engage à laisser déverser sur ses terres les eaux de ruissellement du chemin dit de Paillet moyennant l'autorisation d'effectuer une journée de prestations sur le chemin de Picabie. Reconstruction des ponts de Mondiscart et de Hédacq. Construction de 3 murs de soutènement, demande de subvention, emprunt de 20 000 F, approbationn des plans et devis du chemin de Lasalle, adoption de la soumission Lartigue, Laporte et Berthomieu. A la suite de son hospitalisation à l'hôpital de Mauléon, le conseil est d'avis que Hirigoyen Anne, bénéficie de l'assistance aux V, I et I de la commune ainsi que Veuve Bouchet Gracieuse. Vente de 2 chênes, dont les racines s'étendent sur le CVO n° 5 dit de Gastou, par voie de l'adjudication et dont une bille sera réservée pour la réfection du pont de "Poundas". Allocation militaire formulée par Michel Gacherieu, impotent, son fils Jacques, soutien de famille et réserviste est convoqué pour une période d'exercice et par Candalot Jules pendant la présence sous les drapeaux de son fils Julien. Le conseil est d’avis que Mme Etcheto Marianne, Faure Brigitte, femme Larramendy et Mutular Jeanne-Marie, femme Achigar, bénéficient de l’assistance aux femmes en couches. Le conseil décide l'acquisition pour la somme de 800 F du terrain appelé Erbinia de 92 a et donne pouvoir à M. Jacques d'Abbadie, syndic de Soule, pour la passation de l'acte de vente. Relèvement du loyer du presbytère à 105 F. Le conseil vote un crédit de 470,92 F pour fourniture d'énergie électrique pour l'année 1935 à la Société Hydro-Electrique des BP et un autre de 270 F pour M. Albarez François pour avoir éteint et allumé l'électricité de l'éclairage public. Le conseil donne un avis favorable à la proposition de M. le maire de Tardets, de mettre à la disposition de la commune de Montory, la motopompe contre l'incendie, moyennant la participation à l'amortissement de l'emprunt effectué par Tardets. Le conseil sollicite l'autorisation de vendre à M. Pontaut pour la somme de 15 F le bois de chauffage de 4 chênes élagués en bordure de la propriété Talou. Le conseil est d'avis de goudronner le CVO n° 4 traversant le bourg de Montory. Le conseil vote un emprunt de 12 000 F au taux de 5 % , remboursable en 30 ans, à la Caisse des Dépôts et Consignations avec annuité de remboursement de 776,48 F pour le chemin dit de Lassalle. Le conseil vote un emprunt de 20 000 F, au taux de 5 %, remboursable en 30 ans, à la Caisse des Dépôts et Consignations avec annuité d'emprunt de 1294,13 F gagée par une imposition extraordinaire de 53 e,5 centimes additionnels au principal des contributions directes pour 30 ans. Compte de gestion de la commune et du Bureau de Bienfaisance. Le conseil vote le rattachement du budget du Bureau de Bienfaisance à celui de la commune. Le conseil donne un avis favoable à la surveillance et l'entretien des rigoles des chemins suivants : chemin dit de Paillet par Narbondo, chemin de Casamayou par Althapé, chemin de Larrey par Larrey, chemin de Barlanès par Etchanchu, chemin de Caouchou par Laplace, celui de Haux par Béhéty et celui d'Arguibelle par Escarain à condition que ce travail de surveillance et d'entretien leur soit compté chaque année pour les prestations d'un homme. Mlle Lise, Anne, Augustine Valognes déclare avoir l'intention d'ouvrir à Montory, une école privée, primaire, élémentaire de jeunes filles dans le local déjà affecté à ce service. Le conseil émet l'avis que l'ouverture des nouveaux débits de boissons à consommer sur place soit interdite à une distance inférieure à 100 m des églises, cimetières, hospices et écoles publiques. Le conseil donne un avis favorable à M. Escary de Lanne qui désire construire une cabane de chasse à Bitole, à une distance réglementaire des autes cabanes pour 20 F. Le conseil décide qu'il sera procédé au renouvellement de la conduite d'eau potable depuis la fontaine jusqu'au réservoir situé au-dessus de la maison Rachou soit 60 m. Le conseil vote au profit de M. Escary une coupe de bois de chauffage et d'oeuvre à la forêt de Gist non soumise au régime forestier, de 300 m3 pour 3 000 F. Le conseil vote un crédit de 596 F pour payer : 1° les réparations effectuées à la rue du Bourg et à la fontaine par M. Périssé JP, maçon. 2° la réparation des acqueducs situés près de la maison Fernandez et Paradis effectués par M. Rachou. 3° pour la fourniture de 2 grilles en fer pour les rigoles de la rue du village par M. Lhouerrou J, forgeron. Le conseil vote les intérêts supplémentaires s'élevant à 333 F afin que l'emprunt (prêt de 20 000 F pour la construction des ponts de Mondiscart et Hédacq et de 3 murs de soutènement) soit réalisé immédiatement. Demande de bonification à la Caisse de Crédit aux Départements et aux Communes. Vente de 44 chênes et 4 cerisiers (par adjudication aux enchères publiques) aux lieux-dits Arguibelle, Cardasse, Marlère de Récalt, Cot de las Traillades, Bégousse et Candaous. Rôle des pacages et des fougères : 1° pour les habitants de Montory, 1 F par tête de gros bétail, 0,10 F par tête de menu bétail et 1 F par pile de fougère. 2° pour les étrangers à la commune, 3 F par tête de gros bétail, 0,30 F par tête de menu bétail et 2 F par pile de fougère. Le conseil prie l'autorité supérieure de bien vouloir lui faire obtenir, par décret, le renouvellement de l'autorisation de faire pacager, pendant 5 ans de plus, les bêtes à laine dans les cantons défensables des bois du Barlanès. Le conseil vote la vente au profit de M. Choy-Hourrègue de Lanne, de 60 m3 de bois de chauffage pour 600 F au lieu-dit "Pourséquas". Le conseil demande : 1° le rétablissement de l'emploi d'adjoint supprimé en 1914 (actuellement 84 enfants garçons et filles sont inscrits aux écoles publiques et 18 enfants de 5 à 6 ans fréquenteront l'école à partir du 1er janvier 1937 ; l' effectif maximum autorisé par classe est de 35 élèves ; population de Montory en 1936, 675 habitants). 2° l'installation provisoire de la salle de classe dans la maison Baygoury à la rue du Milieu. 3° vote la construction d'un bâtiment scolaire. Le conseil déclare que le mobilier de la 3ème classe aura lieu par adjudication publique et sollicite un recours sur les fonds de l'Etat et du département pour couvrir la dépense. Le conseil demande la mise à l'étude et la construction rapide d'une route touristique de St Jean Pied de Port à Tardets en passant par la forêt d'Iraty, Larrau et Licq-Athérey. Création d'un fonds départemental de chômage ; secours aux chômeurs : actuellement pas de chômeurs à Montory où la population est essentiellement agricole. En 1936, le Front Populaire. Elections législatives : Jean Ibarnégaray élu. Les accords de Matignon : augmentation des salaires, liberté syndicale, création des comités d'entreprise, 2 semaines de congés payés par an, semaine de 40 h, scolarité obligatoire à 14 ans, nationalisation des chemins de fer = SNCF, Office du blé. 1936-1939, guerre civile en Espagne ; en 1937, Guernica bombardé ; de nombreux réfugiés en Soule et en Béarn ; en 1939, centre d'accueil des réfugiés espagnols à Gurs.

En 1937, échange de terrain entre M. Etchart dit Caro d'Alcay et le syndicat de Soule à Arhansus et Albince de 1 ha 34 a 40 ca. Le conseil vote un crédit de 78 F pour l'établisement d'un réglement spécial d'exploitation de la forêt communale pour une 2ème rotation de 15 ans, 1937-1951. Le conseil vote la vente par adjudication aux enchères publiques de 403 hêtres pour la mise à prix de 8 500 F à la forêt de Jist non soumise au régime forestier. Le conseil est d’avis que Espelette Anne-Marie bénéficie de l’assistance aux femmes en couches, Chaldu Pierre, Etcheto St Jean et Veuve Accoce de l'assistance aux Vieillards. Acceptation d'une bonification accordée par la Caisse de Crédit aux Départements et Communes. Location d'une salle avec dépendances pour l'installation d'une 3ème classe ; bail approuvé avec M. Baygoury. Le conseil approuve le devis dressé par M. Voisin, architecte, pour la fourniture du mobilier classique de la 3ème classe d'un montant de 7 495 F. Le conseil approuve les plans et devis de la construction scolaire, 3ème classe, dressés par M. Voisin, architecte. Le conseil est d'avis qu'il soit donné une suite favorable à la demande de M. Maunas Eloi, de procéder à des battues aux animaux nuisibles jusqu'au 31 mars 1937. Le conseil est d'avis qu'il y a lieu d'étendre la gémination à la 3ème classe et de transformer cette classe enfantine pouvant recevoir les enfants des 2 sexes à partir de 4 ans. Le conseil est d'avis que M. Althapé Dominique, réserviste, convoqué pour une période d'exercice, marié et père d'un enfant de moins d'un an, obtienne l'allocation journalière militaire, étant donné qu'il accomplit les devoirs de soutien indispensable de famille. Construction scolaire de la 3ème classe et du logement : emprunt de 142 110 F, imposition extraordinaire, demande de subvention de l'Etat et autorisation de commencer les travaux. Le conseil fixe à 98 F l'indemnité supplémentaire à accorder à Mme Veuve Fondeville pour le balayage de la 3ème classe, d'avril à décembre 1937. Le conseil : 1° arrête la liste des cabanes de chasse à 7 : Cot de las Traillades, La Curde (2) , La Journade, La Louzère, Bitole et Bouch. 2° décide que les demandes d'établissement des cabanes seront soumises à l'adjudication. 3° approuve le cahier des charges. Le conseil demande : 1° la suppression de l'emploi d'adjoint à l'école de garçons et sa transformation en classe enfantine, pouvant recevoir les enfants des 2 sexes à partir de 4 ans. 2° l'annexion de ladite classe à l'école publique de filles. Pacages communaux : déclaration à faire par les propriétaires désirant introduire des bestiaux dans les pacages communaux. Le conseil vote la vente d'un chêne abattu par le vent au Cot de las Traillades au premier offrant pour la somme de 30 F. Le conseil est d’avis que Sagaspe Anne, femme Cassaing, Etchécopar Marie, femme Hastoy, Bouchet Jeanne, femme Narbondo et Jeanne Paradis, née Oxibar, bénéficient de l’assistance aux femmes en couches. Le conseil est d’avis que Mme Veuve Pontaut Gracieuse, Rachou Jean âgé de plus de 80 ans et Etcheto Jean bénéficient de l'assistance aux Vieillards, Infirmes et Incurables. Le conseil est d'avis qu'il n'y a pas lieu pour la commune de comparaître devant le Tribunal de St Palais dans l'affaire Périssé-Althabe-Lenguin au sujet de l'ancien chemin rural de Montory à Lanne. Le conseil est d'avis que les conscrits Sagaspe Joseph, Errecoundo J. Louis, Gabaston Lucien, Magnou Julien et Lerdou J. Baptiste remplissant les devoirs de soutiens de famille, obtiennent l'allocation journalière militaire. Travaux d'entretien et rigole au chemin de Larrey et murs de soutènement au chemin de Gastou aux lieux-dits Langlot et Harbury par Etchegoyhen, maçon. Le conseil donne son avis favorable à la proposition du conseil municipal de Lanne de faire partager à l'amiable les terrains indivis selon les dispositifs du jugement qui déclare expressément - qu'avant tout partage, la commune de Montory - et non celle de Lanne - prélèvera sur ces terrains indivis pour lui tenir lieu de la contenance dont la délimitation avec Haux l'a privée, une contenance de valeur égale à celle du terrain retranché de son lot de 1864. Le conseil approuve les termes de l'avenant préparé par la Caisse des Dépôts et Consignation en vue de ramener à 5 % le taux de l'emprunt de 63 246,48 F. Le conseil décide de confier la réparation du pont de Goyhenne sur le CVO de Barcus à M. Etchegoyhen, maçon. Compte de gestion du Receveur, M. St Amans, compte de gestion du Bureau de Bienfaisance et compte administratif. Réunion matérielle des budgets communal et du Bureau de Bienfaisance. Le conseil vote au profit de M. Lanneretonne et 7 autres propriétaires de Lanne, la vente de 90 m3 de bois de chauffage à Huncharrie pour la somme de 1 170 F. Le conseil vote la vente de 35 arbres dans la forêt communale non soumise au régime forestier, lieu-dit Lissiague à M. Mazza d'Arette pour l'établissement de la station d'arrivée d'un câble aérien devant être utilisé pour l'exploitation de la coupe de bois achetée par M. Tarascon au quartier Gist. Suite à l'affaire Périssé-Althabe-Lenguin, le conseil décide qu'il n'y a pas lieu de comparaître devant le Tribunal de St Palais par ministère d'avoué. Vu le débit insuffisant de la fontaine publique pour alimenter le bourg, le conseil décide que des fouilles soient entreprises pour découvrir le réservoir et trouver les fuites d'eau. La commune verse une somme de 15 sous par jour et par homme comme indemnité de logement pour les 5 gardes-mobiles détachés sur les lieux, ce qui représente une charge lourde pour le budget de la commune. Le conseil est d'avis que Gacherieu Jean, hospitalisé à l'hôpital St André, bénéficie de l'assistance médicale gratuite. Le conseil donne un avis favorable à la demande de M. Elichiry Auguste, domicilié à Haux, de construire une cabane de chasse au lieu-dit "Bouch" pour 30 F par an pendant 3 ans. Le conseil approuve le projet établi relatif à l'exploitation de la forêt communale soumise au régime forestier pour la 3ème rotation de 1937 à 1951. Devant parer à de lourdes dépenses, le conseil décide de surseoir l'exécution du projet d'électrification des hameaux. Le conseil vote la vente par adjudication aux enchères publiques , de 83 chênes et 4 cerisiers en 3 lots : Cot de las Traillades, Bégousse et Candaous. Le conseil sollicite le concours de l'Etat pour réparations des dommages causés à la commune par les pluies diluviennes des 3 et 4 octobre 1937 : pertes causées aux chemins vicinaux estimées à 80 000 F, pertes aux chemins de vidange de la forêt communale 68 000 F, pertes dans l'adduction d'eau potable, réservoirs et canalisations 63 025 F. Etablissement du rôle des pacages et fougères : 1° pour les habitants de Montory, 1 F par tête de gros bétail, 0,10 F par tête de menu bétail et 1 F par pile de fougère. 2° pour les étrangers à la commune, 3 F par tête de gros bétail, 0,30 F par tête de menu bétail et 2 F par pile de fougère. Délégués à la commission des listes électorales. Le conseil est d'avis que Gacherieu Michel et Hégoburu J. Pierre bénéficient de l'assistance aux Vieillards, Infirmes et Incurables. Devant l'ampleur des dégâts occasionnés les 3 et 4 octobre 1937 et s'élevant à 706 025 F (devis dressé par M. Voisin, architecte), le conseil sollicite le concours de l'Etat pour la réparation des dommages causés par cette catastrophe. Le conseil vote une 4ème journée de prestations pour l'entretien des chemins vicinaux et ruraux ruinés par les pluies diluviennes des 3 et 4 octobre dernier. Le conseil rejette la demande de plusieurs propriétaires en vue de l'acquisition par la commune de la voie ferrée en déviation et sa transformation en chemin vicinal.

En 1938, le conseil est d'avis qu'il soit donné une suite favorable à la demande de M. Maunas Eloi d'organiser des battues aux nuisibles jusqu'au 31 mars 1938. Travaux communaux et paiement à Mrs Paillet, Périssé J.Pierre, Albarez, Bellocq, Etchegoyhen, Larragnéguy, Matheu, Fernandez et Lissonde pour réparations diverses. Le conseil approuve la soumission de M. Etchegoyhen, maçon, concernant la reconstruction des murs de soutènement en bordure des CVO n° 5 et 6. Suite aux inondations des 3 et 26 octobre dernier, le conseil autorise le maire à demander des alevins au service de la pisciculture et à prendre immédiatement un arrêté interdisant la pêche dans les ruisseaux communaux de Montory durant 2 ans. Un grand nombre d'usagers traversant le sous-bois à leur convenance, le conseil autorise le maire à prendre un arrêté règlementant la circulation des véhicules dans le bosquet de Histouye. Le conseil approuve le règlement-type et décide qu'il sera applicable dès son approbation, au personnel exclusivement communal et permanent. Le conseil vote : 1° un crédit de 500 F pour indemniser les propriétaires de Barlanès désireux de réparer le chemin de Lissiague dévasté par les dernières pluies diluviennes. 2° un crédit de 1 000 F versé à la commune de Lanne pour la réfection du chemin de Barlanès. Le conseil vote un crédit de 500 F qui servira à payer l'indemnité de logement supplémentaire et les frais de literie des gardes-mobiles. Remises des fondations pieuses (legs). Le conseil est d'avis que Bellocq Marie-Anne, Veuve Maunas, bénéficie de l'assistance aux V, V et I de la commune. Le conseil approuve le règlement-type arrêté par la Section Permanente du Conseil Supérieur de l'Assistance Publique inséré dans le recueil des Actes Administratifs de janvier 1938. Relèvement du traitement des employés communaux: le garde-champêtre de 500 F à 1 000 F , le secrétaire de mairie de 2 150 F à 2 728 F par an. Le conseil demande le classement des chemins ruraux de la commune. Location d'une salle de classe avec ses dépendances pour l'installation d'une 3ème classe ; renouvellement du bail Baygoury. Le conseil est d'avis que Hastoy Augustin, réserviste, convoqué pour une période d'exercice, marié, 2 enfants en bas âge, bénéficie de l'allocation journalière militaire comme soutien indispensable de famille. Le conseil vote un crédit de 500 F alloué à Maître Darmendrail, avocat à la cour, représentant la commune dans l'instance pendante entre M. Lhande et la commune. Vote de crédit pour payer Etchegoyhen, maçon, qui a effectué des murs de soutènement en bordure des CVO n° 5 et 6. Le conseil délibère : Art. 1 : il sera réservé dans le cimetière de Montory, partie située à droite de l'allée centrale, une étendue de 638 ca exclusivement affectée à des concessions de terrains pour fondations de sépultures privées. Art. 2 : les concessions seront divisées en 5 classes, les concessions perpétuelles, centenaires, cinquantenaires, trentenaires, temporaires (6 à 15 ans) entre lesquelles les familles auront libre choix. Art. 3 : la portion de terrain teintée en bleu et désignée au plan du cimetière par la lettre A contenant 412,50 ca demeure spécialement affectée aux concessions perpétuelles, celle teintée en rouge et désignée par la lettre B contenant 24 ca demeure affectée aux concessions centenaires, celle teintée en jaune et désignée par la lettre C contenant 17, 25 ca est affectée aux concessions cinquantenaires, celle en violet et désignée par la lettre D contenant 17,25 ca est affectée aux concessions trentenaires, celle teintée en vert et désignée par la lettre E contenant 11,25 ca est affectée aux concessions temporaires ; le prix du m2 pour chaque classe de concession sera fixé ultérieurement. Demande d'allaocation journalière militaire formulée par Cachau Gratien, son fils Joseph, conscrit, remplissant les devoirs de soutien de famille. Compte de gestion du Receveur, M. St Amans, et compte administratif 1937. Le conseil délibère : Art. 1 : le prix du m2 est fixé à : concessions perpétuelles 100 F / m2, concessions centenaires 80 F / m2, concessions cinquantenaires 60 F / m2, concessions trentenaires 40 F / m2, concessions temporaires 25 F / m2. Art. 2 : les concessions ne pourront dépasser les dimensins suivantes : 2,50 m x 2,25 m. Art. 3 : les entre-tombes de 10 cm séparant les concessions seront fournies gratuitement par la commune. Art. 4 : les concessions seront délivrées dans l'ordre des demandes et suivant l'ordre indiqué sur le plan dressé le 24 mai 1938. Art. 5 : les 2/3 du prix de chaque concession profiteront à la commune, l'autre sera attribué au Bureau de Bienfaisance. Art. 6 : les terrains concédés même à perpétuité ne pourront être aliénés par les concessionnaires ou par leurs héritiers. Ils ne pourront changer de destination et lorsque les familles seront éteintes, les monuments et tombeaux des concessions perpétuelles demeureront à jamais fermés. Le conseil est d'avis que Mmes Hastoy Augustin, née Etchécopar, Achigar Baptiste, née Béthular, Aguiar, née Uthurralt, et Larramendy Brigitte, née Faurre, bénéficient de l'assistance aux femmes en couches. Le conseil demande le classement du CVO n° 1 dans la catégorie des chemins d'Intérêt Commun. Le conseil vote une recette exceptionnelle correspondant à une population de 682 habitants au dernier recensement et s'élevant par conséquent à 4 092 F pour l'exercice 1938, subvention calculée sur la base de 6 F par habitant pour service d'intérêt national assuré par les communes. Le conseil décide: 1° que la concession perpétuelle n° 70 sera, à titre d'hommage public, accordé gratuitement pour l'inhumation des soldats morts pour la France dont les corps n'auront pas été restitués aux familles ; les tombes des militaires morts pour la France entre le 2 août 1914 et le 24 octobre 1919, sont disséminées parmi les tombes civiles dans la partie droite du cimetière, partie destinée aux concessions perpétuelles. 2° que la concession perpétuelle n° 45 sera réservée gratuitement à titre de reconnaissance publique pour les desservants désirant être inhumés dans le cimetière communal. Affaire Périssé-Althabe-Lenguin : le conseil décide qu'il n'y a pas lieu de comparaître devant le Tribunal par ministère d'avoué. Le conseil décide de céder gratuitement et en toute propriété à la commune de Larrau le terrain nécessaire à l'assiette du chemin de désenclavement entre Logibar et Uharteko Cotchia. Le conseil vote un crédit de 25 F pour la souscription nationale ouverte afin de donner un éclat tout particulier aux cérémonies qui auront lieu à l'occasion du 20ème anniversaire de l'armistice. Le conseil est d'avis que Mme veuve Pous bénéficie de l'assistance aux V, I et I de la commune. Le conseil : 1° reconnaît les chemins ruraux portés au tableau sous les n° 1, 2, 3, 4, 5, 6 et 7 et décide de maintenir leur largeur actuelle à : chemin de Picabie de 2 100 m de long à 3,50 m de large, chemin de Hursurigaray de 2 000 m à 3 m, Lacroutsette de 490 m à 3 m, chemin de la Plane 790 m à 2,50 m, chemin de Malaleigne 1565 m à 3 m, chemin de Cabanet 720 m à 3 m et chemin de Lafatigue 1480 m à 3 m. 2° vote pour 1938, une 4ème journée de prestations pour l'entretien des chemins ruraux. Le conseil vote un crédit de 1 075 F pour refaire les bancs dont disposent à l'église les fillettes de l'école publique ; les travaux seront donnés à l'adjudication au rabais sur soumissions cachetées, adjudication ouverte aux menuisiers et charpentiers de la commune. Le conseil décide que les corps de 3 personnes, dont les familles sont éteintes depuis moins de 5 ans, inhumés dans la partie droite du cimetière, seront exhumés dans la fosse commune, les frais à la charge de la commune. Etablissement du rôle des pacages et fougères : 1° pour les habitants de Montory, 1 F par tête de gros bétail, 0,10 F par tête de menu bétail et 1 F par pile de fougère. 2° pour les étrangers à la commune, 3 F par tête de gros bétail, 0,30 F par tête de menu bétail et 2 F par pile de fougère. Délégués à la commission des listes électorales. Le conseil est d'avis que Chaldu Pierre, 73 ans, hospitalisé à Mauléon, bénéficie de l'assistance médicale gratuite. Le conseil donne un avis favorable à la demande de M. Lanneretonne J. Baptiste de construire une cabane de chasse à la palombe au lieu-dit "Labays" pour 30 F par an. Le conseil vote la vente de 7 arbres à M. Escary, sous-traitant de M. Lespiau et Tarascon adjudicataires de la coupe de Gist du 28 février 1937, pour installer un câble indispensable pour la vidange du bois de chauffage.

En 1939, Le conseil est d'avis qu'il soit donné une suite favorable à la demande de M. Haritchabalet d'organiser des battues communales pour la destruction des animaux nuisibles. Le conseil vote un crédit de 130 F en faveur de Mme Pous pour les draps de lits et couvertures qu'elle a fournis pendant 9 mois aux 5 gardes-mobiles qu'elle a hébergés. Le maire arrête : 1° la circulation des véhicules de toutes catégories, dont la pression sur le sol par cm de largeur de bandage dépasse 50 kg, est formellement interdite sur tous les chemins vicinaux de la commune. 2° tout exploitant de bois empruntant lesdits chemins pour le transport sera tenu d'aviser le maire et de verser un cautionnement à M. le Receveur. Cette garantie sera remboursée après réparations des dommages causés du fait de l'exploitation. Le conseil est d'avis que Mme Goyhenne Marie-Jeanne bénéficie de l'assistance aux V, I et I de la commune. Le conseil décide que l'allocation mensuelle d'assistance aux Vieillards, Infirmes et Incurables soit portée de 50 F à 80 F. Le conseil désigne M. Laffargue Pierre, menuisier, pour faire partie de la commission chargée de dresser la liste des électeurs à la Chambre des Métiers, avec M. Etchegoyhen François, maçon. Le conseil vote une journée de prestations exclusivement applicable à l'entretien des chemins reconnus pour 1939. Le conseil, considérant que la demande de M. Lhande est excessive (indemnité de 3 500 F, bénéfice d'une subvention de 840 F et paiement de la moitié des frais), rejette cette dernière et accepte l'évaluation faite par M. Herbert, expert. Le conseil délibère : 1° une plantation de chênes, châtaigniers du Japon, sapins Douglas sera effectuée sur les terrains non soumis au régime forestier de Cot de las Traillades, 88 a, et Clot de la Pène, 7 a. 2° demande qu'il lui soit alloué une subvention en nature de 1 500 plants de 2 ans pour les terrains à reboiser ci-dessus. Le conseil accorde tous pouvoirs à M. le Syndic de Soule pour la cession gratuite des terrains nécessaires à l'assiette du chemin allant de Caro à Alçay à l'entrée de la forêt de Couhoure. Le conseil est d'accord pour allouer à M. St Amans, Percepteur-Receveur municipal, le montant du dixième. Le conseil sollicite une réduction de 50 % sur 440 F (valeur commerciale de 4 000 alevins à déverser dans le ruisseau Aphanice pour le repeuplement après les inondations de 1937), et vote un crédit de 220 F. Projet d'avenant du bail de la Poste du 25 juin 1931 : location portée à 750 F par an ; des travaux de rénovation doivent y être exécutés. Allocation journalière formulée par Mme Veuve Larraus, née Sottou, en raison de l'incorporation de son fils Clément qui remplit les devoirs de soutien indispensable de famille. Le conseil est d'avis que Mmes Veuve Etcheberry, Haritchabalet Anne et Béthular Anne-Marie, épouse Achigar, bénéficient de l'assistance aux femmes en couches. Budget des chemins vicinaux pour l'exercice 1938, vote d'un crédit de régularisation de 41 470,65 F. Le conseil décide le déplacement de la lampe (placée près de la maison Elgoyhen) près de la maison Paradis pour éclairer à la fois les rues du Bourg et les 2 chemins y aboutissant. Suite aux calamités de 1937, la commune a reçu une subvention de 56 527 F ; le conseil vote un virement de crédit de 25 000 F du budget des chemins vicinaux au budget de la commune. Urgente nécessité de renouveler l'adduction d'eau potable. Le conseil est d'avis que M. Chabalgoïty Simon et Albarez François bénéficient de l'assistance aux V, I et I. Le conseil vote un crédit de 449,70 F pour les honoraires dus à M. Voisin, architecte, pour le mobilier et 2 658 F pour la confection des plans et devis de la construction scolaire. Comptes de gestion et administratif de 1938. Le conseil vote la vente au profit de 12 propriétaires de Lanne de 80 m3 de bois de chauffage et 11 m3 de bois d'industrie pour 1 585 F. Location d'une salle avec ses dépendances pour l'installation de la 3ème classe : renouvellement du bail Baygoury, boulanger. L 'excédent des recettes de 13 000 F du Bureau de Binfaisance sera converti en Rentes sur l'Etat à 5 % . Délégués pour dresser les listes des électeurs à la Chambre de Commerce. Un crédit de 200 F est voté pour payer les 4 convoyeurs qui avaient été désignés pour amener à Mauléon les bêtes réquisitionnées pour l'armée. Le conseil vote un crédit de 500 F à Mme Plou qui a décidé de faire tricoter les élèves pendant les heures de loisirs pour confectionner des passe-montagnes et des tricots destinés aux soldats de la commune. Le conseil vote un crédit de 10 000 F pour le paiement des allocations aux réfugiés français ; M. Fernandez Pierre est nommé régisseur des dépenses. Etablissement du rôle des pacages et fougères : 1° pour les habitants de Montory, 1 F par tête de gros bétail, 0,10 F par tête de menu bétail et 1 F par pile de fougère. 2° pour les étrangers à la commune, 5 F par tête de gros bétail, 0,50 F par tête de menu bétail et 3 F par pile de fougère. Le conseil vote un crédit de 30 F à M. Rachou pour l'entretien du monument aux morts. Demande d'allocation journalière formulée par la famille du conscrit Alexis Hauré qui remplit les devoirs de soutien de famille. Le conseil vote un crédit de 1 166 F pour règlement des honoraires et frais d'expertise de M. Herbert dans l'affaire Lhande-commune. La commune ne disposant pas de ressources suffisantes pour effectuer les travaux nécessaires au réseau d'eau potable (manque d'étanchéité, infiltrations) demande pour dégager sa responsabilité le contrôle de la canalisation d'eau potable par une Commission d'Hygiène choisie par le Préfet ; de plus la commune doit recevoir un grand nombre d'évacués de l'Est. M. le maire chargera la Société Hydro-Electrique d'installer une lampe dans la classe enfantine dépourvue de tout éclairage. Le conseil vote un crédit supplémentaire de 500 F pour acheter des laines nécessaires à la confection des vêtements manquants auxquels s'ajoutent 700 F de dons volontaires de la population. 1939-1945, 2ème guerre mondiale ; le 17 juin 1940, Pétain signe l'armistice ; le 18 juin De Gaulle lance son appel de Londres ; le 22 juin, les 2/3 de la France occupés : zone occupée et zone libre ; les prisonniers français maintenus en captivité ; l'exode des civils ; le 6 juin 1944, débarquement en Normandie, puis en Provence, la France est libérée, l'armistice est signé le 8 mai 1945.

En 1940, le conseil vote un crédit de 300 F pour la bibliothèque scolaire, un crédit supplémentaire pour prime à la natalité et un autre pour assistance médicale gratuite. Le conseil est d'avis que Anna Espelette, épouse Althapé, Irigoyen Anna, épouse Etchégoyhen, Etchecopar Marie, épouse Hastoy, Etchary Marie, veuve Etcheberry, Gabaston Geneviève, née Gacherieu bénéficient de l'assistance aux femmes en couches. Le conseil est d'avis que Cazenave Joseph et Lassalle Gracieuse bénéficient de l'assistance aux Vieillards, Infirmes et Incurables de la commune. Cautionnement de la commune en faveur des éleveurs locaux. Acquisition de terrain à Lhande-Dastugue pour la construction de la canalisation de la fontaine publique (2 m3 accordés à M. Lhande-Dastugue sous réserve). Destruction des animaux nuisibles : autorisation de détruire au fusil demandée au Préfet, primes de de 2 F par corbeau et pie, 20 F par renard et blaireau. Le conseil vote un crédit de 400 F pour la création en gare de Mauléon d'un centre d'accueil pour les mobilisés venant en permission. Construction du captage et de la canalisation de la fontaine publique : cahier des charges avec Lhande-Dastugue et Lenguin. Le conseil vote un crédit de 100 F pour frais de convoyage jusqu'à Mauléon, des bêtes fournies par la commune pour le ravitaillement de l'armée. Assistance à la famille demandée par Gacherieu Jean, 3 enfants, Althapé, 4, Mme veuve Etcheberry, 5, Gabaston, 4, Narbondo, 3 Iribe Alexis, 4, et Garicoix, 3. Assistance médicale gratuite demandée par Claverie Barnabé, cultivateur, admis à l'hôpital civil de Pau, Cabana Pierre et Iribarne François. Projet de financement de l'adduction d'eau potable. Le conseil demande que le service d'autobus Oloron-Mauléon soit rétabli durant toute la semaine. Adduction d'eau potable : marché de gré à gré avec M. Mendionde, entrepreneur, achat d'une parcelle de terrain et droit de passage pour la nouvelle canalisation. Aménagement d'un terrain pour l'éducation physique de la Jeunesse. Le conseil rejette la demande formulée par le chef de poste de guet de Montory, tendant à obtenir l'éclairage et le chauffage de la maison Larroque où est cantonné le poste de la DAT. Le conseil autorise le maire à passer marché avec M. Guimont, entrepreneur à Pau, pour travaux d'alimentation en eau potable de la commune( canalisation d'amenée). Modifications des horaires des classes publiques : 9 h -12 h et 13 h 30 - 16 h 30 pour la mauvaise saison. Le conseil adopte pour l'établissement des branchements, le remboursement au concessionnaire du montant des dépenses réelles des travaux majorées de 15 % pour frais généraux. Etablissement du rôle des pacages et fougères : 1° pour les habitants de Montory, 1 F par tête de gros bétail, 0,10 F par tête de menu bétail et 1 F par pile de fougère. 2° pour les étrangers à la commune, 5 F par tête de gros bétail, 0,50 F par tête de menu bétail et 3 F par pile de fougère. Réfugiés arrivés en juin 1940 et 30 réfugiés lorrains reçus en novembre 1940. Le conseil vote 50 F pour l'Oeuvre du Secours National. Vote d'un emprunt de 48 000 F pour la réalisation du projet d'adduction d'eau . Demande de 8 m3 de bois de chauffage par Mrs Etcheto et Haristouy de Barlanès. Vente aux enchères d'un chêne abattu par le vent au lieu-dit Gacherieu. Le conseil demande à la commune d'Aramits une indemnité (routes défoncées par les camions de bois) égale au 1/10 de la valeur des coupes exploitées pour remettre en état le chemin vicinal n° 1 dit de Barcus. Adduction d'eau potable : désaccord avec M. Lhande-Dastugue. La commune a reçu 30 réfugiés lorrains originaires de Bréhain (Moselle) ; un crédit de 2 500 F est voté pour achat de vivres, réparations aux locaux et à la literie. Nomination d'un secrétaire-adjoint à partir du 1er janvier 1941 (1 000F). Construction de 5 abreuvoirs dans les pâturages communaux.

En 1941, le maire arrête : battues communales autorisées pour la destruction des animaux nuisibles. Adduction d'eau potable : achat de terrain et droit de passage d'une nouvelle canalisation et cahier des charges. Nomination du secrétaire-adjoint : le travail du secrétariat de mairie s'est considérablement accru en raison de l'application de la carte du rationnement ; le secrétariat de mairie est ouvert de 17 h à 19 h et les jeudi et dimanche de 9 h à 12 h. Le conseil décide la construction du pont de Pountas desservant le quartier Haridouy. Le conseil est d'avis que Etchebest Bernard et Accoce Félicie bénéficient de l'assistance aux Vieillards, Infirmes et Incurables de la commune. Vente aux enchères de 38 hêtres abattus par le vent de février 1941 à Huncharrie, terrain non soumis au régime forestier. M. l'Ingénieur des Ponts et Chaussées est prié d'intervenir auprès de Mrs. Lombardi et Morello, à Tardets, pour la fourniture et le transport de 200 m3 de gravier à mettre sur le CVO n° 1 dit de Barcus (défoncé par les camions de bois), gravier qui sera étalé par les réfugiés de la commune. Le conseil délibère : le bois appartenant à M. Larrasquet, négociant à Mauléon, sera saisi immédiatement et mis en vente aux enchères pour payer les frais de mise en état du chemin de Gastou abîmé par celui-ci. Le conseil désigne M. Lagayette, négociant à Arette, chargé du ravitaillement de la commune en pommes de terre et en charbon. Le conseil demande qu'un contingent plus élevé de pétrole soit alloué à la commune : les hameaux de Montory ne sont pas électrifiés et 70 familles ont besoin de pétrole ; actuellement, 25 litres de pétrole sont alloués chaque mois à la commune ce qui permet 1/4 litre par famille. Vente par adjudication aux enchères de 8 chênes (7 à Histouye et 1 à Bégousse) abattus par le vent. Le conseil vote un crédit de 300 F pour payer les frais d'enterrement et cercueil de l'indigente Cazenave Engrâce. Le conseil vote une coupe de 4 000 m3 dans la forêt communale soumise au régime forestier dans les parcelles 5, 6, 7, 8 et 9. La municipalité se porte caution en faveur des habitants de la commune pour tous les bestiaux qu'ils enverront dans les pacages du Pays de Soule et les bêtes à somme qu'ils feront circuler dans le rayon des douanes durant l'année 1941. Budget exercice 1940 : approbation de diverses opérations dont établissement de cartes de rationnement pour 169 F. Le conseil vote une somme de 150 F à répartir entre les 3 mères de familles nombreuses (Journée des Mères Françaises) : Gabaston, Larramendy et Achigar, mères de 5 enfants de moins de 14 ans. Requête de M. Paillet-Saffores relative à l'ouverture d'un chemin communal (fermé par Lhande-Dastugue). Le conseil décide de reprendre le projet d'électrification des hameaux, établi en 1937 et ajourné en 1937 à la suite des sinistres. Le conseil est d'avis que Cuburu Georges bénéficie de l'assistance aux Vieillards, Infirmes et Incurables de la commune. Le conseil est d'avis que Larramendy Marie bénéficie de l'assistance aux femmes en couches. Comptes de gestion et administratif de 1940. Le conseil fixe le taux d'allocation mensuelle d'assistance aux V, I et I de la commune à 110 F. Création et organisation de la caisse des écoles et de ses statuts. Elections du délégué au syndicat de Soule et au Bureau de Bienfaisance. Mise en adjudication des cabanes de chasse à la palombe : Col de las Traillades, La Curde (2), La Journade, La Louzère, Bitole et Bouch. De juin 1941 à septembre 1944, le conseil municipal est remplacé par la Délégation spéciale contituée par 3 représentants (le président et 2 adjoints) non pas élus mais désignés par le Préfet sur ordre du gouvernement de Vichy : Biscouby Jean, Souleguieu Jean et Althabe Louis. Le président de la délégation spéciale est d'avis, sous réserve de l'approbation préfectorale, de remettre à l'Association Diocésaine de Bayonne, les 3 titres provenant de legs antérieurs à 1905, loi de Séparation de l'Eglise et de l'Etat. Réparation du CVO n° 1 dit route de Barcus par création d'un Chantier Rural avec 8 réfugiés et 12 chômeurs. Admission à l'assistance aux femmes en couches de Mmes Laffargue, Sagaspe, Etcheberry et Arotcharen. La délégation vote la coupe de bois à M. Dupeyrou, négociant à Oloron. Réparation du chemin de Gastou : affaire Larrasquet qui verse 900 F. Relèvement du traitement des employés communaux : Rachou, tambour-afficheur, 1 000 F, Fernandez, garde-champêtre, 1 300 F, Trouilh JB, secrétaire de mairie adjoint, 1 000 F. Etablissement d'un emprunt de 13 000 F pour l'aménagement d'un terrain de sport et cahier des charges avec intérêt à 4 % remboursable en 13 ans. Une subvention de 696 F sera versée au Receveur municipal et accordée à M. Trouilh, secrétaire adjoint, chargé de l'établissement des cartes de rationnement.

En 1942, la délégation spéciale vote la cession amiable d'une coupe de bois à M. Dupeyron, industriel à Oloron pour 109 000 F. Avis favorable à la construction, par M. Mondiscart, d'un pont au-dessus du chemin dit de Halçondo. Location d'une salle pour la 3ème classe ; renouvellement du bail passé avec M. Baygoury Louis, boulanger. Intégration au budget de 1941 de dépenses imprévues : 3 000 F de fournitures de bois aux réfugiés, 240 F de fournitures scolaires aux élèves réfugiés. Mrs Lombardi et Morello seront autorisés à circuler par temps sec sur le CVO n° 1 sous réserve de paiement d'une indemnité de 3 F par m3 de bois transporté ; barrière de dégel établi en 1939, reconduit. Echange de terrain entre M. Etchandy et la commune à Histouye et Rospide. Cautionnement de la commune en faveur des éleveurs de la commune. Vote d'une subvention de 300 F en faveur de Ste Menehould (Marne). Mmes veuves Pous-Puchin et Maunas bénéficient de l'assistance aux V, I et I de la commune. La délégation est d'avis que Mmes Laurance Sylvie, épouse Capdevielle, Salthun et Etcheberry bénéficient de l'assistance aux femmes en couches. Comptes de gestion et administratif de l'exercice 1941. Assistance médicale gratuite par admission d'urgence pour Gabaston JBaptiste. Subvention à la commune de 1 044 F pour dépenses des services de rationnement (Trouilh responsable). Rôle des pacages et fougères : 1° pour les habitants de Montory, 5 F par tête de gros bétail, 0,50 F par tête de menu bétail, 15 F par porc et 5 F par pile de fougère. 2° pour les étrangers à la commune, 10 F par tête de gros bétail, 1 F par tête de menu bétail, 15 F par porc et 8 F par pile de fougère ; le rôle est arrêté à la somme de 9 209,50 F soit 4 676,50 F pour les pacages et 4 532 F pour les fougères. Remboursement du solde de l'emprunt de la construction Mairie et Bureau de Poste. Achat d'une inscription de rente nominative de 3 % amortissable en 1942 pour 40 000 F. Règlement du traitement des employés communaux Rachou, Plou et Trouilh et indemnités pour frais de fonction aux maires. Assistance médicale gratuite pour Mme Claverie et assistance en qualité d'incurable pour Elhar Pierre.

En 1943, la délégation vote un crédit de 1 406,25 F pour acquitter les notes à M. Fernandez pour abattage du bois fourni par la commune à M. Baygoury, boulanger, à M. Etchandy Simon, pour le transport à Tardets des fusils de chasse, à M. Egozcué pour la fourniture (impayée) de vin du 14 juillet 1939... Vote la somme de 270 F permettant la gratuité des fournitures scolaires aux enfants des réfugiés. La délégation approuve le devis de 43 863 F dressé par Périssé Jean pour la réfection du porche de l'église. Admission à l'assistance médicale gratuite pour Goyhenne Martin. Vote d'un crédit pour assurer les ouvriers contre les accidents du travail (construction de la route). Location d'une salle pour la 3ème classe : renouvellement du bail de M. Baygoury, boulanger. La délégation vote un crédit de 429 F pour payer entr'autres M. Haritchelhar, garagiste à Tardets, chargé par les communes du canton de Tardets, de transporter à Mauléon, le 4 mars prochain, les jeunes gens nés en 1920, 21 et 1922. La délégation vote un crédit de 3 000 F pour la réfection d'un chemin de vidange et renonce au placement en fonds d'Etat. Cautionnement en faveur des éleveurs de la commune. Assistance aux femmes en couches : Mme Gabaston. Mlle Gracieuse Récalt déclare avoir l'intention de prendre la direction de l'école privée mixte dans le local déjà affecté à ce service. Echange de terrain entre la commune et M. Etchandy. Compte du Receveur municipal et compte administratif. Relèvement du salaire du garde-champêtre (1 200 F) et du tambour-afficheur (1 200 F). La délégation approuve les plans, devis et cahier des charges dressés par Mrs Crouzat et Puchulu, architectes à Mauléon, pour la restauration de l'église (renouvellement de la charpente et couverture des abris couverts). La délégation fixe à 150 F le taux de l'allocation mensuelle des V, I et I de la commune. Rôle des pacages et fougères : 1° pour les habitants de Montory, 8 F par tête de gros bétail, 0,80 F par tête de menu bétail, 3 F par chèvre et 7 F par pile de fougère. 2° pour les étrangers à la commune, 15 F par tête de gros bétail, 1,50 F par tête de menu bétail, 5 F par chèvre et 10 F par pile de fougère. La délégation accepte et vote un crédit pour le concours permanent du service des Ponts et Chaussées.

En 1944, assistance à la famille pour Bellocq Elisabeth. Assistance aux femmes en couches pour Laurance Sylvie, épouse Capdevielle et Mme veuve Etcheberry Marie, née Etcharry. Assistance médicale gratuite pour Denise Gabaston. Assistance aux Vieillards et Infirmes pour Mme Puchin, veuve Pous Marie et Borthiry Pierre. Produit irrécouvrable du budget 1943 : 2 cabanes de chasse pour 220 F (fermeture de la chasse). La délégation vote la délivrance, aux enchères publiques, d'une coupe de bois dans la forêt communale. Cautionnement envers les éleveurs de la commune. Contrôle médical scolaire : le Dr Pribat de Tardets est proposé. Intégration au budget 1943, de recettes imprévues : 66 F pour ramassage de fruits sauvages et 120 F de subvention pour fournitures aux élèves de réfugiés. Cession amiable d'une coupe de bois dans la forêt communale de 454 m3 et 3 230 st de bois de feu ; exploitation par câble. Le Président de la délégation spéciale a déposé le compte administratif, a fourni les explications et a déclaré se retirer. Le conseil municipal remplace la délégation spéciale. Le conseil municipal (maire M. Pierre Honthaas) vote le compte administatif. Le conseil municipal estime que la fermeture de la 3ème classe est injustifiée (classe enfantine) et demande sa réouverture à compter du 1er octobre 1944 (effectif de 90 à 95 élèves prévus). Installation de l'eau potable à l'école publique. Relèvement du traitement des secrétaires de mairie : Plou, 6 073 F et Trouilh, 3 276 F et celui du porteur de dépêches : Rachou, 1 500 F. Désignation des délégués à la commission administrative du Bureau de Bienfaisance. Désignation du délégué à la commission syndicale du pays de Soule. Suite à l'attaque par les FFI d'un convoi allemand à la Côte de Montory, le 21 août 1944, les soldats allemands, par mesure de représailles, incendièrent la grange appartenant à M. Guerre JBaptiste et contenant 150 quintaux de fourrage et du matériel agricole (faneuse, charrue, 2 chariots) ; le conseil : 1° sollicite l'autorisation d'organiser une collecte dans le canton au profit du sinistré. 2° demande que l'imposition de fourrage établie par la commune soit réservée jusqu'à concurrence de 50 qx à M. Guerre. 3° sollicite du Génie Rural des bons monnaie-matière pour l'obtention des matières premières indispensables à la reconstruction de la grange incendiée. Délégués à la commission des listes électorales. Rôle des pacages et fougères : 1° pour les habitants de Montory, 8 F par tête de gros bétail, 0,80 F par tête de menu bétail, 3 F par chèvre, 10 F par porc et 7 F par pile de fougère. 2° pour les étrangers à la commune, 15 F par tête de gros bétail, 1,50 F par tête de menu bétail, 5 F par chèvre, 15 F par porc et 10 F par pile de fougère. Le conseil vote l'établissement d'une lampe électrique par la Société Hydro-Electrique à l'arrêt de l'autobus devant la maison Althabe. Le conseil vote le taux de l'allocation journalière à servir aux femmes en couches à 10 F. Le conseil arrête le prix du bois de chauffage: chêne ou hêtre à 250 F / st, frêne, noisetier, vergne à 200 F / st.

En 1945, le conseil vote un crédit de 1 600 F à payer entr'autres à M. Laffargue, croix et cercueil, pour l'inhumation aux frais de la commune de M. Lopez, sujet espagnol, FFI, tué le 21 août 1944 au cours d'un coup de main contre un convoi allemand à la Côte de Montory. Le conseil vote une subvention de 2 800 F au profit des prisonniers et déportés de la commune, mandatée au nom du Président Local d'Entraide aux Prisonniers (à Montory, 27 prisonniers et une femme déportée). Le conseil émet un avis favorable à la construction d'un pont au-dessus du chemin dit de Paillet, présentée par M. Narbondo. Le conseil demande au maire de dire à M. Carriquiriborde, propriétaire du chemin dit de Picabie, d'ouvrir des saignées pour l'écoulement des eaux. Cautionnement de la commune en faveur des éleveurs de la commune. Location de la salle pour la 3ème classe et renouvellement du bail Baygoury. Renouvellement du bail du presbytère. Assistance médicale gratuite pour M. Etchécopar Paul et Mme Uhart Marie. Le conseil fixe le taux de l'allocation mensuelle à servir aux Vieillards, Infirmes et Incurables à 300 F. Elections municipales : Maire, Capdevielle Pierre et Adjoint, Biscouby Jean. Votes pour le délégué au syndicat de Soule et pour les délégués au Bureau de Bienfaisance. Nomination des membres à la nouvelle commission communale des Impôts locaux. Le conseil vote le projet d'installation de l'eau potable à l'école. Relèvement du traitement communal M. Rachou. Désignation des délégués à la commission de la révision de la liste électorale. Mise en adjudication des cabanes pour la chasse à la palombe : La Curde (2) , La Journade, La Louzère, Bitole et Bouch. Le conseil vote au profit de M. Guerre J Baptiste, la somme de 3 000 F versée par le syndicat de Soule aux habitants de la commune ayant subi des dommages causés par les Allemands. Le conseil fixe le prix du bois de chauffage : 350 F le st de chêne ou hêtre et 300 F le st pour les autres essences. Vote du compte administratif. Le conseil autorise M. Iribe Gilles, maison Lerdou, à recevoir l'énergie électrique du réseau de la commune de Lanne, électrifiée. Relèvement du traitement des employés communaux : Plou et Trouilh, secrétaires, Biscaïçacu, garde-champêtre, Rachou, porteur de dépêches, fossoyeur, entretien du corbillard, remontage de l'horloge et entretien du monument aux morts. Assistance aux femmes en couches, Larramendy Marianne et Gabaston Geneviève. Le conseil vote la vente d'une coupe de buis au Bouch (1 t pour 200 F) présentée par M. D'Astemard de Pau. Installation de l'eau potable à l'école publique. Le conseil autorise M. Candalot Jean, maison Sergu, à construire une cabane de chasse au lieu-dit Cot de Céhabiague. Le conseil annule l'arrêté du 25 août 1945 fixant le prix du bois de chauffage à 350 et 300 F. Le conseil demande le classement du CVO n° 1 dans la catégorie des chemins de grande circulation. Rôle des pacages et fougères : idem à 1944. Le conseil autorise M. Casabonne à clôturer à ses frais la mare de Histouye (eaux insalubres pour le bétail) qui restera propriété communale. Le conseil vote la cession amiable de la coupe de buis du Bouch à M. d'Artemard à raison de 200 F la tonne. Distribution de l'eau potable aux habitants de la commune moyennant redevance et élaboration du cahier des charges (12 articles). Désignation des délégués au conseil de discipline des employés communaux. Le conseil autorise le maire à prendre un arrêté ordonnant des battues aux animaux nuisibles. Le conseil décide qu'en 1946, les prestations seront faites à la tâche et vote une 4ème journée de prestations exclusivement applicable à l'entretien des chemins non classés de la commune.

En 1946, vente d'arbres dépérissants et d'arbres abattus par le vent au bosquet de Histouye. Réouverture officielle de la classe enfantine annexée à l'école publique de filles. Le conseil autorise M. Paillet Borde-Cabana à recevoir l'énergie électrique de la commune de Lanne. Révision du cahier des charges pour la concession de la distribution publique de l'énergie électrique par l'entreprise Hydro-Electrique. Cautionnement envers les éleveurs de la commune. Intégration au budget 1945 de recettes imprévues, entr'autres : permis de chasse 1 140 F, cabanes de chasse 1 080 F, répartition du syndicat de Soule 18 839 F... Le conseil autorise M. Iribe Jules, de placer une canalisation d'eau sous le terrain communal au lieu-dit Tround, sur une longueur de 30 m. Affaire Lhande St Jean contre la commune. Le conseil vote un crédit de 3 853 F à M. Camps, trésorier du Comité des Fêtes pour l'organisation du bal du 14 juillet 1945 et 1 600 F à M. Capdepon Georges pour le transport des musiciens... Le conseil décide de confier la révision des travaux de l'église à Mrs Crouzet et Puchulu, d'ajourner le cimentage de tout le sol de l'église et de parer aux réparations urgentes et indispensables : le renouvellement de la charpente et la couverture des abris couverts de même que le renforcement de la charpente soutenant les cloches. Compte du Receveur municipal et du compte administratif 1945. Concession de cabanes de chasse à la palombe à M. Dulon René à Lous Cloutas et à M. Choy dit Chin à Bagoulle. Frais de contrôle des distributions d'énergie électrique fixés à 80 F par an et par km de ligne. Le conseil vote un crédit de 800 F (1,25 F par habitant) de participation à l'organisation départementale du Service de Secours et d'Incendie. Relèvement du traitement des employés communaux : 2 secrétaires de mairie, un garde-champête, un fossoyeur-appariteur et une balayeuse de l'école et de la mairie. Le conseil fixe le taux de l'allocation mensuelle à servir aux V, I et I de Montory à 550 F. Rôle des pacages et fougères : 1° pour les habitants de Montory, 20 F par tête de gros bétail, 2 F par tête de menu bétail, 10 F par chèvre, 25 F par porc et 20 F par pile de fougère. 2° pour les étrangers à la commune, 40 F par tête de gros bétail, 4 F par tête de menu bétail, 20 F par chèvre, 50 F par porc et 30 F par pile de fougère. Cession amiable d'une coupe de 65 a pour 3 500 F dans le taillis communal dit du Bouch (noisetiers et épines) à M. Lanneretonne. Cession amiable d'un chêne au lieu-dit Candaous à M. Périssé pour 50 F. Cession amiable de bois de chauffage et d'industrie à Mrs Candalot et Iribe. Bail de la Poste : relèvement du prix du loyer.

En 1947, désignation des délégués à la commission de la révision de la liste électorale. Cession amiable de bois de chauffage à Mrs Haristouy et Choy Chin. Le conseil demande le renouvellement de l'autorisation, par décret, de faire pacager, pour 5 ans de plus, les bêtes à laine dans les cantons défensables des bois du Barlanès. Le conseil vote un crédit de 20 000 F pour payer les travaux de révision cadastrale et un autre de 3 500 F (vin, quêtes) pour la réception de la mascarade de Tardets. Le conseil sollicite l'autorisation de soumettre à l'adjudication au rabais des travaux de réparations de l'église. Cession amiable de bois de chauffage dans la forêt au profit de M. Thamtham Auriorie au lieu-dit Pourséquias, de 3 st pour 600 F. Vente d'arbres dépérissants situés au bosquet communal de Histouye. Montants des droits de licence des débits de boissons : 600 F pour une licence restreinte et 1 200 F pour plein exercice. Allocation d'une indemnité de gestion au Receveur municipal. Cautionnement en faveur des éleveurs de la commune. Concession de cabanes de chasse à la palombe à Mrs Maillet Roger à Couchet de Mail et Eyhéraguibel à Huncharrie. Location d'une salle pour la 3ème classe et renouvellement du bail Baygoury. Le conseil fixe à 5 F par bête la redevance à payer par les bergers introduisant des bovins dans la forêt communale de Montory. Cession de 20 chênes de Histouye au profit de M. Larrasquet, négociant en bois à Mauléon, pour 46 000 F. Le conseil vote un crédit de 16 500 F pour payer M. Guimont, plombier à Pau, pour travaux à la fontaine publique et M. Hastoy, peintre à Tardets, pour travaux de peinture à la Poste. Le conseil fixe le taux d'allocation journalière à servir aux femmes en couches à 35 F. Reboisement de 200 chênes et clôture au col de Las Traillades. Demande de goudronnage du CVO n° 4 pour 30 000 F. Assistance aux vieillards pour M. Béthular. Le conseil fixe le taux de l'allocation mensuelle à servir aux Invalides et Incurables âgés de moins de 60 ans à 670 F. Comptes administratif et de gestion pour l'exercice 1946. Assistance médicale gratuite à M. Georges Cubury. Demande de sursis d'incorporation pour Périssé Ibarroule Henri, frère jumeau de Pierre appelé prochainement sous les drapeaux. Elections municipales : Maire, Capdevielle Pierre et Adjoint, Pinton-Biscouby. Votes pour élire le délégué au syndicat de Soule et les délégués au Bureau de Bienfaisance. Le conseil demande l'autorisation de faire exécuter les travaux de restauration de l'église par voie de régie sous la surveillance du maire et la direction de M. Puchulu, architecte du projet. Rôle des pacages et fougères : 1° pour les habitants de Montory, 30 F par tête de gros bétail, 3 F par tête de menu bétail, 15 F par chèvre, 35 F par porc et 25 F par pile de fougère. 2° pour les étrangers à la commune, 60 F par tête de gros bétail, 6 F par tête de menu bétail, 30 F par chèvre, 70 F par porc et 50 F par pile de fougère. Désignation des 12 titulaires et suppléants pour constituer la nouvelle commission communale des Impôts Directs. Le conseil vote la cession amiable de bois de chauffage à Mrs Thamtham Auriarie et Choy Chin. Vote la cession amiable, à M. Candalot JB de Lanne, de broussailles en bordure des fougeraies de Huncharrie de 90 a pour 1 000 F. Assistance médicale gratuite à M. Lhande. Désignation des délégués à la commission de révision de la liste électorale.

En 1948, désignation des délégués au conseil de discipline des employés communaux. Vote d'un crédit de 1 750 F pour la réception de la mascarade de Barcus. Le conseil vote une subvention de 1 000 F au profit de l'Entraide Française (département du Nord et port de Brest) et de 500 F en faveur de l'Association pour la Sauvegarde de l'Enfance du Pays Basque. Vente aux enchères publiques de l'encadrement en pierres de taille d'un portail désaffecté donnant sur le cimetière. Assistance médicale gratuite à Oyhénart JPierre et Claverie Marie-Aimée. Contrôle communal de la distribution d'énergie électrique. Le conseil demande le goudronnage du CVO n° 4 et vote un crédit de 65 000 F. Constitution et adhésion au Syndicat Départemental d'Electrification des BP et désignation du délégué à ce syndicat. Concession des 10 cabanes de chasse à la palombe par adjudication : La Curde, La Journade, La Louzère, Le Bouch, Bitolle, Cot de Céhabiague, Lous Cloutas, Bagoulle, Coutchet et Mail et Huncharrie. Statuts (7 articles) du Syndicat d'Electrification des BP. Le conseil fixe le taux journalier de l'allocation d'assistance aux femmes en couches à 100 F pour la catégorie A (salariée du commerce, industrie, agricole) et 60 F pour la catégorie B (employeur et travailleur indépendant). Vote d'une subvention de 1 000 F au profit de l'Enfance Déficiente. Assistance médicale gratuite à M. Borthiry Pierre. Le conseil vote un crédit de 9 300 F pour réparer le puits communal dit "Fontaine de Cazenave" endommagée par l'inondation du ruisseau La Phaniche le 19 mai 1948 ; la remise en état nécessite le nettoyage du puits, la construction d'une dalle et la réparation de la pompe. Concession d'une cabane de chasse à Elichiry Augustin à Hourdaburu. Elections au Conseil de la République : procès verbal de 3 titulaires et 3 suppléants. Suite à l'affaire Lhande St Jean-commune, le conseil autorise le maire à représenter la commune en justice et à faire appel à un avocat au conseil d'Etat. Cession amiable de bois de chauffage à Mrs Carassou JP et Maunas Bernat de Lanne. Le conseil décide que les prestations seront faites à la tâche en 1949 et vote une 4ème journée consacrée aux chemins non classés. Le conseil demande que le bureau de poste soit ouvert de 8 h à 12 h et de 14 h à 18 h. Compte administratif 1947 et compte de gestion. Délégués à la commission de révision de la liste électorale. Décret du 13 septembre 1948 : prime de 2 500 F aux employés communaux. Rôle des pacages et fougères : 1° pour les habitants de Montory, 50 F par tête de gros bétail, 5 F par tête de menu bétail, 30 F par chèvre, 70 F par porc et 40 F par pile de fougère. 2° pour les étrangers à la commune, 120 F par tête de gros bétail, 12 F par tête de menu bétail, 60 F par chèvre, 200 F par porc et 80 F par pile de fougère.

En 1949, réparation des chemins vicinaux de la commune (dégâts causés par l'orage du 19 mai 1948) et demande de subventions. Bail de la Poste : relèvement du prix du loyer. Le conseil vote une journée de prestations à l'entretien des chemins reconnus pour 1949. Devant le refus de M. Puchulu de ne pas assurer la direction des travaux de l'église, ces travaux de restauration seront exécutés par voie de régie sous la direction et la surveillance du maire. Affaire Lhande-commune, défense de la commune par Maître Gilbert, avocat. Le conseil vote la cession amiable d'un chêne abattu par le vent au profit de M. Rouyet Noël pour 50 F. Le conseil sollicite le remboursement (1 000 F) des frais d'inhumation du corps de M. Lagune Arnaud, victime civile de la guerre. Déclassement du CVO n° 1 dans le réseau des chemins départementaux sur une longueur de 4 577 m. Vote le paiement en espèces d'une journée de prestations pour 1950. Renouvellement du bail de la Poste avec frais de loyer de 2 250 F. Assistance médicale gratuite pour Mme veuve Etchart Marie. Nouvelle règlementation du pâturage sur les terrains communaux (3 articles). Le maire propose d'utiliser le terrain occupé par un escalier désaffecté au S-E du cimetière pour 2 concessions et l'emplacement d'un abri couvert dit "L'Hermitage" situé au N (abri tombant en ruine et devant être démoli) pour 4 concessions de 1,70 m x 2,50 m. Le conseil : 1° vote la création de 6 nouvelles concessions perpétuelles et demande que les 2 concessions temporaires invendues puissent être cédées à titre de concessions perpétuelles. 2° fixe les nouveaux tarifs des concessions perpétuelles à 1 000 F / m2, centenaires 800 F / m2, cinquantenaires 600 F / m2, trentenaires 400 F / m2 et temporaires 250 F / m2.

En 1950, remboursement des frais d'inhumation du corps de M. Accoce Crutchelhar Pierre, victime de la guerre. Le conseil vote 4 journées de prestations pour l'entretien des chemins vicinaux et une 5ème journée pour les chemins ruraux. Vote une coupe de buis au Bouch de gré à gré avec M. Lhande d'Aramits pour 120 000 F ( et aux enchères le 11 octobre 1950). La commune a offert une gerbe lors de l'inauguration de la stèle élevée à la mémoire de Jules Lopez, mort pour la France, et un vin d'honneur aux personnalités.

En 1951, le conseil vote une somme de 12 000 F pour clôturer le précipice du "Salidé" à Bégousse. Le conseil décide l'achat d'une balance-bascule à double romaine 1000 kg à installer à côté du jardin Trouilh et du marché aux agneaux. Vote une subvention de 5 000 F pour la cantine scolaire et 3 000 F pour travaux à l'école.

En 1952, création du Syndicat Intercommunal du canton de Tardets : achat d'un bulldozer. Le conseil autorise M. Cuqua de Sauguis à s'installer dans l'ancienne gare POM pour procéder à la distillation de vin et de cidre.

En 1953, élections municipales : Maire, Honthaas Pierre et Adjoint, Camps François. Construction de 2 ponts : sur le St Marty et de la fontaine. Projet de construction d'une classe enfantine et d'un logement (établi en 1937 par M. Voisin).

En 1954, le conseil vote la réfection du toit de l'église et de l'escalier des tribunes. Clôture des trous de mines de fer de Bégousse sur un périmètre de 400 m. Participation de la commune de Montory à la création de l'Association Départementale des Maires des BP (rattachée à l'Association des Maires de France). Le conseil vote une subvention de 3 000 F à la société scolaire "Les Violettes". Demande de subvention pour l'installation et le fonctionnement d'un centre d'enseignement ménager. Demande d'emprunt pour l'électrification des hameaux. Adduction d'eau potable : projet de réseau au bourg. Distribution de lait dans les écoles pour les enfants de 6 à 11 ans. Grosses réparations à l'école : demande de subventions. Construction scolaire : emprunt de 4 000 000 F et vote de 10 064 cts extraordinaires. Réparations à l'église : emprunt de 1 000 000 F remboursable en 5 ans. Electrification des écarts : emprunt de 10 000 000 F sur 20 ans à 6 % et annuité de 871 846 F.

En 1955, le conseil souhaite la création de la route Larrau-Frontière d'Espagne sur le tracé de l'ancien chemin lainier de Larrau. Le conseil fixe les taxes de pacages et fougère : 1° les habitants de la commune paient une redevance annuelle de 80 F par tête de gros bétail (boeuf, vache, génisse, chevaux, mulets), 8 F par tête de menu bétail, 50 F par chèvre, 250 F par porc et 60 F par pile de fougère. 2° les redevables n'habitant pas la commune paieront une redevance annuelle de 200 F par tête de gros bétail, 20 F par tête de menu bétail, 100 F par chèvre, 400 F par porc et 120 F par pile de fougère. 3° les redevables de Ste-Engrâce paieront des taxes égales aux taxes fixées par le conseil municipal de cette commune, savoir vaches et chevaux 250 F par tête et brebis 35 F par tête.

En 1956, projet de cantine scolaire. Remise à neuf de l'horloge publique par M. Housset, horloger à Biarritz, pour 158 400 F. Vote de 10 000 F pour le peuple hongrois. Rôle des pacages et des fougères : gros bétail 80 F par tête pour 200 habitants redevables pour la commune, menu bétail 8 F pour 20 habitants redevables, chèvre 50 F pour 100 hab, porc 250 F pour 400 hab et pile de fougère 60 F pour 120 habitants redevables. Les redevables de Ste -Engrâce paieront les taxes égales aux taxes fixées par le conseil municipal de cette commune, savoir, vaches et chevaux 250 F par tête et brebis 35 F par tête.

En 1957, le conseil vote 2 journées de prestations pour le tronçon de chemin de la N 618 à la maison Salthun. Assainissement du bourg : subvention du Ministère de l'Agriculture de 25 % soit 1 050 000 F ; emprunt de 2 310 000 F à la Caisse Nationale de Crédit Agricole à 3 % remboursable en 30 ans avec annuité d'emprunt de 117 855 F ; autofinancement : 840 000 F ; total de la 1ère tranche 4 200 000 F sur un total de 7 200 000 F. Nomination du cantonnier municipal, Récalt Emile, exerçant les fonctions de garde-champêtre. Adjudication des cabanes et col de chasse à la palombe : La Curde, La Journade, La Louzère, Le Bouch, Lous Cloutas, Cot de Céhabiague, Huncharrie, Bitole, Hourdaburu, Fontaine noire de Chuste, Argastelli, Bagoule, Coutchet det Mail, Col d'Edre et Astagnouague.

En 1958, le conseil vote 4 journées de prestations pour l'entretien des chemins vicinaux et une 5ème journée exclusivement réservée à l'entretien des chemins ruraux reconnus. Assainissement, 2ème tranche : subvention du Ministère de l'Agriculture 750 000 F ; prêt de la Caisse Nationale du Crédit Agricole 2 085 000 F à 3 % sur 20 ans ; part communale 165 000 F ; vote d'une imposition extraordinaire de 2. 823 centimes additionnels pour une durée de 30 ans au principal des 3 contributions directes, à partir de 1958. Le conseil vote 11 500 F pour la souscription de parts sociales à la Caisse Nationale du Crédit Agricole pour un prêt de 2 310 000 F . Le conseil demande la soumission au régime forestier de parcelles communales de 10 ha 85 a à Huncharrie. Rôle des pacages et des fougères : gros bétail 80 F pour 200 habitants redevables pour la commune, menu bétail 8 F pour 20 habitants redevables, chèvres 50 F pour 100 hab, porc 250 F pour 400 hab et pile de fougère 60 F pour 120 habitants redevables.

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